Émigration
Le rythme des flux des capitaux
vers le Liban sera relativement ralenti
le 24 novembre 2008 à 00h00
Selon un rapport publié par le bulletin de BLOM Invest, The Lebanon in Brief, les transferts de fonds sont considérés comme l’un des créneaux à travers lesquels la crise financière internationale affectera les pays en développement.
La récession et le chômage, qui frappent les économies industrialisées, notamment celles des États-Unis, de l’Europe occidentale et du Japon devraient également peser lourdement sur la présence de la main-d’œuvre étrangère dans ces pays.
Les compagnies dans le monde ont entamé des opérations de compression de coûts à travers la suppression des bonus de fin d’année, affectant ainsi la capacité de la main-d’œuvre expatriée à transférer des fonds vers son pays d’origine.
Comme les transferts de fonds sont des capitaux envoyés par les émigrés à leurs parents et alliés dans leur pays natal, ils sont par définition résilients aux fluctuations économiques. Ces flux de capitaux se sont élevés en 2007 à 265 milliards de dollars et devraient totaliser 283 milliards de dollars en 2008, soit une hausse de 6,8 % en dépit de la tourmente financière internationale. Les fonds transférés par les ouvriers mexicains ont reculé de 3,7 % au cours des neuf premiers mois de 2008. Ceci est dû au fait que ces expatriés travaillent dans leur majorité dans le secteur de la construction aux États-Unis et sont les premiers à être licenciés. En plus, une large partie de ses expatriés sont des sans-papiers. Les pays de l’Afrique sub-saharienne devraient être également affectés par la baisse des flux de capitaux.
En revanche, les transferts de capitaux vers le Liban et certains pays du Moyen-Orient et de l’Asie seront plus résilients aux chocs économiques pour deux principales raisons. La grande partie des flux de capitaux vers le Liban provient des expatriés libanais dans les pays du Conseil de coopération du Golfe qui devraient enregistrer une croissance économique de 4 à 5 % en 2009. Le Liban avec le Honduras a été classé à la 4e position sur un plan international en termes de flux de capitaux rapportés au PIB en 2007 et devrait recevoir plus de six milliards de dollars en 2008. L’autre raison est le fait que les émigrés libanais sont tous des cadres et des employés de bureau et seront par conséquent moins affectés par les licenciements que les ouvriers comme c’est le cas pour les émigrés mexicains.
Contrairement aux économies industrialisées, les pays du CCG ne devraient pas connaître de récession en 2009. Les prévisions de croissance sont cependant incertaines pour 2010. Les taux de croissance dépendront des prix de l’or noir en 2009. Toutefois, les réserves en devises et l’important taux de liquidité des pays du CCG les aideront à éviter la récession. Par conséquent, les répercussions de la crise financière internationale sur les flux de capitaux vers le Liban seront limitées.
Selon un rapport publié par le bulletin de BLOM Invest, The Lebanon in Brief, les transferts de fonds sont considérés comme l’un des créneaux à travers lesquels la crise financière internationale affectera les pays en développement.
La récession et le chômage, qui frappent les économies industrialisées, notamment celles des États-Unis, de l’Europe occidentale et du Japon devraient également peser lourdement sur la présence de la main-d’œuvre étrangère dans ces pays.
Les compagnies dans le monde ont entamé des opérations de compression de coûts à travers la suppression des bonus de fin d’année, affectant ainsi la capacité de la main-d’œuvre expatriée à transférer des fonds vers son pays d’origine.
Comme les transferts de fonds sont des capitaux envoyés par les émigrés à leurs parents et...
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