Raymond Audi affirme que les autorités ne ménageront pas leurs efforts pour protéger le Liban, Jihad Azour propose une série de mesures pour immuniser l’économie nationale.
L’ombre de la crise financière internationale a plané hier sur la conférence organisée par Confex International sur les introductions en Bourse. Plusieurs intervenants ont ainsi souligné la gravité de la crise actuelle. Ils ont estimé que le Liban sera relativement épargné, tout en soulignant la nécessité de coordonner les efforts dans les secteurs public et privé pour prémunir le pays des impacts négatifs.
« Face à la crise financière mondiale, nous travaillons à consolider et développer l’économie nationale pour éloigner les effets de la crise sur le Liban, à travers la mobilisation des différents secteurs et entreprises du pays », a notamment affirmé le ministre des Déplacés, Raymond Audi, qui représentait Fouad Siniora, en promettant de « mobiliser tous les efforts possibles pour protéger l’économie de notre pays et la stabilité de son peuple dans le cadre de notre système économique libéral favorable à l’investissement local et étranger ».
De son côté, l’invité d’honneur de la conférence, l’ancien ministre des Finances, Jihad Azour, a estimé que l’économie mondiale passe « par une période des plus sensibles et des plus difficiles ». Pour le moment, le Liban a pu éviter les turbulences, a-t-il souligné, mais cette crise risque de durer beaucoup de temps. Pour immuniser le Liban des effets éventuels, il est essentiel de « réactiver les mécanismes de coordination entre les autorités financières, monétaires et politiques, avec la participation des organismes économiques », a-t-il affirmé.
Concrètement, l’ancien ministre a proposé une série de mesures pour préserver l’économie nationale. Sur le plan bancaire, M. Azour a appelé à maintenir le contrôle sur les banques, surtout sur leurs activités à l’étranger. De même, il a préconisé un contrôle sur les secteurs concernés par la crise, comme le secteur immobilier, ou celui des crédits à la consommation et des crédits individuels. Sur le plan monétaire, il a souligné la nécessité de continuer à surveiller les risques de crédits induits par la hausse des prix, en appelant les autorités monétaires à surveiller de très près les risques d’inflation, notamment depuis la hausse des salaires.
Dans le domaine économique, l’ancien ministre a appelé à accélérer la mise en œuvre des réformes prévues à Paris III. Il a notamment évoqué les projets de lois relatifs aux procédures fiscales, aux marchés financiers, aux assurances, à la retraite et la concurrence. Il a également mis en relief le rôle essentiel du secteur privé, « appelé à s’adapter aux mutations de l’économie mondiale et à saisir les occasions qui se présenteront ».
Au niveau financier, Jihad Azour a plaidé en faveur d’une politique visant à contenir les dépenses publiques, pour limiter la hausse du déficit et de la dette. « Avec une bonne gestion des finances publiques, nous pouvons éviter une partie des effets de la crise internationale », a-t-il affirmé.
Enfin, le ministre a appelé les hommes politiques à participer à l’effort général, en assainissant la situation interne pour améliorer le climat des investissements.
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L’ombre de la crise financière internationale a plané hier sur la conférence organisée par Confex International sur les introductions en Bourse. Plusieurs intervenants ont ainsi souligné la gravité de la crise actuelle. Ils ont estimé que le Liban sera relativement épargné, tout en soulignant la nécessité de coordonner les efforts dans les secteurs public et privé pour prémunir le pays des impacts négatifs.
« Face à la crise financière mondiale, nous travaillons à consolider et développer l’économie nationale pour éloigner les effets de la crise sur le Liban, à travers la mobilisation des différents secteurs et entreprises du pays...