L’équipe de Bush dément compliquer la tâche du président élu dans le processus de nominations.
Deux semaines après son élection historique, Barack Obama poursuit la mise en place de sa future administration et s’apprête à procéder à la nomination d’Eric Holder au département de la Justice, qui deviendrait le premier Afro-Américain attorney général des États-Unis. De source démocrate, on soulignait que cet ancien de l’administration Clinton a accepté la proposition, qui devra être validée par le Sénat. Âgé de 57 ans, M. Holder a servi au département américain de la Justice sous la présidence de Bill Clinton. Comme M. Obama, il considère que les États-Unis doivent inverser « le cap désastreux » pris par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme. La difficulté éventuelle à laquelle pourrait se heurter sa nomination remonte aux tout derniers instants du mandat de Clinton. Au dernier jour de sa présidence, en janvier 2001, le président démocrate avait accordé une grâce à Marc Rich, un financier en fuite dont l’ex-épouse était une donatrice du Parti démocrate. À l’époque, M. Holder avait indiqué qu’il avait adopté une attitude « neutre, avec un penchant favorable » à un pardon. Des procureurs lui avaient reproché de ne pas s’être opposé à la décision.
M. Obama continue parallèlement d’étudier la possibilité de faire de Hillary Clinton, son ex-rivale dans la longue primaire démocrate, sa secrétaire d’État. L’idée de voir la sénatrice de New York et ex-First Lady prendre en charge la diplomatie américaine suscite une couverture médiatique intense depuis que les deux anciens adversaires se sont rencontrés jeudi dernier à New York. Mme Clinton serait intéressée par le département d’État, mais avant toute offre formelle, l’équipe réunie par M. Obama pour préparer la transition devra avoir passé au crible les activités lucratives de son mari depuis son départ de la Maison-Blanche, afin de s’assurer de l’absence de tout conflit d’intérêts potentiel. L’ancien président Bill Clinton a, lui, offert de soumettre ses activités à un examen éthique et d’identifier les donateurs de sa fondation si son épouse devient secrétaire d’État, a rapporté le Wall Street Journal.
En outre, M. Obama va nommer Tom Daschle secrétaire à la Santé, a annoncé la chaîne de télévision CNN. Ancien sénateur du Dakota, M. Daschle (61 ans) a présidé le groupe démocrate à la Chambre haute de 2001 à 2005.
D’autre part, l’administration Bush a réfuté mettre à profit ses dernières semaines pour placer des responsables, qui risqueraient de perdre leur emploi dans une administration Obama, à des postes permanents au sein des services de l’État fédéral. Le Washington Post a indiqué que l’administration Bush venait de permettre une vingtaine de tels transferts, dont six d’individus très haut placés. Ces mutations n’octroient pas seulement une certaine sécurité de l’emploi à leurs bénéficiaires, elles empêchent également au moins pendant un temps l’administration qui s’installera le 20 janvier de pourvoir des postes-clés avec des gens de son choix, dit le journal.
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Deux semaines après son élection historique, Barack Obama poursuit la mise en place de sa future administration et s’apprête à procéder à la nomination d’Eric Holder au département de la Justice, qui deviendrait le premier Afro-Américain attorney général des États-Unis. De source démocrate, on soulignait que cet ancien de l’administration Clinton a accepté la proposition, qui devra être validée par le Sénat. Âgé de 57 ans, M. Holder a servi au département américain de la Justice sous la présidence de Bill Clinton. Comme M. Obama, il considère que les États-Unis doivent inverser « le cap désastreux » pris par l’administration Bush dans la lutte contre le terrorisme. La difficulté éventuelle à...