Le contingent français dans la ligue NBA atteint cette saison la barre des 10 joueurs mais tous, hormis Tony Parker, devront faire leurs preuves pour rentrer dans le cinq majeur de leur franchise.
Parker fait désormais partie du gotha du championnat nord-américain de basket, dont la saison régulière commence mardi, et ne vit plus exactement sur la même planète que ses compatriotes.
Mais, pour sa huitième saison dans la ligue, il retrouvera à San Antonio une formation vieillissante privée pour plusieurs semaines de l’électron libre Manu Ginobili, blessé.
Les objectifs du meneur français seront surtout d’ordre personnel. Troisième scoreur des Spurs l’an passé, il cherchera notamment à atteindre, pour la première fois de sa carrière, la barre toute symbolique des 20 points de moyenne.
Désormais à Orlando, Mickael Pietrus peut également nourrir de grandes ambitions. L’ancien joueur de Golden State, jamais vraiment régulier en Californie, a traversé le pays pour relancer sa carrière dans un rôle de défenseur.
Peu productif en 2007-2008 (7,2 points par match à moins de 40 % aux tirs), baladé à plusieurs postes, il sait où se situe sa priorité avec le Magic : défendre et défendre encore. C’est seulement à ce prix-là que Pietrus pourra s’imposer dans une rotation très riche en joueurs extérieurs.
La situation de Ronny Turiaf est très comparable. Le pivot guadeloupéen a lui aussi déménagé, de Los Angeles à Golden State. Finaliste sortant avec les Lakers, ce joueur dissuasif peut s’imposer dans le cinq majeur des Warriors et obtenir de vraies responsabilités au détriment du titulaire, le Letton Andris Biedrins.
Johan Petro a lui aussi quitté sa ville, Seattle, mais reste dans la même franchise qui devient Oklahoma City Thunder.
Très affûté, le jeune intérieur de 22 ans doit profiter des blessures de Sene et Swift, les deux autres pivots de l’équipe, pour faire sa place.
L’exercice risque d’être plus délicat pour Boris Diaw, décevant la saison dernière. On peut même envisager une saison de transition pour le capitaine de l’équipe de France qui a perdu son mentor Mike D’Antoni, parti à New York.
Diaw devra prouver au nouveau taulier des Phoenix Suns qu’il mérite un rôle significatif dans une équipe en pleine reconstruction. Lorsque Amare Stoudemire, titulaire à l’intérieur, sera sorti de l’infirmerie, le joueur français risque de voir son temps de jeu largement diminuer.
Joakim Noah, blessé à un œil en présaison, doit aussi se reprendre. À Chicago, il en a terminé avec une année de rookie assez mouvementée.
Le nouveau coach des Bulls Vinny Del Negro semble bien disposé à son égard, mais l’impulsif Noah devra apprendre canaliser son caractère impulsif.
La grosse sensation de l’année pourrait être Nicolas Batum, 19 ans. À force d’abnégation, l’ancien arrière du Mans drafté en juin frappe à la porte du cinq majeur de Portland.
Une situation inédite pour un rookie français depuis Parker.
Pour les autres joueurs tricolores, ce championnat NBA ressemblera à une jungle inhospitalière. Aux côtés de Parker chez les Spurs, Ian Mahinmi a peut-être déjà raté l’opportunité de sa vie. Sérieusement blessé à une cheville, le tout jeune pivot sera absent en début de saison et aura ensuite beaucoup de mal à se faire une place derrière Tim Duncan et Fabricio Oberto.
Même s’il a déjà été baptisé « Baby Ron Artest », le défenseur Yakhouba Diawara, passé de Denver à Miami, n’a pas encore la reconnaissance de l’ailier des Houston Rockets.
Il risque de vivre l’année assis sur le banc du Heat, à l’effectif pléthorique sur les postes d’arrière et d’ailier.
Pour le rookie Alexis Ajinca, il est déjà évident que le rêve américain commencera en ligue mineure, chez les Sioux Falls (Dakota) qui appartiennent à sa franchise des Charlotte Hornets.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le contingent français dans la ligue NBA atteint cette saison la barre des 10 joueurs mais tous, hormis Tony Parker, devront faire leurs preuves pour rentrer dans le cinq majeur de leur franchise.
Parker fait désormais partie du gotha du championnat nord-américain de basket, dont la saison régulière commence mardi, et ne vit plus exactement sur la même planète que ses compatriotes.
Mais, pour sa huitième saison dans la ligue, il retrouvera à San Antonio une formation vieillissante privée pour plusieurs semaines de l’électron libre Manu Ginobili, blessé.
Les objectifs du meneur français seront surtout d’ordre personnel. Troisième scoreur des Spurs l’an passé, il cherchera notamment à atteindre, pour la première fois de sa carrière, la barre toute symbolique des 20 points de moyenne.
Désormais à Orlando,...