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Actualités - Chronologie

Cascade de réactions favorables à la rencontre Nasrallah-Hariri

Les réactions sur la rencontre Nasrallah-Hariri ont fusé de toutes parts hier, les responsables politiques ayant favorablement accueilli cette réunion tant attendue. Unanimement, les milieux politiques ont applaudi cette initiative d’autant plus importante qu’elle pave la voie à d’autres réconciliations, interchrétienne notamment, et qu’elle contribue en outre à atténuer la tension dans le pays. Qualifiant la rencontre de « très importante », le ministre d’État, Jean Oghassabian, a indiqué qu’elle est venue à temps pour « consolider les réconciliations en cours entre les deux camps, en vue d’une entente sur les constantes du système politique, dont le retour aux accords de Taëf et de Doha ». Pour le ministre, l’entretien entre le chef de la majorité, Saad Hariri, et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et « la discussion empreinte de franchise, qui a eu lieu entre les deux, est venue couronner les précédentes rencontres qui ont eu lieu à Koraytem et les mesures prises sur le terrain, à Beyrouth en particulier », allusion faite à la décision de retirer les portraits politiques qui couvraient les murs de la capitale. « Les réconciliations politiques entre les différentes parties en présence ne sont rien d’autre qu’une confirmation de la dynamique du dialogue national lancée par le chef de l’État, Michel Sleiman », a commenté le ministre de la Culture, Tammam Salam, qui a estimé que les retrouvailles entre les deux pôles politiques confirment la nécessité d’« unifier le discours politique et de resserrer les rangs dans un cadre national ». Selon lui, c’est d’autant plus « une mesure d’assainissement du climat intérieur qu’elle concerne une majorité de Libanais (...) et constitue un prélude à la réussite de la table de dialogue, prévue pour la semaine prochaine ». Même son de cloche chez le ministre d’État pour le Développement administratif, Ibrahim Chamseddine, qui a vu dans cet entretien entre les deux responsables un moyen pour « calmer les esprits, atténuer la tension et démobiliser les gens qui pourraient désormais vaquer à leurs affaires quotidiennes ». Il s’agit en outre d’« un prélude à la stabilité politique qui permet au gouvernement de plancher sur un programme d’action au service des citoyens », a-t-il ajouté, avant de conclure que les répercussions de cette rencontre sont également à considérer au niveau des différentes parties libanaises désormais appelées à regarder l’État « comme référence et régulateur suprême » et « à faire prévaloir la Constitution et les accords de Taëf ». À son tour, le ministre d’État, Waël Bou Faour, a fait état d’une « évaluation extrêmement positive » de l’entretien Nasrallah-Hariri. Cette rencontre, a-t-il dit, a placé le pays sur la voie d’une « véritable réconciliation qui, tout en garantissant le droit à la différence politique, confirme en même temps la paix civile que réclament à l’unanimité les Libanais ». Réserves Le député alaouite, Moustapha Ali Hussein, a pour sa part évoqué les risques engendrés par la récente crise politique qui, a-t-il relevé, a failli « faire avorter les réalisations des 15 dernières années, et les efforts d’entente entre les Libanais réalisés grâce aux accords de Taëf et au parrainage syrien du Liban au cours de cette période ». « Le climat positif qui a prévalu au cours de ce tête-à-tête est d’autant plus nécessaire que l’échéance électorale approche », a-t-il dit. Le chef du Parti national libéral, Dory Chamoun, a également salué l’entrevue entre le responsable du Hezbollah et le chef du Courant du futur, estimant qu’elle ne peut que se répercuter positivement sur « l’intérêt général du pays ». Il s’agit d’une initiative qui doit être encouragée, car elle vient « compléter » d’autres réconciliations, a-t-il ajouté. M. Chamoun, qui s’exprimait à l’issue de sa rencontre avec M. Hariri, a toutefois estimé que « toute réconciliation se doit d’être franche et non conditionnée », de même qu’elle doit servir en premier et dernier lieu « l’intérêt du peuple libanais ». Moins optimistes que les autres, les députés Misbah el-Ahdab et Antoine Andraos ont exprimé des réactions prudentes, voire méfiantes sur l’entrevue qui a eu entre les deux pôles politiques. Dans un entretien accordé au site Internet Nowlebanon, M. Ahdab a affirmé que la rencontre Nasrallah-Hariri « n’a pas donné lieu à un point de vue commun au sujet notamment de la question de l’utilisation des armes (du parti chiite) à l’intérieur du pays ». « Du fait même que la réconciliation a eu lieu, il n’est plus logique que les armes puissent être utilisées à l’intérieur, d’où la nécessité de définir des règles à ce phénomène », a-t-il insisté, en relevant que plusieurs questions sont restées « floues » à l’issue de cet entretien. Même réaction chez le député de Aley, Antoine Andraos, qui a accusé Nasrallah d’avoir « tenté d’éliminer ses adversaires à Beyrouth, ainsi que la communauté sunnite », pour ensuite revenir sur sa position et « accepter de se mettre avec Saad Hariri ». « Il s’agit clairement d’un aveu d’échec de la part de Nasrallah, qui a fini par reconnaître l’erreur qu’il a commise le 7 mai dernier », a-t-il conclu.
Les réactions sur la rencontre Nasrallah-Hariri ont fusé de toutes parts hier, les responsables politiques ayant favorablement accueilli cette réunion tant attendue.
Unanimement, les milieux politiques ont applaudi cette initiative d’autant plus importante qu’elle pave la voie à d’autres réconciliations, interchrétienne notamment, et qu’elle contribue en outre à atténuer la tension dans le pays.
Qualifiant la rencontre de « très importante », le ministre d’État, Jean Oghassabian, a indiqué qu’elle est venue à temps pour « consolider les réconciliations en cours entre les deux camps, en vue d’une entente sur les constantes du système politique, dont le retour aux accords de Taëf et de Doha ».
Pour le ministre, l’entretien entre le chef de la majorité, Saad Hariri, et le secrétaire général du...