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Vendée Globe Beyou stoppé par une avarie, Peyron impressionnant

Le groupe des dix skippeurs qui menaient le Vendée Globe quasiment depuis la sortie du golfe de Gascogne a été amputé hier de Jérémie Beyou (Delta Dore), contraint de se dérouter vers le Brésil après avoir constaté une grave avarie de gréement. Aux avant-postes de ce tour du monde en solitaire en monocoque, Loïck Peyron (Gitana Eighty) a profité d’une longue phase de navigation dès l’entrée dans l’hémisphère Sud pour accroître son avance, lentement mais très régulièrement. En 24 heures, il avait repris dimanche entre quatre et douze milles à ses quatre poursuivants immédiats : Sébastien Josse (BT), Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac), Vincent Riou (PRB) et Armel Le Cleac’h (BritAir). Au regard de la distance à parcourir, les écarts restent cependant faibles. Les neuf premiers étaient toujours groupés hier en moins de 100 milles (185 km). Le malheureux du jour a donc été le skippeur de Delta Dore, qui occupait la 10e place dimanche matin au moment où il a annoncé son avarie : « Les deux barres de flèche tribord sont foutues et le mât tire une drôle de tronche. (...) Ce qui est clair, c’est que je ne peux pas réparer tout seul. » Si le diagnostic se confirme, Beyou risque donc d’être contraint à l’abandon, puisque le règlement du Vendée Globe, course en solitaire « sans assistance et sans escale », n’autorise l’aide extérieure qu’au port de départ, Les Sables-d’Olonne. Ensuite, chaque concurrent doit lui-même réparer sans faire escale s’il veut rester en course. Delta Dore ne peut donc pas s’amarrer dans un port, mais peut mouiller à l’abri d’une côte, en dessous de la ligne de marée haute. C’est ce qu’avait fait Yves Parlier lors du Vendée Globe 2000-2001 en réparant seul son mât dans un mouillage d’une île néo-zélandaise. Très affecté, le jeune Beyou, qui participe à 32 ans à son premier Vendée Globe, avait d’abord envisagé de gagner Recife, au Brésil, avant de se décider à faire route vers Salvador de Bahia, distant de plus de 700 milles, vent de travers, c’est-à-dire sur une mer moins sollicitante pour le gréement.
Le groupe des dix skippeurs qui menaient le Vendée Globe quasiment depuis la sortie du golfe de Gascogne a été amputé hier de Jérémie Beyou (Delta Dore), contraint de se dérouter vers le Brésil après avoir constaté une grave avarie de gréement.
Aux avant-postes de ce tour du monde en solitaire en monocoque, Loïck Peyron (Gitana Eighty) a profité d’une longue phase de...