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Les variations chromatiques de Joseph Faloughi Carla HENOUD

22/11/2008
La galerie Surface libre se pare des couleurs de Joseph Faloughi pour y briser les tentations d’une grisaille automnale. Trente-huit toiles et une maîtrise des couleurs qui font écho au regard du peintre.* L’homme est double, en toute sérénité. D’une part, il y a le directeur des marchés financiers à la Banque du Liban, ravi de jongler avec des chiffres qui ne sont jamais les mêmes, échappant ainsi à une routine qui ne ressemble pas aux philosophe, psychologue et sociologue qui sommeillent en lui. D’autre part, il y a le peintre qui oublie les limites de son bureau et qui réussit à vous emmener loin dans l’histoire de la peinture et celle de ses peintures. Joseph Faloughi a démarré dans ce domaine rigoureux tout en faisant des études dans toutes ces matières et en droit. Des licences de fin d’études, une thèse sur Omar Onsi et, pour le jeune homme, l’art de planter ses connaissances et sa sagesse dans chacun de ces domaines qui constituent son jardin plus ou moins secret. La vie lui apparaît, depuis, comme la promesse d’un nouveau jour, une toile à faire qui a, « comme les saisons, une naissance, une vie, une maturité, des peines et des joies ». Après sa dernière exposition à la galerie Surface libre en 2006, le voilà qui revient avec de nouvelles couleurs, des envies de bleus, de verts, de rouges et de roses. Des mélanges harmonieux et une abstraction soulignée. De la spontanéité On peut y voir des silhouettes furtives, des arbres, un champ à l’infini… On peut y retrouver l’ombre, plus encore, l’empreinte des grands peintres libanais classiques qui ont été ses professeurs. Ou l’on peut tout simplement apprécier l’abstraction des formes, la cohérence de la composition, l’harmonie des contrastes, la superposition contrôlée des couleurs, la poésie qui s’en dégage. L’exposition de Joseph Faloughi « Échos du regard » est la fidèle expression de cette liberté créative qu’il revendique, avec une lenteur dans le geste, dans la multiplication des couches d’huile et une rigueur dans la technique qui permet à la spontanéité de ne pas connaître de fausses notes. La peinture devient ainsi sculpture et la toile prend plusieurs dimensions. « Les couleurs sont comme les hommes, conclut l’artiste. Elles se fatiguent, se réveillent, se modifient pour devenir profondes.» Et sans doute indélébiles, comme l’huile… * Galerie d’art Surface libre, Jal el-Dib, ouverte du lundi au samedi, de 10 heures à 19 heures. L’exposition se prolongera jusqu’au 6 décembre.

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