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Actualités - Chronologie

Banque Coup d’envoi de Emirates Lebanon Bank

L’entité libanaise née du partenariat entre la Bank of Sharjah et BNP Paribas entend faire partie du top 10 en termes d’actifs d’ici à trois ans. Bachir EL-KHOURY Emirates Lebanon Bank (ELB), filiale libanaise de la Bank of Sharjah, a officiellement annoncé hier l’acquisition des opérations de la Banque nationale de Paris intercontinentale (BNPI) au Liban au cours d’une conférence de presse. Conformément aux accords conclus entre les deux parties, Bank of Sharjah détiendra désormais 81 % du capital de la nouvelle entité alors que le groupe français conservera une part minoritaire de 19 %. L’an dernier, Bank of Sharjah avait conclu un accord avec la Fransabank d’un montant de 25 millions de dollars pour l’acquisition de la banque de la Békaa. Celle-ci avait été rebaptisée « Emirates Lebanon Bank » après approbation de la BDL. « Le but de cet accord stratégique est de fusionner sur le territoire libanais l’expérience des banques émiraties avec celle des banques françaises », a déclaré Varouj Nerguizian, directeur général de la Bank of Sharjah et PDG de ELB. Cofondée en 1973 par Paribas, Bank of Sharjah opère depuis 35 ans aux Émirats arabes unis. À travers cet accord, elle vise donc « à élargir sa présence géographique aux pays du Proche-Orient. Le Liban constitue pour nous une plate-forme au Levant qui nous permettra de nous implanter ultérieurement dans d’autres pays de la région, en l’occurrence la Syrie et l’Irak », a-t-il affirmé. À cette fin, elle a récemment augmenté le capital de Emirates Lebanon Bank à 150 millions de dollars. Interrogé par L’Orient-Le Jour sur les raisons pour lesquelles le groupe français a décidé de céder une grande part de ses actions à la banque émiratie, le directeur de BNP Paribas a affirmé que « comme toutes les grandes banques internationales, la BNP est soumise aux règles de Bâle II, qui sont devenues de plus en plus contraignantes notamment au niveau de l’approvisionnement. En ce qui concerne le Liban, et en raison du risque-pays élevé, nous étions contraints d’augmenter nos approvisionnements face aux obligations que nous avions vis-à-vis des individus ou de l’État. Pour éviter donc que nos résultats consolidés ne soient pénalisés par les contraintes de Bâle II, nous avons décidé de réduire notre part et de nous contenter d’une participation financière, à hauteur de 19 % du capital. D’ailleurs le Crédit agricole et la Société générale au Liban l’ont déjà fait avant nous ». Jean-Jacques Santini a toutefois réfuté l’idée d’un retrait du marché libanais. « Nous y sommes toujours, mais sous une autre forme », a-t-il martelé. D’ailleurs, au niveau de la gestion, la BNP reste impliquée. Les principaux cadres de la BNPI ont conservé leur poste, et le système informatique de la banque a été maintenu. Emirates Lebanon Bank, qui opérera pour le moment exclusivement au pays du Cèdre, entend se concentrer sur les métiers de banque commerciale, et vise à attirer une clientèle aussi bien régionale que locale. À cet égard, la notation de A- dont bénéficie la banque mère (selon l’agence Fitch) peut être un atout considérable pour ELB sur le marché libanais. « Notre objectif est de faire partie, d’ici à trois ans, des dix premières banques locales en termes d’actifs totaux », a confié M. Nerguizian à L’Orient-Le Jour. En 2007, la BNPI avait déclaré des profits nets de 17,9 millions de dollars, en hausse de 19,2 % par rapport à 2006. Les nouveaux actionnaires entendent porter ceux de ELB à 25 millions de dollars fin 2009.
L’entité libanaise née du partenariat entre la Bank of
Sharjah et BNP Paribas entend faire partie du top 10
en termes d’actifs d’ici à trois ans.

Bachir EL-KHOURY


Emirates Lebanon Bank (ELB), filiale libanaise de la Bank of Sharjah, a officiellement annoncé hier l’acquisition des opérations de la Banque nationale de Paris intercontinentale (BNPI) au Liban au cours d’une conférence de presse. Conformément aux accords conclus entre les deux parties, Bank of Sharjah détiendra désormais 81 % du capital de la nouvelle entité alors que le groupe français conservera une part minoritaire de 19 %. L’an dernier, Bank of Sharjah avait conclu un accord avec la Fransabank d’un montant de 25 millions de dollars pour l’acquisition de la banque de la Békaa. Celle-ci avait été rebaptisée « Emirates Lebanon...