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Actualités - Interview

Interview Obama sera-t-il à la hauteur des défis au M-O ?

Propos recueillis par Rania MASSOUD La victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine a été accueillie avec un optimisme prudent au Moyen-Orient. Alastair Crooke, fondateur de Conflicts Forum et ancien conseiller du haut représentant de l’Union européenne, Javier Solana, estime que les Américains, désormais affaiblis par la crise économique, ne peuvent plus se permettre une nouvelle défaite politique dans la région. ?Q – Des défis colossaux attendent la nouvelle administration américaine dans la région. Du dossier nucléaire iranien aux processus de paix israélo-syrien et israélo-palestinien, quelle sera, selon vous, l’approche de Barack Obama ? ?R – Barack Obama – ou du moins les conseillers qui l’entourent – semblent vouloir agir avec une grande circonspection. Concernant le dossier iranien, par exemple, Obama veut ouvrir un dialogue avec Téhéran, mais, en même temps, son entourage est divisé sur la politique à adopter vis-à-vis de la République islamique. La question reste de savoir si les Américains sauront comment mener des négociations complexes avec un pays aussi complexe que l’Iran. Si Obama échoue dans ce domaine, nous reviendrons là où nous sommes aujourd’hui, peut-être pire. Par ailleurs, concernant les négociations syro-israéliennes, Obama souhaite que son pays joue un rôle actif dans ce domaine. Mais, là aussi, il faut se demander si la vision des États-Unis est réaliste. Parviendront-ils à la conclusion d’un accord de paix entre la Syrie et Israël, tout en poussant Damas à couper ses liens avec des mouvements comme le Hamas ou le Hezbollah ? Est-ce que le gouvernement syrien actuel peut le faire? Enfin, en ce qui concerne le processus de paix israélo-palestinien, Obama va certainement souligner à maintes reprises la nécessité de parvenir à un accord de paix, mais il ne déploiera probablement pas beaucoup d’efforts à cet effet. Il faut se rappeler que les Palestiniens sont toujours divisés, que le mandat du président Mahmoud Abbas touche à sa fin (en janvier) et que l’État hébreu se prépare à la tenue d’élections législatives anticipées (en février 2009) avant la formation d’un nouveau gouvernement. Q – Qu’en est-il de l’Irak ? Obama veut retirer l’essentiel des troupes américaines en 16 mois. Est-ce faisable ? R – Il faut attendre pour voir comment la situation va se développer. Les Américains pensent que la situation s’est améliorée sur le terrain, notamment après l’annonce du cessez-le-feu par (le leader chiite) Moqtada Sadr. Mais les Irakiens, par contre, s’attendent à un regain de tension entre Kurdes, sunnites et chiites, d’ici à la fin janvier, avec notamment la tenue des élections provinciales controversées. Par ailleurs, la tension pourrait s’exacerber entre les Sahwas (anciens rebelles sunnites ralliés à la lutte contre el-Qaëda) et le gouvernement de Nouri al-Maliki. Ce dernier ne les laissera pas intégrer la sphère du pouvoir politique dans le pays car il ne leur fait pas confiance. Quelle sera alors la réaction des Sahwas, qui sont plus hostiles envers l’Iran et les chiites qu’ils ne le sont envers el-Qaëda ? D’ailleurs, à leurs yeux, le gouvernement actuel n’est qu’une extension de l’hégémonie chiite de la République islamique dans leur pays. Q – Croyez-vous que le monde arabe a tort de miser sur la victoire de Barack Obama pour un changement de la politique américaine dans la région ? R – Le monde attend beaucoup d’Obama. Même si la politique américaine au Moyen-Orient ne change pas – car il est très difficile qu’elle change –, le peuple arabe est conscient que le nouveau président optera pour un langage et un style différents de ceux de son prédécesseur. L’élection de Barack Obama à la présidence américaine donne un souffle nouveau à la région et tourne la page de l’unilatéralisme. Q – Les États-Unis sont aujourd’hui très affaiblis par la crise économique mondiale. Pensez-vous que cela affectera leur influence dans la région? R – La situation économique va, dans le futur proche, sérieusement affecter les pays de la région. Même l’Arabie saoudite et l’Iran ne seront pas épargnés. Dans le Golfe, comme au Qatar, par exemple, qui est en plein boom immobilier, de nombreux projets vont devoir être gelés. Par conséquent, des milliers de travailleurs migrants, venus de l’Asie ou d’autres pays arabes, se retrouveront au chômage et seront renvoyés dans leurs pays. Le Liban, dont de nombreux ressortissants travaillent dans les pays du Golfe, sera particulièrement affecté par cette crise. D’autres pays, comme l’Égypte ou le Yémen qui sont déjà touchés par la pauvreté et un taux élevé de chômage, pourront connaître des troubles sociaux et des affrontements. Et cette grave crise économique qui a affaibli les États-Unis va pousser les dirigeants du monde arabe à ne plus se tourner vers l’Occident pour régler leurs problèmes. La situation des États-Unis me rappelle celle de la Grande-Bretagne dans les années 50, notamment dans l’affaire du canal du Suez. Londres, qui était en ce temps-là affaiblie politiquement et économiquement, craignait de perdre son influence dans la région à tel point qu’elle en était devenue littéralement obsédée. Cela, comme nous le montre l’histoire, a eu un effet désastreux sur l’image et les intérêts de la Grande-Bretagne au Moyen-Orient. Espérons que les Américains ne commettront pas les mêmes erreurs. Q – Vous semblez tout de même pessimiste. R – Non, je ne suis pas pessimiste. À moins que le changement ne soit considéré comme une chose mauvaise. Au contraire, je pense que cette région a besoin de changements et il est temps que les politiques dans le monde arabe soient plus adaptées aux besoins de leur peuple qui ressent un énorme malaise. La crise économique commence d’ailleurs déjà à se faire sentir : le pouvoir d’achat a sévèrement baissé, les prix des produits alimentaires ont récemment plus que doublé et, par conséquent, la classe moyenne peine à survivre. En Égypte, par exemple, les chiffres de la Banque mondiale indiquent que près de 44 % de la population survit avec moins de deux dollars américains par jour. La région a donc besoin d’un vrai changement, surtout au niveau social, et cela, aucun dirigeant occidental ne peut l’apporter. * * * Avec la Chine, une transition en douceur Les relations entre Obama et Pékin devraient être relativement sereines alors que Washington va avoir un besoin accru de coopération économique. Barack Obama a pu critiquer lors de sa campagne les pratiques commerciales chinoises, jamais il ne l’a fait en termes durs. Ses discours n’ont pas non plus comporté d’attaques particulièrement virulentes contre la Chine, contrairement à trois de ses quatre prédécesseurs depuis les années 80 : George W. Bush, Bill Clinton et Ronald Reagan, George Bush père ayant fait exception. Avec l’émergence de la Chine, note l’Indien Bahukutumbi Raman, du Chennai Center for China Studies, « on ne peut plus se permettre d’être contre elle ». Et avec une montagne de problèmes graves à affronter, il est certain que l’ampleur du déficit commercial des États-Unis avec la Chine ou la modernisation de l’Armée populaire de libération ne seront pas prioritaires pour M. Obama. « Cela devrait être une transition en douceur. Obama n’est pas un président qui a fait campagne contre la Chine », confirme David Zweig, expert en relations extérieures chinoises à la Hong Kong University of Science and Technology. « Ce pourrait même être la transition la plus douce depuis 1980 », estime-t-il. « Avec la crise économique arrivée aux États-Unis, l’aide de la Chine sera demandée », prédit en outre M. Raman, basé à Madras. Si les violations des droits de l’homme resteront évidemment une source de frictions, Obama ne devrait pas en faire un casus belli, selon Jérôme Cohen, expert au US Council on Foreign Relations, à Washington. « Je m’attends à voir Obama se rapprocher de la Chine plus tôt que la plupart des autres présidents », déclare M. Cohen, ajoutant que le président pourrait même se rendre en visite à Pékin dès le début de son mandat. Enfin, certains prévoient une meilleure coopération sino-américaine dans le domaine de l’environnement. Obama, qui a appelé à des réductions des émissions de gaz à effet de serre américaines, pourrait obtenir un soutien de la Chine, qui demande des efforts aux pays industrialisés, estime Zhu Feng, vice-directeur du Center for International and Strategic Studies à l’Université de Pékin. « Il s’agit des deux pays plus gros émetteurs de gaz à effet de serre », relève M. Zhu, « cela pourrait ouvrir la voie à un nouveau champ de coopération », avec éventuellement des transferts de technologie. Un encouragement au Pakistan pour combattre l’extrémisme ? En dépit du discours de fermeté affiché par Barack Obama, qui a adhéré à l’idée de frappes contre les cibles terroristes au Pakistan, l’arrivée d’un démocrate à la Maison-Blanche suscite à Islamabad l’espoir d’une nouvelle approche dans la lutte contre l’extrémisme. Pour certains analystes, l’élection d’Obama pourrait même encourager Islamabad à prendre en main la lutte contre les insurgés, consolidant de ce fait la fragile démocratie pakistanaise. « L’élection d’Obama sera d’une aide précieuse pour la préservation de la démocratie au Pakistan », estime Talat Masood, général à la retraite et expert militaire. « Il est de la plus haute importance pour les démocrates de voir le Pakistan progresser vers plus de démocratie et lutter contre l’extrémisme », explique-t-il, en soulignant « qu’Obama va attendre du Pakistan qu’il agisse par lui-même afin de combattre l’extrémisme ». * * * Après la victoire d’Obama, Moscou joue l’intimidation Dmitri Medvedev veut pousser Washington à renoncer à son bouclier antimissile. Au lendemain de la victoire de Barack Obama, le président russe Dmitri Medvedev s’est lancé, lors de son discours à la nation, dans une virulente diatribe antiaméricaine, accusant Washington d’être à l’origine de la crise financière internationale et de la guerre en Géorgie. Le chef du Kremlin a également annoncé le déploiement de missiles Iskander à Kaliningrad, une enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, afin de « neutraliser » les éléments du bouclier antimissile américain qui doivent être installés en Pologne et en République tchèque. Moscou s’est opposé, en vain jusqu’à présent, à ce projet de bouclier américain, qu’il juge contraire à ses intérêts vitaux. Exaspérée, la Russie pourrait pousser au-delà des 500 km la portée de la version modernisée de l’Iskander, à l’origine de 280 km, rendant ainsi caduc le traité russo-américain de 1987 sur l’interdiction des Forces nucléaires intermédiaires (FNI). Après la suspension par Moscou du traité sur les Forces conventionnelles en Europe (FCE), cela constituerait un nouveau détricotage des accords de désarmement de l’après-guerre froide. S’il alimenterait ainsi le raidissement des rapports entre Occidentaux et Russes, le déploiement de ces missiles ne changerait pas en soi la donne militaire. « Ce projet de déployer des Iskander, en place des vieux Totchka, dans la région de Kaliningrad remonte en fait à 2000. Il n’a été retardé que par un manque d’argent », explique Joseph Henrotin, du Réseau d’études stratégiques (RMES) belge. Même le Premier ministre polonais Donald Tusk, dont le pays est directement visé, a vu dans les déclarations de M. Medvedev plus « un acte politique que militaire ». Toutefois, les analystes divergent sur la réaction de la future administration américaine au ton intransigeant de M. Medvedev. Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche sur la sécurité (FRS) de Paris, « la manœuvre d’intimidation des Russes risque de se retourner contre eux ». « S’ils s’attendent à ce que les États-Unis renoncent à déployer leur bouclier, ils font fausse route », dit-il. Certes, les démocrates n’ont jamais été aussi enthousiastes que les républicains de l’administration Bush pour le coûteux projet de bouclier antimissile américain en Europe continentale. Mais « Obama est ultrasensible à tout ce qui paraît donner de lui l’image d’un type facile à intimider », son manque d’expérience internationale ayant été dénoncé comme un handicap par ses adversaires durant la campagne présidentielle, a noté M. Heisbourg. « Il ne va pas au début de son mandat vouloir donner l’impression qu’il peut se laisser bousculer », a-t-il prédit. Selon Andrew Cuchins, directeur pour la Russie et l’Eurasie au Center for Strategic and International Studies à Washington, même si le Kremlin a commis une nouvelle erreur de « relation publique », cela ne doit toutefois pas empêcher la nouvelle administration américaine de changer d’approche avec Moscou. « Une diplomatie qui ne marche pas avec la Russie n’est pas viable », estime-t-il. « Nous n’avons pas su prendre en compte les préoccupations de sécurité russes. Si nous ne le faisons pas, pas moyen d’avancer sur les questions de contrôle des armements et de prolifération », dit-il, évoquant notamment la nécessité de « convaincre les Iraniens du sérieux de la coopération russo-américaine ». « Je pense que l’on peut et que l’on doit faire plus d’efforts pour inclure les Russes dans une stratégie de défense antimissile en pleine évolution en Europe », conclut l’expert américain. * * * L’Amérique latine en quête d’un véritable interlocuteur La victoire d’Obama a fait naître l’espoir en Amérique latine de relations apaisées avec le puissant voisin du Nord. Lors de sa campagne électorale, Barack Obama avait affiché sa volonté de réviser les relations avec l’Amérique latine, où les gouvernements sont majoritairement de gauche. Il s’agira pour lui de gérer une crise en cours avec le Venezuela et la Bolivie, une hostilité grandissante du côté de l’Équateur et du Nicaragua, et la question de l’embargo que les États-Unis imposent à Cuba depuis 1962. Au premier rang du clan des « anti-impérialistes », Obama va trouver le bouillant Vénézuélien Hugo Chavez, bête noire de l’administration précédente. M. Chavez s’est dit disposé à rencontrer M. Obama, mais « avec respect » et « d’égal à égal », assurant qu’il ne lui demandait pas d’être « révolutionnaire » ou « socialiste », mais « à la hauteur de l’histoire ». Selon Pablo Kornblum, professeur d’économie internationale à l’université argentine John F. Kennedy, « animé d’une vision plus progressiste et conciliatrice, Obama tentera de conclure des accords économiques consensuels et de parvenir à une amélioration générale en termes diplomatiques ». L’Amérique latine connaît un processus de changements dans le cadre d’initiatives d’intégration telles que l’Union des nations sud-américaines (Unasur) que les États-Unis ne sauraient ignorer, relèvent les experts. Avec le président élu Obama, « l’ère de l’intervention et de l’agression des États-Unis est révolue », estime Omar Galindez, professeur à l’École des hautes études diplomatiques Pedro Gual du Venezuela. L’avènement de M. Obama pourrait être l’occasion de réexaminer les accords commerciaux et les relations diplomatiques sur de nouvelles bases. À Cuba, cette victoire apporte l’espoir d’un assouplissement de l’embargo, voire de « relations normales et respectueuses », a affirmé le ministre cubain des Relations extérieures, Felipe Perez Roque. Pour la Bolivie d’Evo Morales – qui a établi des relations diplomatiques avec l’Iran, expulsé l’ambassadeur américain et rompu sa coopération dans la lutte antidrogue avec Washington – « avec Obama s’ouvre une opportunité d’assouplissement et de changement », juge l’analyste Carlos Cordero. Adoptant le même ton, le chef d’État équatorien Rafael Correa, qui a rejeté le Traité de libre-échange (TLC) avec les États-Unis, a admis que Barack Obama constituait « une surprise », son discours se révélant « plus proche » de ses propres positions. En Argentine, la présidente Cristina Kirchner a relevé la « personnalité, le discours et la façon d’appréhender les choses absolument différentes » du président élu américain. * * * Les Européens pleins d’espoir Les Européens espèrent que la victoire de Barack Obama permettra d’instaurer un « new deal » entre les États-Unis et l’Europe. Cinq ans après la brouille entre Paris et Washington provoquée par l’intervention américaine en Irak, le président français Nicolas Sarkozy a été le premier à adresser des félicitations élogieuses à Barack Obama. « Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d’immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir. Celui d’une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l’exemple et l’adhésion à ses principes », s’est ainsi réjoui Nicolas Sarkozy, qui préside l’Union européenne. Qualifiant sa victoire d’historique, la chancelière allemande Angela Merkel a, elle, souligné « l’importance et la valeur de notre partenariat transatlantique », en invitant M. Obama en Allemagne. Le Premier ministre britannique Gordon Brown, dont le pays est traditionnellement en Europe le plus proche des États-Unis, a aussi fait valoir combien « la relation entre les États-Unis et le Royaume-Uni est vitale pour notre prospérité et notre sécurité ». À quelques jours d’un sommet du G20 à Washington dont les Européens espèrent qu’il jettera les bases d’une refonte du système financier international, la crise financière est le premier dossier sur lequel les Européens attendent Barack Obama, même s’il ne prendra ses fonctions qu’en janvier. « Nous devons transformer la crise actuelle en occasion. Nous avons besoin d’un “new deal” pour un nouveau monde. J’espère sincèrement que sous la direction du président Obama, les États-Unis joindront leurs forces à l’Europe pour mener à ce “new deal” », a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. Lundi, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner avait mis la touche finale, avec ses 26 homologues de l’Union européenne, à un cahier de doléances à l’intention du futur président américain. Engagement des États-Unis – l’un des premiers pollueurs de la planète – face au réchauffement climatique, processus de paix au Proche-Orient, ouverture envers Téhéran pour régler le problème nucléaire iranien, moins de dureté avec Moscou : sur tous ces dossiers, les Européens espèrent qu’Obama tranchera avec son prédécesseur. Et plus généralement, qu’il jouera plus « collectif » que George Bush, souvent accusé d’« unilatéralisme ». Mais ces espoirs risquent d’être déçus, selon les analystes. Ils ont prévenu que Barack Obama devrait d’abord se consacrer aux problèmes intérieurs américains et qu’il ne pourrait pas révolutionner la politique étrangère américaine.
Propos recueillis
par Rania MASSOUD

La victoire de Barack Obama à la présidentielle américaine a été accueillie avec un optimisme prudent au Moyen-Orient. Alastair Crooke, fondateur de Conflicts Forum et ancien conseiller du haut représentant de l’Union européenne, Javier Solana, estime que les Américains, désormais affaiblis par la crise économique, ne peuvent plus se permettre une nouvelle défaite politique dans la région.

?Q – Des défis colossaux attendent la nouvelle administration américaine dans la région. Du dossier nucléaire iranien aux processus de paix israélo-syrien et israélo-palestinien, quelle sera, selon vous, l’approche de Barack Obama ?
?R – Barack Obama – ou du moins les conseillers qui l’entourent – semblent vouloir agir avec une grande circonspection. Concernant le dossier...