Loisirs
Cours d’échecs et de bridge
au musée Robert Moawad
Dans le cadre de ses activités culturelles, le musée Robert Moawad organise pour l’année 2008-2009?:
• Des cours d’échecs, avec Fayçal Khairallah, champion international. Dix séances, les mardis de 11h à 12h30, à partir du 14 octobre.
• Des cours de bridge, avec Gaby Merhi, champion international. Dix séances, les mercredis et vendredis de 16h à 17h30, à partir du 15 octobre.
Pour plus d’informations ou pour les inscriptions, appeler Mme Christiane Klat entre 9h et 16h au 01/980970.
«?Œuvres récentes?»
Par ailleurs, le musée privé Robert Moawad organise, en partenariat avec la Banque libano-française, une exposition des œuvres de Georges Merheb sur le thème «?Œuvres récentes?», du 9 au 16 octobre, de 9h à 17h.
Le vernissage aura lieu ce soir, de 18h à 21h.
Conférence des diplômés
de Harvard à Huvelin
Le Club des diplômés de l’Université de Harvard organise une conférence sur le thème «?La situation des marchés financiers et des capitaux au Proche-Orient?», et cela à l’Université Saint-Joseph, rue Huvelin. La conférence, qui sera donnée par Youssef Nasr, président de la HSBC au Proche-Orient et en Afrique, se tiendra le vendredi 10 octobre à 18 heures et sera suivie d’un cocktail. Pour plus d’informations, contacter Habib Zoghbi au 01-429444.
La chanterie reprend ses cours à l’USJ
La chanterie, chorale d’enfants, dirigée par Noha Hatem, reprend ses cours à partir du mercredi 1er octobre de 16h30 à 17h30 pour les grands et de 17h30 à 18h30 pour les petits, au bâtiment de l’église des jésuites, rue de l’USJ, deuxième étage. Pour informations et inscriptions, contacter Souad Kiwan 03-554618 ou Noha Hatem 03-778585.
Khalil Khoury, Le Corbusier du Liban
«?Il était sans conteste Le Corbusier du Liban et un des grands architectes des dernières cinquante années. Le Bauhaus grâce à lui a fait école à Beyrouth et sa mort est une perte pour nous tous?», déclare à L’Orient-Le Jour Assem Salam, ancien président de l’ordre des architectes et ingénieurs.
Khalil Khoury est décédé lundi des suites d’un cancer. Son rire tonitruant, reconnaissable entre mille, ne retentira plus. Mais son histoire est à jamais écrite dans le béton et le bois. Elle raconte la passion d’un pro pour l’architecture et le design.
Son style «?brutaliste?», résolument moderniste, connaît à Beyrouth une grande popularité à partir des années soixante. C’est le début d’une notoriété taillée dans le béton, son matériau de prédilection. Et d’une série de structures sans revêtement ni fioriture, en rupture totale avec les traditions du passé. Le stade municipal de Jounieh, le Mont La Salle, l’immeuble Jureidini à Spears, le complexe balnéaire al-Manar, Tilal et San Antonio à Faraya, sans parler des nombreuses réalisations à l’étranger, principalement aux États-Unis.
Architecte, Khalil Khoury a œuvré également dans le domaine du design. Dans sa conception, l’art doit répondre aux besoins de la société et doit être utile. «?Son talent extraordinaire, son habilité à dessiner et à créer unique?» (dixit Salam) seront consacrés à la production (l’industrie). Prônant une esthétique du fonctionnalisme, il crée en 1960 «?Interdesign, les Fils d’Élias el-Khoury SAL?» et propose un haut de gamme d’objets décoratifs et utiles, allant du siège à la lampe. La firme, régulièrement présente à la Foire de Cologne, une des plus importantes au monde, était devenue «?une institution?qui a investi le marché du mobilier international, particulièrement celui de l’Allemagne?», signale l’architecte Simone Kosrmelli, ancienne diplômée de l’Université américaine de Beyrouth où Khalil Khoury a enseigné durant un quart de siècle. «?Il avait une manière de s’exprimer comme personne ne pouvait le faire. Par ses dessins et son verbe poétique, il passionnait et charmait son public. Sa maîtrise des trois langues (arabe, anglais, français) et ses descriptions, aidées par l’œil exercé de l’artiste, étaient d’une précision rare, unique?», dit-t-elle. Son autre élève, l’architecte Vasso Salam, se souvient de l’homme débordant d’imagination, de jeunesse et d’enthousiasme qui «?après un travail exigeant une très grande concentration, il arrêtait le cours et nous emmenait jouer au flipper?». Même dans le mode du professorat, Khalil Khoury aurait marqué sa différence, sa rupture totale avec les traditions du passé.
M. M.
Mort d’un génie créatif
Je pensais que Khalil Élias Khoury était immortel. Car Dieu qui a créé l’homme à son image aurait pu donner l’immortalité à ce génie forcené de la création qui a fait de sa vie un engagement, tous les jours renouvelé, à concrétiser le plus beau, le plus design, le plus accompli de ce que son esprit imaginait.
J’ai connu Khalil quand j’avais onze ans, son frère Georges étant dans la même classe que moi au Collège de La Salle. Architecte, il a apporté un plus dans le concept de tout ce qu’il a créé et bâti au Liban. On lui doit le Mont La Salle qui reste un modèle du genre, le stade Fouad Chéhab à Jounieh avec les chefs-d’œuvre de béton précontraint. On lui doit le complexe balnéaire du Manar avec la première piscine sur terrasse au Liban.
Et puis on lui doit Interdesign. Une
usine ? Bien sûr et une très grande usine de mobilier moderne. Mais au-delà de la pierre, du béton et des machines, il y avait la touche «?Interdesign?», un esprit d’avant-garde, une recherche esthétique rare, qui ont fait gagner aux modèles de nombreux prix dans les Salons internationaux du meuble, un fauteuil relax qui continue d’être moderne malgré les ans. Khalil Khoury était tout cela : architecte, décorateur, créateur.
Et de plus l’ami, l’ami si cher. Je passais de nombreux moments avec lui dans sa salle de dessin et de création. Entre nous, c’était le concours de la blague la plus neuve, la plus salace, la plus spirituelle, voire la plus «?baykha?».
Quand une période de la guerre avait immobilisé tout, Khalil a pris ses feutres et il a dessiné, dessiné, dessiné jusqu’à plus soif. Des tableaux que je l’ai supplié d’encadrer et de vendre, mais qu’il a gardés sur les murs de la grande galerie de Zouk Mikhaël et qui ont pris de l’âge avec lui. Sans doute le Bon Dieu l’a-t-il rappelé à lui car il commençait, lui le créateur, à manquer de créativité.
Khalil est là-haut pour refaire le ciel.
À l’image de Dieu.
Jean-Claude Boulos
Social
Don de 250?000 dollars de Jacques Nasser à la Fondation américaine pour l’hôpital Saint-Georges
En l’honneur de ses parents Najla et Abdo Nasser, M. Jacques Nasser a récemment fait don de 250?000 dollars à la Fondation américaine pour l’hôpital Saint-Georges afin de financer l’équipement du service de réanimation pédiatrique du futur hôpital des enfants malades, un projet en voie de développement au Centre hospitalier universitaire de l’hôpital Saint-Georges de Beyrouth, a indiqué un communiqué de l’hôpital.
Homme d’affaires, M. Nasser est l’ancien président de Ford Motor Company. Durant la période de son mandat avec Ford, il a consolidé l’industrie automobile, avec le rachat de Volvo, Range Rover et Mazda, a ajouté le texte, précisant qu’après avoir quitté Ford en 2001, M. Nasser s’est affilié en tant que partenaire à «?One Equity Partners?», une sous-filiale de «?Bank One?». Philanthrope, il a été décoré par les gouvernements libanais et australien. Il a également reçu la médaille «?Ellis Island Medal of Honor?». En signe d’appréciation pour son élan philanthropique pour l’hôpital Saint-Georges de Beyrouth et pour le peuple libanais, la Fondation américaine pour l’hôpital Saint-Georges a récemment honoré M. Nasser au prestigieux club « Cosmos?» à Washington, D.C.
Selon le communiqué, la mission de l’hôpital des enfants malades à l’hôpital Saint-Georges de Beyrouth est de fournir des services de santé complets et spécialisés aux enfants susceptibles d’améliorer non seulement leur santé mais aussi leur bien-être physique et mental.
Les femmes françaises du Liban
L’Association des femmes françaises du Liban, Beyrouth-Accueil, annonce à ses membres la reprise de ses activités et du café-rencontre le jeudi 9 octobre à partir de 9h30 à l’hôtel Le Gabriel.
Randonnée
Sport et Nature organise deux randonnées vendredi 10 octobre, marche de nuit par pleine lune, à Qanat Bakiche, dimanche 12 octobre à la vallée de Jannée. Tél.?: 03/746967.
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