Iran
Une quatrième base navale sur le golfe Persique
Le commandant de la force navale des gardiens de la révolution islamique (IRGC), le contre-amiral Morteza Saffari, a déclaré que l’Iran a rénové la base navale d’Asalouyeh, un port du Golfe dans la province iranienne de Bushehr, a rapporté l’agence de presse officielle IRNA. La base navale d’Asalouyeh va se charger des missions « régionales » dans la région navale de Sar-allah dans le « golfe Persique » pour contrer les menaces actuelles, a déclaré M. Saffari. La base d’Asalouyeh se trouve en face d’une base navale américaine à Bahreïn. « La force navale des IRGC est prête à faire face et à repousser toute sorte de menaces dans le golfe Persique », a ajouté le contre-amiral. En octobre dernier, le quotidien iranien Tehran Times avait indiqué que l’Iran avait commencé la construction de nouvelles bases navales le long de la côte du golfe d’Oman pour former « une ligne impénétrable de défense ».
Un proche d’Ahmadinejad approuvé de justesse ministre de l’Intérieur
Le Parlement iranien a approuvé hier de justesse la nomination par le président Mahmoud Ahmadinejad d’un de ses proches conseillers comme ministre de l’Intérieur après un scandale qui avait coûté son poste à son prédécesseur. M. Sadegh Mahsouli a recueilli 138 voix, le nombre minimum de voix nécessaires à sa nomination à ce poste stratégique pour l’élection présidentielle de l’an prochain. 112 députés ont voté contre, cinq se sont abstenus et il y a eu 20 votes blancs sur 275 députés présents. Immédiatement après le scrutin, des députés conservateurs et réformateurs ont annoncé qu’ils allaient mettre en cause la validité dans une motion. L’élection de justesse de M. Mahsouli illustre les divisions profondes du camp conservateur, qui détient théoriquement plus des deux tiers des sièges du Parlement.
Pour Israël, un dialogue entre Obama et l’Iran « n’est pas forcément négatif »
Les négociations que le président américain élu Barack Obama préconise avec l’Iran pour stopper son programme nucléaire peuvent être utiles, a estimé le chef des renseignements militaires israéliens dans des propos diffusés hier par la radio publique israélienne. « Le dialogue avec l’Iran n’est pas forcément négatif. S’il échoue, il aboutira au renforcement des sanctions » économiques internationales contre ce pays, a estimé le général Amos Yadlin. « L’Iran fera tout son possible pour ne pas se retrouver isolé comme l’Irak ou la Corée du Nord, et la crise économique internationale le rend encore plus sensible aux pressions internationales », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le président israélien Shimon Peres a estimé hier sur la BBC qu’il y avait « une bonne chance » d’obtenir un accord de paix au Proche-Orient après l’installation au pouvoir du président élu américain Barack Obama. Interrogé sur l’Iran, Shimon Peres s’est dit disposé à parler avec l’Iran, comme le préconise le président élu américain. Mais « les pourparlers doivent avoir un but », a-t-il averti.
Téhéran espère mettre en service la centrale de Bouchehr en 2009
L’Iran espère mettre en service l’année prochaine sa première centrale nucléaire de conception russe après des années de retard, a rapporté hier l’agence de presse officielle IRNA. La Russie a d’ores et déjà livré le combustible nucléaire aux termes du contrat d’un milliard de dollars pour construire l’ouvrage à Bouchehr, dans le sud-ouest de la côte du Golfe. Mais le démarrage de la centrale a subi des retards répétés pour des raisons notamment financières. « Le stade de la mise en service a commencé et nous avons espoir que la centrale électrique sera en service en 2009 conformément à notre accord avec la partie russe », a déclaré Mohsen Delaviz, porte-parole de l’organisation iranienne de l’énergie atomique.
Koweït
Nouvelle menace de crise politique
Trois députés koweïtiens, des islamistes de la mouvance salafiste, ont déposé hier une demande pour interroger le Premier ministre sur l’entrée controversée dans le pays d’un religieux chiite iranien, risquant de provoquer une nouvelle crise et d’entraîner une dissolution du Parlement. Ils accusent cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah d’avoir autorisé l’entrée du religieux Mohammad Baqer al-Fali, alors qu’il est interdit de séjour dans le pays. Ce dernier était arrivé au Koweït le 13 novembre en provenance de Téhéran, et a été interpellé avant d’être remis en liberté et autorisé à entrer dans l’émirat. Le gouvernement a précisé que M. Fali était « indésirable », mais qu’il s’était vu accorder, à sa demande, un délai expirant le 20 novembre pour régler des affaires personnelles. La dernière fois où une demande d’interroger un Premier ministre par le Parlement a abouti remonte à 2006. Elle a débouché sur la dissolution du Parlement par l’émir et des élections anticipées.
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