Coup d’envoi du forum interlibanais sur les entreprises
et la concurrence, en présence du ministre de l’Industrie.
Les représentants des différents blocs parlementaires et ceux des associations professionnelles se sont réunis hier dans le cadre du troisième forum interlibanais, organisé à l’initiative de la Délégation de la Commission européenne, en présence du chef de la délégation, Patrick Laurent, et du ministre de l’Industrie, Ghazi Zeaïter. L’objectif de ces initiatives est de dégager un consensus sur les politiques économique et sociale à mener dans le pays, les deux premiers forums ayant abouti à une série de recommandations approuvées par les différentes forces politiques.
Cette troisième rencontre a donc pour thème « Les entreprises et la concurrence », avec accent mis sur le développement des petites et moyennes entreprises (PME) qui représentent près de 90 % du tissu productif libanais, a souligné M. Laurent. « Réunir toutes les parties libanaises, dans leurs diversités et dans leurs visions économiques différentes et parfois contradictoires, autour d’une table de dialogue socio-économique est, en soi, un exploit », a affirmé pour sa part le ministre Zeaïter, estimant que seul le dialogue peut permettre de trouver les solutions nécessaires pour relancer l’économie libanaise. « Ce forum a pour objet des sujets relatifs à la concurrence, la compétitivité, les projets d’investissements et donc les secteurs productifs, notamment l’industrie. À cet égard, il est impossible d’ignorer la crise financière et ses conséquences sur la politique de certains pays, ni les risques de récession économique dans les mois, voire les années à venir », a-t-il déclaré.
Il est donc nécessaire d’évaluer les conséquences éventuelles d’une récession mondiale sur le Liban pour élaborer des politiques de développement en fonction de ces données, a poursuivi le ministre. « Le prix du pétrole, par exemple, a atteint les 150 dollars. Mais le risque de récession les a fait retomber, et les prévisions pour 2009 envisagent un baril à 50 dollars. Une telle baisse pourrait ainsi doper la compétitivité de l’industrie libanaise », a estimé Zeaïter. D’où la nécessité de prendre en compte tous les paramètres pour mettre en œuvre une politique basée sur l’amélioration de l’environnement économique, politique, législatif et administratif dans le but d’attirer davantage d’investissements directs dans les secteurs productifs, a-t-il expliqué. D’autant que les PME ont besoin de financement pour croître et devenir le moteur principal de la croissance et de la création d’emplois au Liban, a conclu le ministre, en appelant également les entreprises à miser sur la technologie et la qualité pour doper leurs exportations.
Le forum doit se terminer aujourd’hui, et des recommandations seront publiées si les différentes forces politiques parviennent à s’entendre sur une feuille de route.
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