À chacun sa campagne
Alors que le débat politique bat son plein et que les échos de la (chaude) campagne électorale à venir se profilent à l’horizon, comme on aimerait voir un jour – à l’instar de notre président de la République qui s’est rendu avec son homologue suisse Pascal Couchepin dans la vallée sainte de Qannoubine - un de nos députés, ou ceux qui se préparent à l’être, se pencher sur les problèmes saisonniers de nos villages.
Ainsi, dans le caza de Jezzine, se préparent les vendanges et la cueillette des olives. Dans une vieille maison traditionnelle qui a conservé tout son charme d’antan, autour d’une cave, un homme de 65 ans, moustachu, portant une chemise blanche, s’affaire autour d’un alambic artisanal en cuivre martelé et chauffé au feu de bois. Autour de lui, quelques villageois solidaires, n’osant même pas demander le secret de cette fabrication artisanale, s’activent pour réussir un arak réputé pour son arôme subtil et son goût suave. Mais le pressurage du raisin, la triple distillation et enfin le choix des grains d’anis représentent autant d’étapes qui font la fierté du village. Sacrifier : tel est le mot d’ordre de ces braves gens, pour pouvoir passer ensuite à la préparation de l’huile d’olive. Celle-ci, plus coûteuse aussi, nécessite 4 à 10 kilos d’olives suivant la variété utilisée et son niveau de maturité pour l’obtention d’un litre d’huile. Sans oublier le lavage, qui est une opération comprenant également l’effeuillage et le retrait de tous les corps étrangers solides : pierres, mottes, branchettes, objets métalliques divers, pour ne pas perturber le fonctionnement des machines.
L’attachement au terroir, le respect des valeurs familiales et des traditions sont des principes en vigueur dans nos campagnes. Nos parlementaires devraient aider ces habitants s’ils veulent réussir et représenter le peuple en 2009.
Nazira A. SABBAGHA
Numéro platine
J’ai lu avec stupeur et tristesse dans la livraison du 6 octobre de L’Orient-Le Jour que lors de la vente aux enchères, organisée par le ministre des Télécommunications, de numéros spéciaux de téléphone cellulaire, un participant avait acheté le numéro platine (70-707070) pour USD 450 000.
Je ne connais pas ce monsieur, mais voudrais seulement attirer son attention sur le fait que, octobre étant une période de l’année où la majorité des ménages dans notre pays peinent à joindre les deux bouts, qu’ils soient chrétiens, musulmans, sunnites, chiites, druzes, etc., car ils doivent en plus payer les fournitures scolaires et la scolarité de leurs enfants, ce genre de publicité est pour le moins inutile.
Si l’on se reporte à un article paru à la page 5 de la livraison du 7 octobre, on peut voir que malgré l’aide généreuse du royaume d’Arabie saoudite et malgré plusieurs aides d’ONG à droite et à gauche, le budget scolaire par enfant serait d’environ USD 2 500 par trimestre.
Pour d’autres chiffres, il est loisible de se renseigner sur le coût du déminage au Liban-Sud et les efforts faits pour essayer de réhabiliter ces centaines de victimes de mines monstrueuses, qui sont de pauvres paysans et des enfants, et j’en passe.
Merci quand même au ministre des PTT qui, pour une fois, a pensé à l’État lequel a, dans cette affaire, gagné USD 2 500 000.
Peut-être ces USD 450 000 auraient pu aider 180 familles à scolariser un enfant, ne fusse que pour un premier trimestre ou à aider les pauvres victimes des mines à avoir qui une prothèse du pied, qui une prothèse d’une main, etc., pour leur permettre de continuer à vivre le plus longuement possible.
Nabil KETTANEH
« Fast delivery »
De nos jours, les pizzas arrivent avant la police ! Mais à quel prix ?...
Pour un « fast delivery », des motocyclistes circulent dans tous les sens (de préférence interdits), défiant toute régulation, grillant les feux rouges, renversant les passants, cabossant les voitures et parfois s’envoyant ad patres.
De grâce, qu’une chance soit donnée à la police d’arriver avant la pizza. Et bon appétit...
Paul HADDAD
NDLR
Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
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