Rechercher
Rechercher

Actualités

Pétrole L’or noir passe sous les 65 dollars à Londres

L’OPEP, en réunion d’urgence demain à Vienne, pourrait décider de réduire sa production. Le président de l’OPEP, l’Algérien Chakib Khelil, a affirmé hier, deux jours avant une réunion d’urgence du cartel, qu’une baisse de production de pétrole devrait ménager les intérêts des pays producteurs mais aussi des consommateurs, touchés par la crise financière. « L’un de nos objectifs est de ne pas affecter les pays déjà touchés par la crise financière, mais nous ne voudrions pas non plus que nos pays soient affectés par les prix bas » du baril de pétrole, a-t-il déclaré à son arrivée dans la capitale autrichienne. « Il faut prendre en compte les intérêts des pays consommateurs, mais aussi des pays producteurs », a ajouté le président de l’OPEP, par ailleurs ministre algérien de l’Énergie et des Mines. L’OPEP tient une réunion d’urgence demain et devrait nettement réduire sa production pour tenter de stopper la baisse des prix. En l’espace de trois mois et demi, les prix du pétrole ont perdu plus de la moitié de leur valeur. D’un record de 147,50 dollars en juillet, ils sont tombés sous 65 dollars mardi à Londres, leur niveau le plus bas depuis mai 2007, et continuaient leur chute hier. Voyant leurs revenus fondre, les membres de l’OPEP, qui produisaient fin septembre 32,16 millions de barils par jour (mbj), d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE), ont décidé d’avancer de trois semaines une réunion extraordinaire initialement fixée au 18 novembre. Le cartel veut empêcher un trop grand surplus d’offres de se constituer. « Les stocks sont très élevés, il y a un excédent de production », et « certains d’entre nous ne parviennent pas à vendre leur brut », a affirmé ainsi M. Khelil, se gardant toutefois de chiffrer la baisse de production qu’il juge souhaitable. Samedi dernier, il avait plaidé en faveur d’une baisse « importante ». « Si la réduction de la production de pétrole doit être 1,5 million de barils par jour, ce sera 1,5 million de barils, si c’est 2 millions de barils par jour, ce sera 2 millions de barils », avait-il déclaré à Alger. Les ministres libyen et qatari ont prôné une baisse d’au moins 1 mbj, leur homologue iranien plaidant en faveur d’une réduction de 2 à 2,5 mbj. Le président du cartel a par ailleurs exprimé encore le souhait, qu’il avait déjà formulé en début de semaine, que des producteurs non-OPEP comme la Russie, la Norvège ou le Mexique, participent à l’effort de réduction de l’offre pétrolière. « Il n’y a pas que l’OPEP », a-t-il souligné, rappelant que « l’OPEP, c’est 40 %, le reste c’est 60 % (de la production mondiale) ». « J’espère que d’autres pays vont contribuer (à la réduction de l’offre), je suis sûr (qu’ils vont le faire), ils ont intérêt à le faire », a-t-il poursuivi. Le secrétaire général de l’OPEP, Abdallah el-Badri, qui représente la voix officielle du cartel, a cependant indiqué mardi à Moscou, lors d’une rencontre avec le président russe Dmitri Medvedev, qu’il ne demanderait pas à Moscou de réduire sa production de pétrole. « Je ne demanderai pas à la Russie de réduire la production. Je lui demanderai d’échanger des informations concernant la situation sur le marché et la crise financière », a-t-il assuré. Pour sa part, le président russe Dmitri Medvedev a insisté hier sur l’importance de la coopération entre son pays et l’OPEP, afin d’éviter un effondrement des cours de l’or noir dont la Russie est l’un des principaux producteurs mondiaux.
L’OPEP, en réunion d’urgence demain à Vienne, pourrait décider de réduire sa production.
Le président de l’OPEP, l’Algérien Chakib Khelil, a affirmé hier, deux jours avant une réunion d’urgence du cartel, qu’une baisse de production de pétrole devrait ménager les intérêts des pays producteurs mais aussi des consommateurs, touchés par la crise financière. « L’un de nos objectifs est de ne pas affecter les pays déjà touchés par la crise financière, mais nous ne voudrions pas non plus que nos pays soient affectés par les prix bas » du baril de pétrole, a-t-il déclaré à son arrivée dans la capitale autrichienne.
« Il faut prendre en compte les intérêts des pays consommateurs, mais aussi des pays producteurs », a ajouté le président de l’OPEP, par ailleurs ministre algérien de l’Énergie...