Des voix se sont élevées ce week-end, au niveau de la majorité aussi bien qu’au sein du 8 Mars et du CPL, pour appeler à l’accélération de la réconciliation interchrétienne.
Les deux camps en présence sur la scène locale ont insisté hier sur l’importance de la poursuite des négociations en vue d’une réconciliation interchrétienne, notamment à travers une rencontre entre les dirigeants des FL et des Marada.
Ainsi, le ministre d’État Nassib Lahoud a estimé qu’«une rencontre entre les adversaires de longue date que sont les chefs des FL et des Marada permettrait d’améliorer l’ambiance sur la scène chrétienne et de consolider le processus de réconciliation ». « Il faut régler les problèmes générés par la guerre civile et traiter les différends dans le cadre du dialogue. Je crains que des incidents plus dramatiques que celui de Bsarma ne surviennent si les réconciliations ne sont pas conclues », a-t-il poursuivi.
Nassib Lahoud a en outre déploré « les discours de ceux qui s’entêtent à vouloir ressusciter les conflits du passé pour entraver la construction de l’État ».
Le député du mouvement Amal Ali Hassan Khalil a quant à lui appelé à la poursuite des réconciliations, soulignant que « les retrouvailles interchrétiennes sont une source de force pour les musulmans ». « Tout rapprochement consolidera l’unité du pays. Nous appelons donc ceux qui n’ont pas rejoint ce processus à le faire rapidement », a-t-il ajouté.
Son colistier Ali Bazzi a de son côté souligné que « les polémiques ne sauraient rétablir la confiance entre l’État et le citoyen ». « Les Libanais aspirent à une situation de tranquillité, loin des inquiétudes que leur inspirent les tensions actuelles », a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Agriculture, Élias Skaff, a pour sa part salué les réconciliations, « car le rêve de tout Libanais est de voir son pays enfin uni ». « J’espère que la réconciliation intermaronite pourrait catalyser des rapprochements au sein des autres communautés », a-t-il également dit.
De son côté, le vice-Premier ministre, Issam Abou Jamra, a exprimé le soutien du CPL au mouvement de réconciliation. « L’entente entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre a éliminé les lignes de démarcation et tracé la voie de la réconciliation nationale. Peut-être que ce qui s’est passé le 7 mai était nécessaire pour qu’ils acceptent enfin la coexistence », a-t-il lancé.
Le député du CPL, Ibrahim Kanaan, a quant à lui jugé que « la dernière réunion des députés maronites a été l’occasion de montrer que la réconciliation interchrétienne est un pilier de l’édification de l’État sur des bases démocratiques ». « Il n’y pas de division au sein de la communauté chrétienne, mais une pluralité qui a besoin d’être gérée », a-t-il noté.
Son colistier Sélim Salhab a pour sa part indiqué que « la réconciliation entre FL et Marada est imminente, d’autant plus que l’enquête sur l’incident de Bsrama est achevée ».
Enfin, le patriarche grec-catholique, Grégoire III Lahham, a estimé qu’« il n’y a pas de différend interchrétien, mais une divergence entre des parties dont les partisans peuvent être chrétiens ou non ». « Il faut donc parler de réconciliation politique et non pas de réconciliation interchrétienne », a-t-il souligné.
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Les deux camps en présence sur la scène locale ont insisté hier sur l’importance de la poursuite des négociations en vue d’une réconciliation interchrétienne, notamment à travers une rencontre entre les dirigeants des FL et des Marada.
Ainsi, le ministre d’État Nassib Lahoud a estimé qu’«une rencontre entre les adversaires de longue date que sont les chefs des FL et des Marada permettrait d’améliorer l’ambiance sur la scène chrétienne et de consolider le processus de réconciliation ». « Il faut régler les problèmes générés par la guerre civile et traiter les différends dans le cadre du dialogue. Je crains que des...