L’UEFA entretient le suspense autour de l’Euro
Le nombre d’équipes lors des phases finales du championnat d’Europe des nations devrait passer à 24, et la Pologne et l’Ukraine conserveront sans doute l’organisation du prochain Euro, mais il faudra attendre aujourd’hui pour en avoir confirmation.
Le comité exécutif de l’UEFA, qui a entamé hier dans un grand hôtel bordelais deux jours de réunion avec ces deux dossiers au menu, fait en effet durer le suspense et rien n’a filtré lors de la première journée.
Le passage de 16 à 24 équipes à compter de l’Euro 2016 fait figure de formalité puisque que le principe en a été approuvé en juin dernier par tous les membres de l’instance dirigeante du football européen.
Les capacités de la Pologne et de l’Ukraine à assurer l’organisation et la logistique de l’Euro 2012 devraient faire davantage débat.
Le comité exécutif étudie à Bordeaux un rapport sur l’avancement des travaux qui devrait le conduire à émettre des critiques, mais pas à retirer l’événement aux deux hôtes désignés, a-t-on appris de source proche du dossier.
La fédération croate sanctionnée pour racisme
La Fédération internationale de football (FIFA) a infligé hier une amende de 19 000 euros à la fédération croate pour les cris racistes dont a été victime l’attaquant anglais Emile Heskey lors du match de qualification pour le Mondial 2010, le 10 septembre à Zagreb.
La FIFA a prévenu que d’autres actes du genre « aboutiraient à des sanctions plus sévères. »
Des supporteurs croates avaient poussé des cris de singe lorsque l’attaquant avait été averti à la 62e minute du match, qui s’était soldé par une large victoire de l’Angleterre (4-1).
Ce n’était pas la première fois que les supporteurs croates s’illustrent par des comportements outranciers. Durant l’Euro 2008, la fédération croate s’était vu infliger une amende par l’UEFA après le match contre la Turquie.
Affaire Tevez : la FA regrette l’appel de West Ham devant le TAS
Le président de la Fédération anglaise de football (FA) a regretté hier le recours de West Ham devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre un arbitrage le condamnant à verser des indemnités à Sheffield United pour avoir utilisé indûment Carlos Tevez en 2007.
« Cette affaire va faire le tour des tribunaux, et cela va continuer encore et encore. Je n’ai de cesse d’être stupéfait par la capacité des avocats à plaider ces questions. C’est bien sûr le droit de chacun. Mais je pense qu’il serait bien plus simple de respecter les lois du football », selon David Triesman.
Un panel indépendant a jugé que Sheffield United était fondé à recevoir des indemnités de West Ham, estimant que le club londonien avait évité la relégation à ses dépens en juin 2007 grâce aux performances de Tevez, alors même que le contrat de l’Argentin n’était pas valable.
West Ham avait été condamné par les instances du football anglais à une amende record de 5,5 millions de livres (environ 8,2 millions d’euros au taux de l’époque), mais avait évité le retrait de points.
Sheffield United, qui avait terminé trois points derrière West Ham, estime que la relégation lui a coûté notamment un manque à gagner de 20 millions de livres en droits télé (25 millions d’euros).
Mourinho fait des siennes
l’Inter a dû s’employer pour venir à bout de Lecce (1-0) lors de la 4e journée de série A. À l’issue de la rencontre, José Mourinho ne s’est pas présenté devant la presse, ce qui a eu le mérite de faire jaser de l’autre côté des Alpes. Comme à Chelsea où il avait envoyé son adjoint Steve Clarke aux conférences de presse, le coach portugais a envoyé son assistant Beppe Baresi. La presse italienne a vécu cette décision comme un manque de respect. « Nous ne voulons offenser personne, nous nous partageons le travail », a expliqué Baresi. «Pour devenir le meilleur entraîneur adjoint, je dois aussi acquérir quelque expérience devant les caméras de télévision. ». De la démagogie 100 % « Mourinhesque ».
Mais les médias ne sont pas les seuls à s’être indignés de l’absence du Portugais devant la presse. L’entraîneur de Catane, Mario Beretta, a également fait part de son indignement : « Je ne veux donner de leçons à personne, mais peut-être il (Mourinho) devrait montrer un peu de respect aux fans, aux journalistes, ainsi qu’aux joueurs et à l’entraîneur de Lecce. Chaque pays a ses coutumes. Moi aussi, je demande à mes adjoints de faire des interviews en semaine, mais le jour du match, c’est différent. » À peine deux mois après son arrivée à Milan, et Mourinho s’est déjà fait de vrais amis. Ça promet !
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