L’attaquant marseillais aura l’occasion de redorer son blason demain soir, après une prestation pas à la hauteur lors des dernières rencontres de son équipe.
Le festival offensif de Marseille s’est singulièrement estompé avec l’automne naissant, mais l’attaquant Mamadou Niang, meilleur buteur de la saison dernière et chroniquement malheureux dans ses occasions du moment, rejette tout excès de sinistrose.
Il y a pourtant de quoi enrager... Des duels décisifs perdus à Bordeaux et face à Liverpool, un poteau trouvé contre Monaco, voire des penalties non sifflés à Bordeaux encore et samedi au Mans : Niang a la poisse ! Et l’OM compte les points évaporés, en L1 comme en Ligue des champions, où il affronte l’Atletico Madrid demain soir.
Niang, lui, ne s’inquiète pas.
D’abord parce qu’à 28 ans, celui qui est le plus ancien au club (rallié en 2005 comme le capitaine Lorik Cana) a déjà traversé quelques périodes délicates. Le public du Vélodrome l’avait sifflé lors d’une partie de saison délicate en 2005-2006. Il avait fini par répondre sur le terrain.
Ensuite parce qu’il considère que son début de saison n’est « pas mauvais ». « Je suis en moindre réussite, c’est clair. J’aurais dû et pu marquer lors de ces matches, où on a aussi oublié de siffler des penalties alors que j’étais traîné au sol par des défenseurs ! Je peux faire beaucoup, beaucoup mieux, je me connais. Mais on ne va pas en faire une affaire d’État ! Après tout, je suis au même nombre de buts que la saison dernière au même moment (2 après 7 journées), sans compter 3 passes décisives. Et on a vu comment cela s’est terminé ! » lance-t-il fermement.
Sous-entendu : par un titre de dauphin du meilleur buteur Karim Benzema. Soit 18 buts, son meilleur total marseillais.
L’international sénégalais balaie aussi la double question d’une méforme physique – « je me sens bien » – et d’un positionnement tactique qui l’oblige à jouer systématiquement à la pointe de l’attaque après le départ de Djibril Cissé.
Provisoirement écarté des projecteurs, Niang souhaiterait précisément que l’on remarque son « travail de sape, dans l’ombre », par exemple lorsqu’il crée des appels pour Ben Arfa, « très impressionnant, au point qu’on dirait qu’il dribble des plots plutôt que des joueurs ».
Personne ne s’aviserait d’ailleurs à reprocher à l’ancien Strasbourgeois de ne pas aller au charbon. C’est sa marque de fabrique. C’est pourquoi le coach marseillais Éric Gerets, louant le « mental » du joueur, est convaincu qu’il va « marquer très rapidement » et qu’il n’est nul besoin « d’aller prier à l’église ». Pour Niang comme pour d’autres attaquants à la verve chancelante, comme Koné ou Valbuena.
Seul regret de Niang, au fond : le départ du meneur de jeu Samir Nasri pour Arsenal. « Même si je trouve que l’équipe cette saison est supérieure en maturité et en technique, nous aurions été encore meilleurs avec lui. Il avait cette facilité à se mettre dans le sens du jeu rapidement et sa qualité de contrôles et de passes nous sortait de beaucoup de pièges. »
Un jour peut-être, Niang, sous contrat jusqu’en 2012, rejoindra Nasri en Angleterre. « Jouer dans le meilleur championnat d’Europe, c’est un rêve de gamin », dit-il. Se montrer en Ligue des champions pourrait faciliter le voyage…
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’attaquant marseillais aura l’occasion de redorer son blason demain soir, après une prestation pas à la hauteur lors des dernières rencontres de son équipe.
Le festival offensif de Marseille s’est singulièrement estompé avec l’automne naissant, mais l’attaquant Mamadou Niang, meilleur buteur de la saison dernière et chroniquement malheureux dans ses occasions du moment, rejette tout excès de sinistrose.
Il y a pourtant de quoi enrager... Des duels décisifs perdus à Bordeaux et face à Liverpool, un poteau trouvé contre Monaco, voire des penalties non sifflés à Bordeaux encore et samedi au Mans : Niang a la poisse ! Et l’OM compte les points évaporés, en L1 comme en Ligue des champions, où il affronte l’Atletico Madrid demain soir.
Niang, lui, ne s’inquiète pas.
D’abord parce qu’à 28 ans, celui...