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Design Joanna Tyan Rbeiz a l’âme frileuse Carla HENOUD

26/09/2008
Elle compose des plaids comme elle peindrait des aquarelles, par couches successives et transparentes. Joanna Tyan Rbeiz y met son âme et son talent. « Je me suis réveillée un matin en me disant : il faut que je fasse quelque chose ! » C’est en ces termes résolus que Joanna Tyan Rbeiz confie son envie, il y a quelques mois, d’entamer un nouveau chapitre dans sa vie de mère et de femme. La voix calme (mais il faut se méfier des eaux dormantes), les joues roses (timidité ou passion retenue ?), un pull couleur douceur, couleurs friandises de notre enfance, Joanna décide de retrouver cette fibre créative « très présente dans ma famille, surtout du côté de ma mère » qu’elle a perdue aux détours des contraintes du quotidien. À la base architecte d’intérieur, peintre et sculpteur, elle a mis sa formation et ses talents en veilleuse à la naissance de son aînée, il y a presque sept ans. Maman comblée, mais entièrement dévouée à ses deux bambins, elle en a presque oublié ses propres envies. Mais voilà, ses trente printemps à peine sonnés, la jeune dame s’attelle à un nouveau projet qui semble déjà mettre de nouvelles saveurs dans sa vie. « Les plaids m’ont toujours fascinée. Ce projet de femmes américaines qui vivent en communauté, ramènent des petites pièces de tissus et les rassemblent pour en faire une œuvre. J’adore les tissus, et j’ai eu la chance de rencontrer une couturière aux doigts d’or, qui sait parfaitement bien exécuter mes esquisses, sans trahir les dessins ou les couleurs. » 100 % coton Les plaids, à ne pas confondre avec couvre-lits, servent à se nicher dedans, adultes et enfants, se rouler dans ce tissu de 1m50 x 1m50, s’y réchauffer, le mettre par terre, sur une table, « il est trop lourd pour s’envoler », ou sur un canapé. Et puis le balancer dans une machine à laver qui le rende presque neuf. « Je suis moi-même une grande frileuse ! » précise-t-elle. Jamais le même, chacun de ses plaids, fabriqué à la main, décrit un paysage, raconte une histoire. À partir d’un sketch, qui est en fait un tableau, Joanna choisit le premier tissu et ceux qui vont constituer les détails. Ils viennent se superposer jusqu’à composer une image complète et une pièce unique. « C’est le mélange de dessins qui m’importe. Ce travail est pour moi un moyen de m’exprimer. J’en ai déjà créé 15. » Les styles y sont différents, les thèmes aussi. Des fleurs, des papillons, la silhouette d’une ville, des formes abstraites, sous le label Miss Quilty. « J’ai surtout envie de faire des plaids pour enfants autistes. C’est un travail un peu plus délicat, mais qui représente un autre défi. Le monde a besoin de douceur », conclut la Miss.

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