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CCG Le Golfe à la recherche d’un front commun

Les six monarchies du Golfe, affectées par 200 milliards de dollars de pertes de leurs marchés financiers et la baisse des revenus du pétrole, vont tenter aujourd’hui à Riyad de coordonner leur réponse comme le FMI les y a invitées. La réunion se tiendra au niveau des ministres des Finances et de l’Économie ainsi que des gouverneurs des banques centrales des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). « Les pays membres ont décidé de tenir cette réunion pour se concerter sur la crise financière internationale », a déclaré Abdel Rahmane al-Attiya, secrétaire général du groupement régional qui réunit l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, le Qatar et Oman. Leurs Bourses n’ont pas été épargnées par la crise qui frappe les grands marchés financiers dans le monde, leur coûtant 200 milliards de dollars de perte en quelques jours. Parallèlement, les pays du Golfe font face à une baisse de leurs revenus qu’ils tirent à plus de 80 % du pétrole, alors que le prix du baril a chuté en quelques mois, perdant plus de 55 % depuis son record de 147 dollars de juillet. Même si l’OPEP s’est réunie d’urgence hier à Vienne pour tenter d’agir sur les prix, les pays du Golfe, en plein essor économique, craignent un manque de liquidités dans le secteur bancaire et un ralentissement de la croissance qui pourrait affecter les gigantesques projets d’infrastructure. Leurs gouvernements n’ont pas tardé à réagir, injectant ou promettant d’importantes quantités de liquidités dans les banques, mais en ordre dispersé. « La plupart des pays du CCG ont déjà injecté des liquidités et rassuré les marchés », a déclaré l’économiste Monica Malik, de la banque d’investissement EFG-Hermes. Les Émirats ont été les premiers à agir, promettant 32,7 milliards de dollars à leur secteur financier en garantissant tous les dépôts des banques du pays. Dès mardi, le ministère émirati des Finances a indiqué avoir déjà injecté 6,8 milliards de dollars dans les banques. Première économie arabe et premier exportateur de pétrole, l’Arabie saoudite a également injecté le même jour deux à trois milliards de dollars dans ses banques. Le gouvernement saoudien avait déjà garanti la semaine dernière tous les dépôts bancaires, après avoir réduit de 13 à 10 % le taux de réserves obligatoires des banques. Le Qatar, riche en gaz, a décidé de son côté d’injecter 5,3 milliards de dollars dans le système financier, tandis que Bahreïn a annoncé disposer de fonds pour les banques nécessitant des liquidités. Entre-temps, le Koweït a indiqué qu’il garantirait les dépôts bancaires si cela s’avérait nécessaire. La plupart des pays du Golfe ont également baissé leurs taux d’intérêt. Mais le Fonds monétaire international (FMI) estime essentiel que les pays du CCG coordonnent ensemble. « Les différentes initiatives adoptées (...) ont été efficaces jusqu’à un certain point et ont amorti l’impact de la crise financière sur leurs économies », a déclaré le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Mohsin Khan, cité par le quotidien Khaleej Times. « Mais une approche coordonnée de la part de tous les pays est maintenant nécessaire », a-t-il ajouté. Dans son dernier rapport sur les perspectives régionales, le FMI prévoit une croissance de 6,6 % en 2009, en légère baisse par rapport aux prévisions de 7,1 % en 2008. « La baisse des prix n’affectera pas les dépenses publiques, la plupart des pays disposant de liquidités excédentaires, mais une baisse soutenue des prix du pétrole à cause de la récession aura un impact négatif sur la confiance des investisseurs », a dit M. Khan.
Les six monarchies du Golfe, affectées par 200 milliards de dollars de pertes de leurs marchés financiers et la baisse des revenus du pétrole, vont tenter aujourd’hui à Riyad de coordonner leur réponse comme le FMI les y a invitées. La réunion se tiendra au niveau des ministres des Finances et de l’Économie ainsi que des gouverneurs des banques centrales des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG).
« Les pays membres ont décidé de tenir cette réunion pour se concerter sur la crise financière internationale », a déclaré Abdel Rahmane al-Attiya, secrétaire général du groupement régional qui réunit l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït, Bahreïn, le Qatar et Oman. Leurs Bourses n’ont pas été épargnées par la crise qui frappe les grands marchés financiers dans le monde, leur...