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Actualités - Opinion

À vos marques... Marseille tend l’autre joue

de Makram Haddad Après la magistrale claque reçue mercredi sur la pelouse d’Eindhoven (0-2), en Ligue des champions, les Marseillais ont tendu l’autre joue au Paris-Saint-Germain (2-4), dimanche, dans le dernier match de la dixième journée de Ligue 1. En Espagne, le match le plus attendu, celui qui chaque année déchaîne les passions, oppose le Real Madrid à Barcelone, les deux géants de la Liga. Il s’agit du fameux Clasico. En France, c’est la rencontre qui oppose l’Olympique de Marseille au Paris-Saint-Germain qui déplace les foules et enflamme les esprits. Du coup, le Clasico était, ces 10 derniers jours, au centre de toutes les discussions du côté de Marseille où les maillots phocéens occupent déjà une grande partie du paysage sur les artères de la Canebière et du Vieux Port. Il est aussi celui qui prend le plus de pages dans la presse sportive et la presse en général. La rivalité historique entre les deux clubs est une première explication à ce brouhaha ambiant. L’enjeu de la rencontre en est une autre. Cette fois-ci, le Clasico a tourné à l’avantage des Parisiens. Mené 2-1, le PSG est parvenu à renverser Marseille au Vélodrome au terme d’un match à rebondissements. Une première depuis 2003. En revanche, il s’agit d’une grosse désillusion pour l’OM qui perd son invincibilité et se prive d’une occasion de prendre le fauteuil de leader à Lyon. En passe de s’emparer des commandes de la Ligue 1 en cas de succès, les Marseillais et Éric Gerets ont finalement vécu une semaine de tous les cauchemars. Après la déroute d’Eindhoven, les Phocéens avaient à cœur de profiter de la venue du PSG pour oublier et se relancer. Il n’en a rien été. Perturbés par le dispositif tactique de Franciliens en début de rencontre, les Olympiens ont connu toutes les peines du monde à trouver la bonne carburation et ont par la suite payé cher le manque de réalisme et leurs errances défensives. Malgré une possession de balle largement favorable, une véritable avalanche d’occasions franches, notamment une reprise de volée surpuissante de Cheyrou sur la barre alors que le score était de 2 partout, les Olympiens n’ont jamais donné l’impression de maîtriser le match. Alors qu’ils avaient tout mis en œuvre pour décrocher une victoire méritée contre leurs adversaires, les joueurs d’Éric Gerets se sont encore une fois montrés trop fébriles défensivement. Le club de la capitale ne s’est procuré que cinq occasions nettes. Il en a converti quatre. Ça s’appelle le réalisme. En une semaine, l’OM a abandonné ses espoirs de qualification en Ligue des champions sur la pelouse d’Eindhoven et perdu son invincibilité en championnat, de surcroît à domicile devant son vieux rival parisien. Quatre buts au Stade Vélodrome... Pas même les supporters et joueurs parisiens les plus optimistes n’auraient osé imaginer un tel scénario ! Marseille peut s’en mordre les doigts, le PSG n’en jubile que mieux.
de Makram Haddad

Après la magistrale claque reçue mercredi sur la pelouse d’Eindhoven (0-2), en Ligue des champions, les Marseillais ont tendu l’autre joue au Paris-Saint-Germain (2-4), dimanche, dans le dernier match de la dixième journée de Ligue 1.
En Espagne, le match le plus attendu, celui qui chaque année déchaîne les passions, oppose le Real Madrid à Barcelone, les deux géants de la Liga. Il s’agit du fameux Clasico. En France, c’est la rencontre qui oppose l’Olympique de Marseille au Paris-Saint-Germain qui déplace les foules et enflamme les esprits. Du coup, le Clasico était, ces 10 derniers jours, au centre de toutes les discussions du côté de Marseille où les maillots phocéens occupent déjà une grande partie du paysage sur les artères de la Canebière et du Vieux Port. Il est aussi celui qui...