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Actualités - Opinion

Texto Merci, messieurs - Part two

de Lélia Mezher 2013. C’est tellement loin. Et puis, qui sait comment évoluera la situation d’ici là? Peut-être que d’une manière ou d’une autre, en 2013, la question du vote des expatriés libanais pourra une nouvelle fois, encore, être éludée jusqu’en 2017 ? Les Libanais de l’étranger peuvent bien attendre quelques années encore, pense-t-on à Beyrouth, avant de se sentir pleinement citoyens. Et puis, de toute façon, ils ont tellement mieux à faire là-bas... Parce que, d’abord, personne ne les a obligés à partir. Rien ne les aura obligés à partir, pense-t-on aussi à Beyrouth, pas même l’instabilité sécuritaire, politique et économique. Ni même les droits civiques distillés au compte-gouttes au fil des échéances électorales et au gré du bon vouloir de tel ou tel responsable politique. Ils ont tellement mieux à faire, là-bas. Arpenter les transports en commun, se trouver un logement et, une fois installés, travailler en se disant toujours qu’un jour au Liban, ça ira mieux car « ce n’est pas possible que la situation reste comme ça ». Bien sûr que c’est possible, la preuve. À la nostalgie omniprésente et à la culpabilité de tous les instants de ces exilés libanais, vient désormais s’ajouter un sentiment d’exclusion encore plus prononcé qu’auparavant. Car avant de discuter cette loi, l’espoir d’un vote des expatriés libanais ne traversait l’esprit de personne, c’était une sorte d’utopie réconfortante, sans plus. Aujourd’hui, le fait d’en avoir parlé, de l’avoir espéré secrètement mais sans jamais y croire vraiment, le renvoi de l’application de cette clause de la loi électorale réformée vient exclure, délibérément, quelques millions de Libanais d’une vie citoyenne déjà assez rachitique.
de Lélia Mezher

2013. C’est tellement loin. Et puis, qui sait comment évoluera la situation d’ici là? Peut-être que d’une manière ou d’une autre, en 2013, la question du vote des expatriés libanais pourra une nouvelle fois, encore, être éludée jusqu’en 2017 ? Les Libanais de l’étranger peuvent bien attendre quelques années encore, pense-t-on à Beyrouth, avant de se sentir pleinement citoyens. Et puis, de toute façon, ils ont tellement mieux à faire là-bas... Parce que, d’abord, personne ne les a obligés à partir. Rien ne les aura obligés à partir, pense-t-on aussi à Beyrouth, pas même l’instabilité sécuritaire, politique et économique. Ni même les droits civiques distillés au compte-gouttes au fil des échéances électorales et au gré du bon vouloir de tel ou tel responsable politique.
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