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Actualités - Analyse

L’éclairage Le 14 Mars fera campagne sur base d’un manifeste-programme

de Philippe Abi-Akl L’ancien député Farès Souhaid, secrétaire général du 14 Mars, indique que ce camp sollicitera les suffrages des électeurs, lors des prochaines législatives, sur base d’un manifeste-programme qui devrait être publié fin novembre. À l’occasion, et à l’issue, d’un congrès général. Ajoutant que la majorité considère donc l’échéance sous l’angle d’un projet politique global, porteur de sens national, et non en fonction de la personnalité des candidats dont la sélection passera par le tamis d’un comité des sages, dont les verdicts, impératifs, seront sans appel. Certains suggèrent que l’on établisse un quota pour les formations dont se compose le 14 Mars, avec répartition ultérieure sur les régions, selon leurs données électorales propres. Donc, au stade actuel, le 14 Mars choisit de croiser le fer avec le 8 Mars, sans arrière-pensée d’arrangements comme ce fut le cas précédemment avec l’alliance dite quadripartite (Amal, Hezbollah, Hariri, Joumblatt). Pour la majorité, les donnes ont stratégiquement changé et le pays doit choisir entre deux projets radicalement opposés. Le sien propre, indépendantiste. Et celui d’une opposition étroitement liée à l’axe syro-iranien. Une minorité qui affûte d’ailleurs ses armes dans le même esprit de combat. Et dont les pôles multiplient les réunions préparatoires, en coulisses. Selon un cadre majoritaire, les contacts intensifiés de ces derniers temps entre Hariri, Joumblatt, Gemayel et Geagea ont permis d’harmoniser les positions de base. Étant entendu qu’il est encore trop tôt pour plancher sur l’exacte composition des listes, çà ou là. Allant à la pêche, cette source affirme savoir que dans le camp d’en face, les violons sont encore loin d’être accordés. Et que chaque leader opposant ne prend en compte que ses propres zones électorales. De plus, les minoritaires, dont les pulsions générales sont distinctes, auraient du mal à s’entendre sur un programme politique d’ensemble. Autre chose, toujours selon la même source loyaliste : comme les Syriens et les Iraniens ne sont pas actuellement tout à fait sur la même longueur d’onde, leurs alliés locaux respectifs seraient tout près de se tirer dans les pattes. S’avançant plus loin, la source citée croit pouvoir soutenir que les relations entre le Hezbollah et Damas ne sont plus présentement au beau fixe de naguère. Au point que, toujours à en croire le loyaliste en question, la direction du parti a fait savoir qu’avant de se rendre en Syrie, tout cadre doit d’abord solliciter une autorisation expresse du sayyed. Parallèlement, on sait qu’il commence à y avoir de l’eau dans le gaz électoral entre le CPL et Amal. À cause notamment des sièges chrétiens de Jezzine et de l’Est de Saïda, le général Aoun contestant au président Berry le droit de désigner les candidats à ces strapontins. Du même coup, le général refuserait d’écarter ses partisans de ses listes de Jbeil, ou d’ailleurs, au profit d’éléments relevant de ses alliés chiites. Au Metn, le général Aoun offre à Michel Murr un siège pour son fils Élias et un autre pour Sami, le fils d’Amine Gemayel, contre six sièges pour le CPL. L’ancien vice-Premier ministre n’a pas encore répondu. Mais on croit savoir qu’il tient au fifty-fifty, en concédant au général le droit de coopter le candidat arménien. Il est en tout cas connu que Murr est de conviction centriste. Et beaucoup espèrent voir émerger un bloc consistant rassemblé autour du chef de l’État qui précise cependant qu’il n’entend pas se lancer directement dans la mêlée. Retour et arrivée chez les loyalistes. Ils vont pour leur part présenter 128 candidats, un pour chaque siège que compte la Chambre. Donc, et ne serait-ce que pour le principe national, se battre dans toutes les circonscriptions. Cependant, les listes ne seraient pas dévoilées avant mars.
de Philippe Abi-Akl

L’ancien député Farès Souhaid, secrétaire général du 14 Mars, indique que ce camp sollicitera les suffrages des électeurs, lors des prochaines législatives, sur base d’un manifeste-programme qui devrait être publié fin novembre. À l’occasion, et à l’issue, d’un congrès général. Ajoutant que la majorité considère donc l’échéance sous l’angle d’un projet politique global, porteur de sens national, et non en fonction de la personnalité des candidats dont la sélection passera par le tamis d’un comité des sages, dont les verdicts, impératifs, seront sans appel. Certains suggèrent que l’on établisse un quota pour les formations dont se compose le 14 Mars, avec répartition ultérieure sur les régions, selon leurs données électorales propres.
Donc, au stade actuel, le 14...