Formule 1
Les équipes vont réduire les coûts des moteurs de 15 millions d’euros
Les équipes de formule 1 ont décidé à l’unanimité de réduire les coûts de leurs moteurs de plus de 15 millions d’euros d’ici à 2011, a annoncé hier le président de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo.
Montezemolo a récemment présidé une réunion de la nouvelle association des équipes de F1, la FOTA.
« Nous travaillons avec les équipes pour réduire encore les coûts pour 2010 et 2011 », a déclaré Montezemolo dans le cadre des festivités de fin de saison de Ferrari. « À l’unanimité, nous avons décidé que d’ici à 2011 un moteur coûterait 5 millions d’euros, comparé aux plus de 20 millions d’euros qu’ils coûtaient. »
La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a annoncé qu’elle avait l’intention de n’avoir plus qu’un seul fournisseur de moteurs et de systèmes de transmission à partir de 2010, une décision qui a incité la Scuderia à menacer de quitter le monde de la F1 si ce projet aboutissait.
Ferrari estime qu’une telle mesure ferait disparaître l’essence même du sport automobile, basé sur la compétition et le développement technologique.
« Il est impensable que des constructeurs comme Ferrari, Toyota, Mercedes, Honda, Renault et BMW acceptent de mettre leur marque sur une machine dotée d’un moteur fabriqué par quelqu’un d’autre », a déclaré Montezemolo, selon l’agence de presse italienne ANSA. « Le but de la F1 est que les investissements pour l’innovation, la recherche et le développement se répercutent sur la production industrielle. »
Le patron de Ferrari a cassé son téléviseur
Le président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a cassé son téléviseur dimanche dernier après avoir vu Lewis Hamilton coiffer sur le fil le pilote de la Scuderia Felipe Massa dans la course au titre de champion du monde.
« Je dois dire la vérité, j’ai cassé la télévision », a dit Montezemolo lors d’une conférence de presse hier au Mugello, le circuit privé de Ferrari.
« Quand on casse une télévision ça fait un sacré bruit. Ma fille a eu très peur dans l’autre chambre. Heureusement nous avions une autre télévision, donc j’ai pu regarder la cérémonie protocolaire, que j’ai appréciée », a ajouté le patron de Ferrari.
Le Brésilien Massa a remporté son Grand Prix à domicile et était encore virtuel champion du monde de formule 1 lorsqu’il a franchi la ligne. Mais l’Anglais Lewis Hamilton sur McLaren-Mercedes a conquis le titre en doublant dans le dernier virage le pilote Toyota Timo Glock, ralenti par ses pneus secs sur piste mouillée.
« Les miracles, quand ils arrivent, n’arrivent qu’une fois. Je dis cela parce que l’année dernière c’était un miracle. Qu’il se répète est généralement impossible », a dit Montezemolo.
L’an dernier, le Finlandais Kimi Räikkönen avait ramené le titre pilote à Ferrari lors du dernier Grand Prix en profitant des déboires de Hamilton.
Massa et lui ont consolé Luca di Montezemolo en ramenant pour la deuxième année consécutive en Italie le titre des constructeurs.
Voile
Trente marins solitaires ont mis les voiles pour le Vendée Globe
Les 30 skippeurs du Vendée Globe ont pris, hier à 13h02 (12h02 GMT), le départ de la 6e édition de la course autour du monde à la voile en monocoque et sans assistance au large des Sables-d’Olonne par une mer agitée.
Le vent soufflait à 15 nœuds avec des creux de 2,5 à 3 m (soit 5 Beaufort) alors que la visibilité était réduite en raison de la pluie qui tombait sur la zone de départ.
Le Britannique Mike Golding (Ecover) a été le seul concurrent rappelé sur la ligne pour un faux départ.
Afin d’éviter tout risque de collision, les voiliers sont partis babord amure, c’est-à-dire qu’ils recevaient le vent par le côté gauche. Les règles de course stipulent en effet que, lors d’un départ, la priorité est due au bateau tribord amure.
Les skippeurs avaient choisi de s’entendre pour éviter un tel cas de figure.
Dans les instants précédant le départ, Vincent Riou (PRB), le vainqueur de la précédente édition, était grand voile haute, tout comme Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), ce qui a incité tous les autre skippeurs qui avaient réduit d’un ris à remettre de la toile.
Athlétisme
Les Kényans dominent le marathon d’Athènes
Le Kényan Nicholas Paul Lekuraa a amélioré le record de la course pour remporter hier le marathon d’Athènes en battant au sprint son compatriote Julius Seurei Kiprotich.
À l’issue d’une course empruntant le tracé antique ayant donné son nom à l’épreuve d’endurance, l’athlète de 25 ans a franchi la ligne d’arrivée dans le stade de marbre après 2 heures, 12 minutes et 42 secondes d’effort. Âgé de 33 ans, Kiprotich a été chronométré dans le même temps.
Un autre Kényan, Paul Kogo, s’est classé troisième, en 2h12’49’’.
La course féminine a été enlevée par la Japonaise Mai Tagami, en 2h36’58’’, devant la Russe Elena Tikhonova (2h40’45’’).
L’arrivée a été jugée dans le stade où se sont déroulés les premiers Jeux olympiques de l’ère moderne en 1896.
Deux courses plus courtes, disputées sur 5 et 10 kilomètres, étaient également organisées hier. Pendant les 10 kilomètres, un homme de 60 ans a perdu connaissance avant de mourir d’un arrêt cardiaque, a déclaré à l’Associated Press un porte-parole du comité d’organisation.
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