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Actualités - Opinion

Opinion Polémique sur le sport équestre libanais

En réponse à la lettre de M. Karim Farès, parue dans « L’Orient-Le Jour » du 6 novembre 2008, nous avons reçu une réponse signée de MM. Souhail Khoury et Karim Badaro, qui occupent respectivement les postes de président et secrétaire général de la Fédération équestre libanaise, et dont voici le contenu : Cher Karim, Nous avons bien lu votre lettre parue dans la page sportive de L’Orient-Le Jour du 6/11/2008 et désirons clarifier les points suivants : Vous relevez la « maigre participation » que les derniers championnats ont connue ; nous tenons à attirer votre attention sur le fait que le parterre des cavaliers participants cette année aux championnats du Liban n’est pas en deçà de la participation des années précédentes. Comme pour tout championnat national qui se respecte, les niveaux de la compétition sont élevés (côtes d’1,40/1,45 m pour les seniors, 1,20 m pour les juniors et 1,10 m pour les enfants), et les cavaliers libanais capables de concourir dans de telles épreuves n’ont jamais été aussi nombreux. Garder le niveau de la compétition des championnats a été un choix délibéré de notre fédération. Après tout, ce sont des championnats et non des concours de week-end. Baisser le niveau de la compétition est la pire des choses qui puisse nous arriver, et c’est à ce moment-là que l’équitation au Liban serait en « péril » (comme le suggère le titre de votre lettre). D’ailleurs, nous nous souvenons fort bien de votre fierté, lorsque vous aviez remporté l’édition 2004 de ces mêmes championnats. Il y avait alors le même nombre de partants. Ce jour-là, vous n’aviez rien trouvé à redire sur le nombre de participants ou le niveau de l’épreuve. Dans votre lettre, vous mentionnez le manque de moyens financiers de la fédération. Nous ne pouvons qu’accepter cet argument. Toutefois, les finances de la fédération se porteraient bien mieux si les clubs affiliés et les cavaliers membres payaient leurs dus et cotisations. Vous comparez « l’essor actuel de l’équitation arabe » au « déclin vertigineux du niveau au Liban ». N’est-ce pas l’aspect financier dont jouissent les fédérations arabes qui a fait de ces pays des nations olympiques sur le plan équestre ? Vous nous comparez à ces pays-là ; mais la comparaison n’est pas de mise, en égard des moyens financiers énormes dont ces pays bénéficient (aide de l’État, fortunes personnelles, économies florissantes, etc.). Vous mentionnez également dans votre lettre qu’en tant que président de la fédération, je suis « entouré d’une équipe fédérale composée de membres désignés et non élus, de personnes bien éloignées de notre sport ». Là, je ne vois vraiment pas à qui vous faites référence. Les membres du comité exécutif de la fédération ont été élus après des batailles électorales en règle et sont tous « hommes et femmes de cheval », sans exception aucune. Ils sont tous anciens cavaliers, propriétaires de chevaux, et représentants de clubs. Comment les qualifiez-vous de « personnes bien éloignées de notre sport » ? Il est vrai que l’équitation au Liban n’est plus ce qu’elle était. Mais n’est-ce pas le cas de toutes les institutions libanaise, sportives ou autres, qui pâtissent du marasme par lequel le pays passe ? Cela ne peut qu’influer négativement sur toute organisation locale dont l’équitation soit partie intégrante. Combien de cavaliers prometteurs ont quitté le pays ces dernières années ? Ne faites-vous pas partie de ceux-là qui ont laissé leurs élèves, leurs chevaux et leurs clubs, pour des cieux meilleurs ? Combien de chevaux de qualité, fraîchement importés, ont été revendus à l’étranger quand la situation sécuritaire et économique s’est détériorée au Liban ? La Fédération libanaise, tout comme ses adhérents (clubs et cavaliers), a fortement été ébranlée par cette situation et malgré ces circonstances, elle est toujours là, présente et au service des cavaliers. Non, vos accusations sont injustes et mal placées. S’il y a quelque chose à faire pour redonner à l’équitation au Liban ses lettres de noblesse, cet effort doit être fait par tous. La fédération ne peut pas nager seule, à contre-courant. À vos critiques gratuites et infondées, il aurait mieux valu apporter vos idées et suggestions que nous avons toujours respectées. La Fédération est maintenant à la veille de nouvelles élections. Nous ne pouvons qu’espérer une collaboration plus active entre la nouvelle fédération et les acteurs concernés par ce sport (vous en premier lieu), et c’est pour le bien de ce sport que nous aimons tous. Souhail KHOURY Karim BADARO
En réponse à la lettre de M. Karim Farès, parue dans « L’Orient-Le Jour » du 6 novembre 2008, nous avons reçu une réponse signée de MM. Souhail Khoury et Karim Badaro, qui occupent respectivement les postes de président et secrétaire général de la Fédération équestre libanaise, et dont voici le contenu :
Cher Karim,

Nous avons bien lu votre lettre parue dans la page sportive de L’Orient-Le Jour du 6/11/2008 et désirons clarifier les points suivants :
Vous relevez la « maigre participation » que les derniers championnats ont connue ; nous tenons à attirer votre attention sur le fait que le parterre des cavaliers participants cette année aux championnats du Liban n’est pas en deçà de la participation des années précédentes. Comme pour tout championnat national qui se respecte, les niveaux de la...