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Institution Le conseil central de la BDL toujours paralysé

Bachir EL-KHOURY Le retard dans la nomination de quatre nouveaux vice-gouverneurs à la Banque centrale n’est pas sans impact sur le plan économique. Depuis l’arrivée à terme du mandat quinquennal des quatre vice-gouverneurs de la Banque centrale, fin juillet dernier, le conseil central de la BDL est paralysé. Alors que le ministre des Finances est censé proposer au Conseil des ministres de nouvelles nominations ou la reconduction des mandats existants, après consultation du gouverneur, le dossier n’est toujours pas à l’ordre du jour faute d’accord politique. « C’est la première fois dans l’histoire de la BDL que nous faisons face à une telle situation », affirme une source informée. « Aucune réunion du conseil central n’a eu lieu depuis deux mois, ce qui pourrait avoir des retombées néfastes » sur l’ensemble des secteurs financier et bancaire, explique cette même source. Le conseil central, composé du gouverneur de la BDL, de quatre vice-gouverneurs, ainsi que des directeurs généraux du ministère des Finances et du ministère de l’Économie et du Commerce, est en effet derrière toutes les grandes décisions prises par la Banque centrale. Selon l’article 33 du code de la monnaie et du crédit, ce conseil a comme rôle principal de définir la politique monétaire et la politique de crédit de la banque, mais aussi de décider sur nombre de sujets concernant les secteurs bancaire et financier, tels que le changement des taux d’intérêt, l’ouverture d’un établissement de crédit, l’émission de monnaie ou l’étude de demandes d’emprunts présentées par le secteur public. « Aucune fusion entre deux banques ni la simple ouverture d’une agence bancaire ne peut avoir lieu sans l’autorisation du conseil central », indique une source juridique. La vacance au niveau de ces quatre postes bloque donc le processus décisionnel et retarde par conséquent le lancement de certains projets vitaux pour l’économie. Les banques et autres institutions financières sont les premiers à en pâtir. « Certains initiatives et projets d’investissement sont gelés à l’heure actuelle parce qu’ils requièrent l’approbation de la Banque centrale, et notamment de son conseil central », affirme une source bancaire ayant requis l’anonymat. Ces projets « pourraient ne plus avoir de raison d’être si jamais les conditions de marché venaient à changer à moyen terme », ajoute cette même source. Les conséquences économiques d’un tel retard sont donc loin d’être secondaires. « Le plus inquiétant est qu’il n’existe pas de délai juridique pour cette nomination, ce qui signifie que les choses pourraient traîner encore plus longtemps », affirme une autre source juridique. L’enjeu est de taille d’autant plus que le Liban n’est pas totalement à l’abri des retombées de la crise financière qui secoue la planète. La cohésion dans la forme et le fond est donc de mise dans ces moments délicats. Elle nécessite avant tout une vision qui va au-delà des petites considérations politiques.
Bachir EL-KHOURY

Le retard dans la nomination de quatre nouveaux
vice-gouverneurs à la Banque centrale n’est pas sans impact
sur le plan économique.

Depuis l’arrivée à terme du mandat quinquennal des quatre vice-gouverneurs de la Banque centrale, fin juillet dernier, le conseil central de la BDL est paralysé. Alors que le ministre des Finances est censé proposer au Conseil des ministres de nouvelles nominations ou la reconduction des mandats existants, après consultation du gouverneur, le dossier n’est toujours pas à l’ordre du jour faute d’accord politique. « C’est la première fois dans l’histoire de la BDL que nous faisons face à une telle situation », affirme une source informée. « Aucune réunion du conseil central n’a eu lieu depuis deux mois, ce qui pourrait avoir des retombées néfastes »...