Zimbabwe
Tsvangirai menace
de rompre l’accord de partage du pouvoir
Le chef de l’opposition du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai, a menacé hier de rompre l’accord de partage du pouvoir signé avec le président Robert Mugabe, sur fond de dispute pour l’attribution des ministères à la veille d’une mission du médiateur sud-africain Thabo Mbeki. Alors que les négociations pour le partage des postes du futur gouvernement d’union prévu par l’accord du 15 septembre étaient bloquées, M. Mugabe a fait savoir samedi qu’il attribuait unilatéralement à son parti, l’Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), la plupart des postes-clés, dont la Défense, les Affaires étrangères, l’Intérieur et le Gouvernement local.
Justice
Marina Petrella autorisée à rester
en France
L’ex-membre des Brigades rouges, Marina Petrella, menacée d’être extradée en Italie en vertu d’un décret de juin, a finalement été autorisée à rester en France en raison de sa « situation de santé », une décision qui met fin à un long combat mené par ses proches. Le président français Nicolas Sarkozy a décidé de ne pas appliquer le décret autorisant son extradition pour des « raisons humanitaires », a déclaré hier à l’AFP son avocate, Me Irène Terrel. La présidence française a précisé dans un communiqué que la décision avait été prise en raison de la « seule situation de santé » de l’ex-brigadiste, âgée de 54 ans et condamnée en 1992 en Italie pour complicité de meurtre. Elle est hospitalisée à Paris dans un état mental et psychique très détérioré, selon les médecins.
Burkina Faso
Sept Premières dames d’Afrique de l’Ouest
à une conférence
contre l’excision
Les Premières dames de sept pays d’Afrique de l’Ouest participent à partir d’aujourd’hui à Ouagadougou à une conférence sur « les pratiques transfrontalières de l’excision et les moyens d’y mettre fin », a-t-on appris hier auprès du comité d’organisation de la rencontre. Les épouses des présidents béninois, ivoirien, ghanéen, malien, nigérien, togolais et burkinabè « ont été invitées à discuter de la lutte contre les mutilations génitales féminines », a indiqué à l’AFP Saïdou Ouédraogo, conseiller en communication du président burkinabè Blaise Compaoré.
Somalie
Les pirates du
« Faina » écartent
les intermédiaires
des négociations
Les négociations visant à relâcher le cargo ukrainien Faina et sa cargaison d’armes se sont interrompues samedi après que les pirates somaliens eurent rejeté les intermédiaires somaliens impliqués dans ces discussions, a-t-on appris hier auprès de chefs coutumiers. Selon ces sources, pirates et propriétaire du cargo s’étaient mis d’accord samedi sur la somme de 10 millions de dollars pour relâcher le cargo, lorsque les pirates se sont ravisés, demandant le retrait des intermédiaires somaliens, qui font la navette entre les deux parties dans ces négociations. Les pirates se sont emparés du Faina le 25 septembre au large des côtes somaliennes, alors que le cargo ukrainien se dirigeait vers le port kényan de Mombasa. Il transporte notamment 33 chars d’assaut, ainsi que des lance-roquettes et des batteries antiaériennes.
Turquie
Une Kurde, soupçonnée de préparer un
attentat, arrêtée
à Istanbul
La police turque a arrêté samedi à Istanbul une jeune femme appartenant au PKK, l’organisation séparatiste kurde, qui était porteuse d’explosifs et s’apprêtait, semble-t-il, à commettre un attentat-suicide, a déclaré le gouverneur de la ville. La femme, âgée d’une trentaine d’années et qui s’était donné l’apparence d’une femme enceinte, avait sur elle 8,8 kilos d’explosifs, 15 détonateurs et un interrupteur manuel, a indiqué à la presse le gouverneur, Muammer Guler. La quantité d’explosifs qu’elle transportait laisse supposer qu’elle préparait un attentat aussi meurtrier que les deux explosions de bombes attribuées au PKK, qui ont tué 17 personnes en juillet à Istanbul, a ajouté le gouverneur. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis.
Thaïlande
Le Premier ministre réfléchit à une possible démission
Le Premier ministre thaïlandais Somchai Wongsawat a déclaré samedi qu’il pourrait démissionner, moins d’un mois après sa nomination à la tête du gouvernement, à la suite des violences survenues cette semaine lors des manifestations de l’opposition qui réclame sa tête. M. Somchai a déclaré à des journalistes qu’il réfléchissait à cette possibilité alors que les protestataires déterminés se préparent à un nouveau rassemblement massif. Il est membre du Parti du peuple (PPP) dominé par des alliés de l’ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, au pouvoir de 2001 à 2006, avant d’être renversé par des généraux royalistes sous l’accusation de corruption.
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