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Nucléaire Les États-Unis exigent un rapport complet de l’AIEA sur la Syrie

El-Baradei avait indiqué que l’agence n’avait oujours pas trouvé de preuves d’activités uspectes à al-Kibar. Les États-Unis ont réclamé hier un rapport complet sur les accusations lancées à l’encontre de la Syrie soupçonnée d’avoir construit un complexe nucléaire clandestin à al-Kibar, au dernier jour de la réunion d’automne du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce rapport devrait « fournir des détails écrits sur l’état de l’enquête en Syrie et sur le degré de coopération des Syriens avec les enquêteurs », d’après une déclaration de Gregory Schulte, le représentant américain auprès de l’AIEA, dont l’AFP a obtenu une copie. Selon la version de Reuters, M. Schulte aurait dit : « Considérant la gravité de cette question pour le régime de protection (de la non-prolifération nucléaire), les États-Unis souhaitent pour la réunion de novembre un rapport complet détaillant, par écrit, l’état de l’enquête en Syrie et la coopération de la Syrie (…) L’échec de la Syrie à coopérer pleinement et dans les temps avec les inspecteurs est un sujet d’inquiétude sérieux. » Selon Washington, ce complexe nucléaire a été construit par les Syriens avec l’aide de la Corée du Nord et ressemble au réacteur de type soviétique dont est doté le complexe controversé de Yongbyon, à une centaine de kilomètres de Pyongyang, qui a produit du plutonium pour des armes atomiques. Toujours aux termes des accusations américaines, le centre d’al-Kibar, qui a été détruit par l’aviation israélienne en septembre 2007, n’était pas conçu pour la production d’électricité. De plus, il se trouvait dans un désert loin de toute population civile et ne convenait pas non plus à la recherche nucléaire. Enfin, les Américains ont affirmé qu’avant sa destruction, qui entrave sérieusement le travail des enquêteurs, ce réacteur était sur le point d’être opérationnel. Damas a accepté en juin la venue d’une équipe de trois inspecteurs de l’AIEA sur le site d’al-Kibar, mais refuse depuis toute nouvelle mission d’enquête ainsi que des visites d’autres sites et a qualifié les accusations américaines « d’absurdes ». Le directeur général de l’agence onusienne, Mohammad el-Baradei, avait déclaré lundi dans son discours d’ouverture de la réunion du conseil des gouverneurs : « Les échantillons rapportés de ce site sont toujours examinés par l’agence, mais jusqu’à présent, nous n’avons pas trouvé d’indices de quelque matériel nucléaire que ce soit. » Il avait ajouté avoir demandé en juillet à la Syrie « l’accès à des informations et à des sites supplémentaires ». L’ambassadeur d’Australie auprès de l’AIEA, Peter Shannon, a regretté, lui, « que la Syrie n’ait toujours pas répondu à la demande de l’agence de pouvoir effectuer d’autres visites et obtenir davantage d’informations ». Le mouvement des pays non alignés, qui regroupe plus de 100 pays et inclut l’Afrique du Sud, l’Inde, Cuba, l’Égypte et l’Algérie entre autres, a une nouvelle fois condamné hier l’attaque aérienne israélienne contre le centre d’al-Kibar.
El-Baradei avait indiqué que l’agence n’avait oujours pas trouvé de preuves d’activités uspectes à al-Kibar.
Les États-Unis ont réclamé hier un rapport complet sur les accusations lancées à l’encontre de la Syrie soupçonnée d’avoir construit un complexe nucléaire clandestin à al-Kibar, au dernier jour de la réunion d’automne du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ce rapport devrait « fournir des détails écrits sur l’état de l’enquête en Syrie et sur le degré de coopération des Syriens avec les enquêteurs », d’après une déclaration de Gregory Schulte, le représentant américain auprès de l’AIEA, dont l’AFP a obtenu une copie. Selon la version de Reuters, M. Schulte aurait dit : « Considérant la gravité de cette question pour le...