de Guy SALMÉ
Un coup de dés. Voilà comment on peut résumer l’issue de ce championnat du monde de F1.
Une course folle, des émotions contrastées, ce dernier Grand Prix au Brésil a été un régal. Les rebondissements se sont succédé et la décision finale n’est intervenue que dans l’ultime boucle du dernier Grand Prix de la saison.
Fraîchement auréolé, Lewis Hamilton est apparu exceptionnel, mais résolument moins convaincant qu’en 2007.
Cela est dû en parti à son irrégularité (le pilote McLaren avait récolté dix points de plus – 109 contre 99), mais surtout à son comportement, et à son pilotage agressif et au bord de la limite.
Deux erreurs au Japon et au Canada demeureront les deux gros points noirs à mettre à l’actif du gentleman driver.
Bien sûr, il fut souvent brillant en qualifications et en course avec ses 9 pôles positions et ses 5 victoires. Mais son comportement parfois à la limite, comme au Japon où il fut sanctionné pour avoir tassé Kimi Raikkönen, et une grossière erreur au Canada, lorsqu’il alla s’empaler sur la Ferrari du Finlandais à la sortie des stands, resteront comme les gros points noirs de son championnat.
Il n’empêche que, à 23 ans et 301 jours, Hamilton efface du Livre des records Fernando Alonso, qui avait 24 ans, un mois et 27 jours lorsqu’il remporta le premier de ses deux titres mondiaux en 2005.
En l’espace de deux saisons, Hamilton a réussi un véritable tour de force.
Un titre bien mérité qui a le mérite d’avoir bien écœuré l’écurie Ferrari.
Parce que, si McLaren a vécu un véritable soulagement à la fin de la course du week-end, le dénouement pour la Scuderia et pour Felipe Massa a été des plus cruels.
En signant sa victoire la plus amère de sa courte carrière, Massa aura à cœur de montrer en 2009 que le titre lui a bel et bien glissé entre les doigts.
Le Brésilien pourra longtemps regretter la fiabilité de sa monoplace, les erreurs de ravitaillement de son équipe et les quelques fautes de pilotage commises en début de saison, d’autant plus qu’il a signé davantage de victoires que Hamilton !
Seule satisfaction pour la Scuderia : elle se console avec le titre constructeurs, le huitième en dix saisons.
Un coup de dés. Voilà comment on peut résumer l’issue de ce championnat du monde de F1.
Une course folle, des émotions contrastées, ce dernier Grand Prix au Brésil a été un régal. Les rebondissements se sont succédé et la décision finale n’est intervenue que dans l’ultime boucle du dernier Grand Prix de la saison.
Fraîchement auréolé, Lewis Hamilton est apparu exceptionnel, mais résolument moins convaincant qu’en 2007.
Cela est dû en parti à son irrégularité (le pilote McLaren avait récolté dix points de plus – 109 contre 99), mais surtout à son comportement, et à son pilotage agressif et au bord de la limite.
Deux erreurs au Japon et au Canada demeureront les deux gros points noirs à mettre à l’actif du gentleman driver.
Bien sûr, il fut souvent brillant en qualifications et...
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