Dans la presse
Racisme au nom
de la religion
de A.A.
le 27 septembre 2008 à 00h00
Dans un article publié cette semaine par le Jerusalem Post, Elana Maryles Sztokman, chercheuse et activiste féministe, affirme avoir parfois honte de faire partie de la société israélienne en raison des règlements discriminatoires existant dans certaines écoles religieuses pour filles. « Dans l’établissement d’Emanuel, les jeunes filles sépharades n’ont pas le droit d’aller en classe avec les enfants ashkénazes et hassidim. Elles ont des professeurs, des salles de classe et des heures de récréation différentes. Un mur a même été construit dans la cour pour éviter que les deux groupes ne se mélangent pendant les pauses », affirme l’auteur de cet article. « Malheureusement, le cas d’Emanuel est loin d’être isolé », assure Elana Maryles Sztokman qui donne l’exemple d’une école à Elad, où « des parents d’élèves ont récemment protesté pour empêcher qu’une élève sépharade entre en classe ».
« Dans tout le pays, des jeunes filles sont rejetées ou renvoyées de leurs écoles à cause de la couleur de leur peau ou de leur nom de famille. La Haute Cour à décidé la semaine dernière de mettre fin à cette situation. Rien n’y fait : l’école et les parents refusent de se plier aux injonctions », ajoute-t-elle scandalisée, alors qu’elle a participé récemment à une manifestation avec des militantes d’Ahoti, une organisation féministe sépharade, devant la Cour suprême.
Elle cite en outre le témoignage de Yaël Ben-Yefet, l’une des responsables d’Ahoti : « Il y a quelques mois une histoire similaire avait eu lieu à Petah Tikva. Dans l’une des écoles religieuses de la ville, la direction avait décidé de séparer physiquement et académiquement les filles éthiopiennes du reste des élèves. »
Selon l’auteur de l’article du Jerusalem Post, « ce n’est pas un hasard si la plupart de ces incidents racistes ont lieu dans des écoles religieuses. Au cours de mes recherches de doctorat, j’ai réalisé qu’il existait toute une hiérarchie de valeurs au sein de ces établissements, favorisant la culture ashkénaze au détriment des cultures sépharades ou mezrahi (orientales). La discrimination est parfois subtile. Les professeurs distinguent par exemple “l’intellect ashkénaze” de “l’émotion mezrahi”. Les élèves orientaux sont également plus souvent suspendus que leurs camarades ashkénazes ».
Un député du parti du Judaïsme unifié de la Torah, Avraham Ravitz, a tenté d’expliquer les événements d’Emanuel et Elad : « Les discriminations ethniques viennent avant tout du désir de maintenir une certaine atmosphère éducative dans l’école… » En d’autres termes, s’indigne l’auteur, « les sépharades ont des valeurs qui menacent l’atmosphère éducative ».
Elana Maryles Sztokman estime en outre que « dans les écoles religieuses, contrairement aux écoles publiques, la discrimination se fonde sur une certaine idée de la “religiosité”, les mezrahi étant naturellement considérés comme moins religieux que les autres ».
Dans un article publié cette semaine par le Jerusalem Post, Elana Maryles Sztokman, chercheuse et activiste féministe, affirme avoir parfois honte de faire partie de la société israélienne en raison des règlements discriminatoires existant dans certaines écoles religieuses pour filles. « Dans l’établissement d’Emanuel, les jeunes filles sépharades n’ont pas le droit d’aller en classe avec les enfants ashkénazes et hassidim. Elles ont des professeurs, des salles de classe et des heures de récréation différentes. Un mur a même été construit dans la cour pour éviter que les deux groupes ne se mélangent pendant les pauses », affirme l’auteur de cet article. « Malheureusement, le cas d’Emanuel est loin d’être isolé », assure Elana Maryles Sztokman qui donne l’exemple d’une école à Elad, où...
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