Les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont nettement rebondi hier après une série de mesures gouvernementales prises aux plans local et international pour surmonter la crise financière mondiale.
Le marché saoudien, le plus important du monde arabe, a clôturé sur une forte hausse de 9,5 %, repassant au-dessus du seuil symbolique des 6 000 points, deux jours après avoir touché un plus bas sur quatre ans. L’ensemble des 15 secteurs du marché ont terminé dans le vert, tout comme les cours des actions des 125 compagnies cotées.
Dimanche, il s’était légèrement repris pour la première fois en deux semaines, après avoir perdu 23 %. Il est en baisse de 42,3 % sur l’année. Son redressement faisait suite à la réduction par la Banque centrale d’Arabie saoudite de son principal taux d’intérêt d’un demi-point à 5 %, et de 13 à 10 % le taux de réserves obligatoires que les banques commerciales saoudiennes. Les banques ont réagi positivement à ces mesures, le secteur bancaire ayant fermé en hausse de 9,1 %.
Aux Émirats arabes unis, l’indice de Dubai Financial Market a rebondi de 10,53 %, tiré vers le haut par le géant de l’immobilier, Emaar, qui a gagné 15 %, le maximum autorisé par la loi. L’autre Bourse émiratie, Abu Dhabi Securities Exchange, a clos hier en hausse de 6,92 %. Ce rebond faisait suite à la décision du gouvernement fédéral de garantir les dépôts bancaires et de son engagement à protéger le système financier.
Le ministère émirati des Finances a élargi hier la garantie des dépôts bancaires aux banques étrangères effectuant d’« importantes opérations (financières) dans le pays » et annoncé que cette mesure s’appliquerait pendant trois ans.
La Bourse du Koweït, la deuxième en importance du monde arabe, faisait exception, fermant en baisse après s’être hissée provisoirement dans le vert.
Au Qatar, riche pays gazier, l’indice de Doha Securities Market a terminé en hausse, tous les secteurs étant dans le vert. En Égypte, la Bourse du Caire a nettement rebondi. L’indice de la petite Bourse omanaise a également fermé en progression, comme le petit marché de Bahreïn.
Des économistes du Golfe avaient imputé cette dégringolade à la panique suscitée par la crise mondiale. Les opérateurs s’inquiétaient du sort des investissements des monarchies pétrolières du Golfe à l’étranger, estimés à 2 500 milliards de dollars, mais aussi de la chute brutale des cours du brut, principale source de revenus pour ces monarchies.
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Le marché saoudien, le plus important du monde arabe, a clôturé sur une forte hausse de 9,5 %, repassant au-dessus du seuil symbolique des 6 000 points, deux jours après avoir touché un plus bas sur quatre ans. L’ensemble des 15 secteurs du marché ont terminé dans le vert, tout comme les cours des actions des 125 compagnies cotées.
Dimanche, il s’était légèrement repris pour la première fois en deux semaines, après avoir perdu 23 %. Il est en baisse de 42,3 % sur l’année. Son redressement faisait suite à la réduction par la Banque centrale d’Arabie saoudite de son principal taux d’intérêt d’un...