Réunions de crise
à Berlin au chevet
de l’industrie
automobile
Le gouvernement allemand a affiché hier sa détermination à coups de réunions de crise pour aider l’automobile, et notamment Opel, la filiale du constructeur américain en détresse General Motors, qui a besoin d’au moins un milliard d’euros. La chancelière Angela Merkel a annoncé en fin d’après-midi, à l’issue d’une réunion avec les dirigeants européens d’Opel, que l’Allemagne décidera avant Noël d’octroyer ou non des garanties pour le constructeur, fort de près de 26 000 salariés dans le pays. Ces garanties pourraient atteindre « plus d’un milliard d’euros », a indiqué Carl-Peter Forster, le patron de GM Europe, à l’issue de la réunion. Il a assuré que le constructeur n’avait « pas un besoin urgent de liquidités à court terme mais d’une protection à moyen terme ». Mme Merkel a par ailleurs martelé qu’Opel était « un cas particulier » et que le gouvernement ne pourrait pas jouer les secouristes pour toutes les entreprises en difficulté.
Parallèlement à la réunion organisée par la chancelière devait se tenir dans la soirée autour de son rival social-démocrate à la chancellerie l’an prochain, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, une autre réunion avec les représentants syndicaux des principaux groupes automobiles.
Citigroup va supprimer 50 000 postes
très rapidement
La banque américaine Citigroup a annoncé hier qu’elle comptait supprimer très rapidement jusqu’à 50 000 postes pour ramener ses effectifs mondiaux à 300 000 personnes. L’ex-numéro un bancaire américain, sorti très affaibli de la crise financière, « table sur une réduction à court terme de 20 % des effectifs par rapport à leurs sommets », selon des documents devant servir au directeur général Vikram Pandit pour s’adresser aux salariés du groupe. Selon ces documents, publiés par la banque sur son site Internet, le groupe employait au plus haut de son histoire (au quatrième trimestre 2007) 375 000 personnes dans le monde. À fin septembre, ses effectifs étaient de 352 000, chiffre que le groupe veut ramener désormais à environ 300 000 personnes. Ces annonces surviennent alors que Citigroup fait l’objet de suspicions du marché sur sa capacité à se sortir de la crise, en dépit de l’aide de l’État de 25 milliards de dollars octroyée via le plan de stabilisation du système financier. L’action de la banque a fondu de 24 % en Bourse sur la seule semaine dernière et a perdu plus de 70 % de sa valeur depuis le début de l’année.
General Motors
vend sa participation dans Suzuki
pour se renflouer
Le géant automobile américain en difficulté General Motors va vendre pour 180 millions d’euros sa participation de 3,2 % dans le japonais Suzuki Motor, afin de renflouer sa trésorerie mal en point, a annoncé hier le groupe nippon qui va racheter toutes les actions. Cette transaction, qui concerne 16,413 millions d’actions, se déroulera aujourd’hui sur le marché, a indiqué Suzuki dans un communiqué. Suzuki rachètera immédiatement ces titres pour 22,371 milliards de yens (180 millions d’euros), correspondant au prix de clôture de lundi à la Bourse de Tokyo (1 363 yens). « Je comprends la nécessité pour General Motors de se défaire de ses actions pour obtenir des fonds, et j’y ai répondu », a expliqué dans le communiqué le président de Suzuki Motor, Osamu Suzuki. « Cette vente ne remet pas en cause le partenariat entre les deux groupes », a-t-il précisé. Ce partenariat, en vigueur depuis 1981, comprend divers accords en matière de technologie et de distribution.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats