Mener une conversation de bout en bout sur une ligne cellulaire au Liban relève désormais de l’impossible. D’abord, la majorité des propos de votre interlocuteur sont inaudibles. C’est comme s’il se trouvait dans l’eau... Ça fait « blop blop » à tout bout de champ ! Vous lui faites alors répéter la phrase, une fois, deux fois. Au bout de la troisième, vous n’avez toujours rien compris et lui demandez, avec beaucoup de patience, de se déplacer, d’essayer de se placer là où le réseau est meilleur. Mais peine perdue. Vous ne comprenez toujours rien à la conversation.
C’est maintenant à votre tour de multiplier les acrobaties pour dénicher le réseau. Car de votre appartement ou de votre bureau, vous ne captez plus rien. Vous devez sortir de chez vous ou, au mieux, conduire votre conversation depuis votre balcon ou votre jardin. Avec un brin d’impatience, vous demandez à votre interlocuteur s’il vous entend, car vous ne l’entendez toujours pas. La ligne s’est d’ailleurs coupée... Vous étiez au mauvais endroit du balcon.
Avec un geste de rage, cette fois, vous recomposez le numéro. Miracle ! Votre interlocuteur vous entend à présent. Vous l’entendez aussi. Enfin ! Surtout ne pas bouger pour ne rien rater de la conversation que vous reprenez à zéro. Mais l’euphorie ne dure pas longtemps. « Pouvez-vous répéter ? » recommence votre interlocuteur, avant que la ligne ne se coupe encore une fois, à votre plus grand désespoir...
Et dire que vous n’avez même pas eu le temps de lui demander le numéro de sa ligne fixe, s’il en dispose d’une. Cela aurait été tellement plus rapide et nettement moins coûteux !
Ceci n’est malheureusement pas une caricature de la conversation téléphonique, mais la réalité telle que la vivent les citoyens au quotidien, là où ils se trouvent. Les promesses de notre jeune ministre des Télécommunications, ses mises en garde contre les soi-disant détenteurs d’appareils destinés à renforcer la couverture du réseau à titre individuel, baptisés « jammers », n’y changeront rien. Il faut juste se résoudre à admettre l’état défectueux des installations, bien trop vieilles pour un réseau de lignes en développement constant.
Qu’attend donc le ministère des Télécommunications pour réagir ?
Mener une conversation de bout en bout sur une ligne cellulaire au Liban relève désormais de l’impossible. D’abord, la majorité des propos de votre interlocuteur sont inaudibles. C’est comme s’il se trouvait dans l’eau... Ça fait « blop blop » à tout bout de champ ! Vous lui faites alors répéter la phrase, une fois, deux fois. Au bout de la troisième, vous n’avez toujours rien compris et lui demandez, avec beaucoup de patience, de se déplacer, d’essayer de se placer là où le réseau est meilleur. Mais peine perdue. Vous ne comprenez toujours rien à la conversation.
C’est maintenant à votre tour de multiplier les acrobaties pour dénicher le réseau. Car de votre appartement ou de votre bureau, vous ne captez plus rien. Vous devez sortir de chez vous ou, au mieux, conduire votre conversation depuis...
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