Suite à la crise économique mondiale et aux krachs boursiers de la semaine passée, de nombreux experts locaux ont essayé de nous rassurer en soulignant la bonne santé de notre économie. Espérons que leur analyse soit correcte. De son côté, le secteur immobilier reste dans l’expectative. Les conséquences d’une possible récession ne sont pas encore évidentes et nettes. Indirectement ou non, le marché traverse une certaine période d’accalmie. Plusieurs points sont à souligner :
– Il est incontestable que le profil des demandes d’appartements neufs tend à évoluer. Les produits les plus touchés par le contexte actuel sont les appartements haut de gamme. Avec un ticket d’entrée à environ 5 000 dollars le m2, le stock du centre-ville est particulièrement affecté. Idem pour le luxe à Achrafieh et Ras-Beyrouth. Heureusement que la majorité des projets en cours est dans sa phase préliminaire : fin des phases d’excavation, début de la période de construction, encore 2 à 3 ans avant la livraison. Si les promoteurs ne sont pas pressés, ils auront tout le temps d’écouler leur appartement quand le climat sera meilleur. Le délai de vente est plus problématique pour les logements déjà terminés ou faisant l’objet de revente. Les investisseurs trop ambitieux vont devoir attendre.
– Les acheteurs locaux sont revenus aux fondamentaux. Ils ne se pressent plus et négocient ferme. Dépendant des crédits que peut leur accorder leur banque, cette clientèle prospecte avec méthodologie en quête de la bonne affaire. Leur recherche sera longue puisque acquérir un logement avant de céder le sien devient plus risqué.
– Les prix sont sous pression. L’accalmie actuelle n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Beaucoup cherchent systématiquement à négocier. Cette période permet alors de remettre à leur place les gourmands. Il est évident que les transactions ne peuvent se réaliser actuellement que sur des bases cohérentes. Ceux qui demandent des prix infondés pour des appartements et des terrains peuvent toujours patienter. Des réajustements sont à prévoir pour les propriétaires pressés de louer ou de vendre. Un exemple parmi d’autres, un appartement au centre-ville de Beyrouth vient de trouver preneur à deux millions de dollars – soit sa juste
valeur – ; pourtant, le propriétaire et quelques conseillers mal informés espéraient 20 à 30 % de plus.
– Les produits de crise tirent leur épingle du jeu et sont toujours très demandés. Sans surprise, cela concerne les appartements de 150 à 200 m2. Encore trop rares sur le marché à Beyrouth, ils se vendent pourtant beaucoup plus rapidement que les autres appartements.
– Il y a encore de nombreux clients qui restent convaincus qu’il est encore possible d’acquérir un logement neuf avec une valeur de 1 250 à 1 500 dollars le m2, soit avec un budget de 200 000 à 300 000 dollars. Malheureusement, sauf miracle, il est devenu impossible de trouver quelque chose à ce prix à Beyrouth, même dans les quartiers les plus populaires.
– Du côté des projets résidentiels, les promoteurs sont redevenus extrêmement prudents. C’est simple, ils abandonnent les opérations à la moindre difficulté de commercialisation, c’est-à-dire où l’incidence foncière est surévaluée. Conséquence directe, de nombreuses belles parcelles situées dans les quartiers bien cotés de la capitale ne trouvent pas actuellement preneurs.
En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910
Suite à la crise économique mondiale et aux krachs boursiers de la semaine passée, de nombreux experts locaux ont essayé de nous rassurer en soulignant la bonne santé de notre économie. Espérons que leur analyse soit correcte. De son côté, le secteur immobilier reste dans l’expectative. Les conséquences d’une possible récession ne sont pas encore évidentes et nettes. Indirectement ou non, le marché traverse une certaine période d’accalmie. Plusieurs points sont à souligner :
– Il est incontestable que le profil des demandes d’appartements neufs tend à évoluer. Les produits les plus touchés par le contexte actuel sont les appartements haut de gamme. Avec un ticket d’entrée à environ 5 000 dollars le m2, le stock du centre-ville est particulièrement affecté. Idem pour le luxe à Achrafieh et Ras-Beyrouth....
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