Ghanem : La table de dialogue ne donnera pas de résultats concrets
le 05 novembre 2008 à 00h00
Le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, le député Robert Ghanem, a estimé hier qu’il ne s’attendait pas à ce que la table de dialogue donne des « résultats concrets » ou des « solutions radicales ».
M. Ghanem a évoqué hier avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, à Bkerké, « la nécessité de préserver les réconciliations qui ont eu lieu, notamment sur la scène chrétienne ». « La Ligue maronite a déployé un effort important dans ce cadre, et il faut qu’elle poursuive cet effort pour parvenir à un minimum de réconciliation entre les Marada et les Forces libanaises, afin d’éviter tout incident à l’avenir », a-t-il indiqué.
« Nous espérons que le président pourra réunir toutes les parties au dialogue. Je pense qu’il appuiera la réconciliation chrétienne, comme il a soutenu celles qui ont eu lieu jusqu’à présent », a noté Robert Ghanem.
Interrogé sur son point de vue concernant l’élargissement de la table de dialogue, M. Ghanem a répondu : « Cela revient aux participants. La plupart ont déjà donné leur avis. Toutefois, si nous entrons dans ce débat, nous nous éloignerons de l’objectif pour lequel la table de dialogue a été créée. La table de dialogue n’est pas une institution et elle n’engage les participants que sur le plan moral. Le reste dépend de la Chambre. »
Robert Ghanem a par ailleurs mis en exergue l’impact des résultats de l’élection présidentielle aux États-Unis sur la scène locale et régionale.
Concernant l’abaissement du droit de vote à l’âge de 18 ans, M. Ghanem a exprimé un certain scepticisme face à la possibilité d’introduire cette réforme lors des prochaines législatives, évoquant des contraintes techniques et de temps. « Le ministère de l’Intérieur est suffisamment occupé pour ajouter la question des 18 ans, avec ce que cela implique comme travail au niveau des listes électorales et des cartes d’identité… tout cela prend du temps », a-t-il indiqué.
Au sujet, enfin, de son positionnement politique, Robert Ghanem a indiqué : « Je suis l’allié de la majorité. Je crois dans les valeurs que défend cette équipe. Cela ne veut pas dire que je ne crois pas à certaines des valeurs du 8 Mars. C’est la modération en soi, et nous en avons besoin au Liban. »
Le président de la commission parlementaire de l’Administration et de la Justice, le député Robert Ghanem, a estimé hier qu’il ne s’attendait pas à ce que la table de dialogue donne des « résultats concrets » ou des « solutions radicales ».
M. Ghanem a évoqué hier avec le patriarche maronite, Mgr Nasrallah Sfeir, à Bkerké, « la nécessité de préserver les réconciliations qui ont eu lieu, notamment sur la scène chrétienne ». « La Ligue maronite a déployé un effort important dans ce cadre, et il faut qu’elle poursuive cet effort pour parvenir à un minimum de réconciliation entre les Marada et les Forces libanaises, afin d’éviter tout incident à l’avenir », a-t-il indiqué.
« Nous espérons que le président pourra réunir toutes les parties au dialogue. Je pense qu’il appuiera la...
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