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Le prix du pétrole sous les 90 dollars

Le prix du pétrole brut restait près de son plus bas niveau depuis huit mois hier en fin d’échanges européens, alors que la crise financière sape les perspectives de demande et que le renforcement du dollar précipite la retraite des investisseurs. La crise financière s’étend au marché pétrolier : les cours, qui trois mois plus tôt frôlaient 150 dollars, sont tombés lundi sous le seuil de 90 dollars le baril à New York, soit une chute de près de 40 % en trois mois. Ils ont touché 85,15 dollars à Londres et 88,89 dollars à New York, leurs niveaux les plus bas depuis début février. « En dépit du vote du plan Paulson vendredi, on n’a pas vu le climat s’améliorer sur le marché, qui reste concentré sur la faiblesse de la demande, associée à l’impact à long terme de la tourmente financière », ont commenté les analystes de la banque Barclays Capital. L’extension de la crise financière à l’Europe renforce le scénario d’un ralentissement économique mondial durable, voire d’une récession, et entame les perspectives de demande énergétique. La baisse de la demande est déjà manifeste aux États-Unis – la consommation de produits pétroliers a flanché de 7,1 % sur un an – ainsi qu’en Europe, où les consommateurs ont réagi dès l’été à la cherté des prix. Bien que les experts tablent encore sur une demande pétrolière positive cette année grâce aux pays émergents, ils ont fortement revu à la baisse leurs perspectives de consommation mondiale. En plus des craintes sur la demande, le pétrole est victime de son succès auprès des investisseurs. Dans un contexte de panique financière, les fonds spéculatifs, qui avaient acheté du pétrole en début d’année pour se protéger contre la dépréciation du dollar et diversifier leurs placements, désertent en rangs serrés le marché. La chute des prix pourrait inciter l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à réduire sa production lors de sa prochaine réunion en Algérie, le 17 décembre.
Le prix du pétrole brut restait près de son plus bas niveau depuis huit mois hier en fin d’échanges européens, alors que la crise financière sape les perspectives de demande et que le renforcement du dollar précipite la retraite des investisseurs.
La crise financière s’étend au marché pétrolier : les cours, qui trois mois plus tôt frôlaient 150 dollars, sont tombés lundi sous le seuil de 90 dollars le baril à New York, soit une chute de près de 40 % en trois mois. Ils ont touché 85,15 dollars à Londres et 88,89 dollars à New York, leurs niveaux les plus bas depuis début février.
« En dépit du vote du plan Paulson vendredi, on n’a pas vu le climat s’améliorer sur le marché, qui reste concentré sur la faiblesse de la demande, associée à l’impact à long terme de la tourmente financière », ont...