L’aéroport de Bangkok a été fermé, des affrontements ont eu lieu dans la rue.
La crise politique en Thaïlande a connu hier une sérieuse escalade. Pour la seconde journée consécutive, des milliers d’opposants d’obédience royaliste ont multiplié les actions pour paralyser l’activité gouvernementale et faire tomber rapidement le Premier ministre élu Somchai Wongsawat, beau-frère du dirigeant déchu Thaksin Shinawatra.
L’opération la plus spectaculaire s’est déroulée dans la soirée lorsque des manifestants antigouvernementaux ont pris d’assaut le terminal de l’aéroport international Suvarnabhumi par où transitent chaque année des millions de touristes étrangers. L’aéroport a été fermé indéfiniment. « Des vols seront redirigés vers Chiang Mai (Nord), Phuket (Sud) ou d’autres aéroports », a précisé une porte-parole de l’Autorité chargée des aéroports de Thaïlande (AOT).
Ailleurs dans Bangkok, des opposants ont ouvert le feu sur des partisans du gouvernement et ont utilisé des barres de fer lors d’affrontements qui ont fait au moins 11 blessés, selon la police et un hôpital. La police a déclaré que huit blessés avaient été atteints par des balles tirées par des manifestants antigouvernementaux et qu’une victime était dans un état grave. Peu avant ces incidents, l’armée avait réaffirmé qu’elle n’avait pas l’intention de s’emparer du pouvoir.
Les affrontements se sont produits sur une route menant à l’ancien aéroport de Don Mueang où le gouvernement a aménagé des bureaux temporaires en raison de l’occupation, depuis le 26 août, du complexe abritant les bureaux du Premier ministre. Hier à l’aube, environ 10 000 manifestants antigouvernementaux avaient assiégé Don Mueang.
Des groupes d’opposants se sont également rendus au QG des forces armées et à l’aéroport de Suvarnabhumi, où le Premier ministre était attendu aujourd’hui après avoir participé au Pérou à un sommet des pays de l’Asie-Pacifique (APEC). Dans l’avion qui le ramenait vers la Thaïlande, M. Somchai a, une nouvelle fois, rejeté les appels à sa démission et a accusé la PAD de mener une « rébellion ».
Les manifestants appartiennent à une coalition qui se fait appeler l’« Alliance du peuple pour la démocratie » (PAD) et dont l’objectif avoué est de renverser le gouvernement, qualifié de « corrompu ». Sawit Kaoewan, un leader des manifestants qui est également secrétaire général de la principale confédération syndicale en Thaïlande (190 000 membres), a affirmé qu’une grève nationale allait démarrer hier dans les services publics, mais aucun débrayage n’a été signalé.
L’aéroport de Bangkok a été fermé, des affrontements ont eu lieu dans la rue.
La crise politique en Thaïlande a connu hier une sérieuse escalade. Pour la seconde journée consécutive, des milliers d’opposants d’obédience royaliste ont multiplié les actions pour paralyser l’activité gouvernementale et faire tomber rapidement le Premier ministre élu Somchai Wongsawat, beau-frère du dirigeant déchu Thaksin Shinawatra.
L’opération la plus spectaculaire s’est déroulée dans la soirée lorsque des manifestants antigouvernementaux ont pris d’assaut le terminal de l’aéroport international Suvarnabhumi par où transitent chaque année des millions de touristes étrangers. L’aéroport a été fermé indéfiniment. « Des vols seront redirigés vers Chiang Mai (Nord), Phuket (Sud) ou d’autres aéroports », a...
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