Irak
Le ministre du Pétrole accuse les Kurdes de bloquer la nouvelle loi
Les contrats pétroliers signés par les leaders kurdes continuent d’empêcher l’adoption de la nouvelle loi irakienne sur le pétrole, qui reste donc régi par un texte voté sous Saddam Hussein, regrette dans un entretien à l’AFP le ministre du Pétrole, Hussein Chahristani. Le gouvernement de la région autonome du Kurdistan (KRG) « a même signé des contrats de partage de production », considérés comme très avantageux pour les compagnies étrangères, souligne le ministre, un ancien physicien. « Cela a suscité des inquiétudes au sein du Parlement. » Dès le départ, les discussions sur le texte ont été perturbées par l’interminable dispute entre les communautés irakiennes (chiite, sunnite, kurde) sur le partage des revenus du pétrole entre les 18 provinces. Et les débats se sont envenimés après que le KRG eut signé des contrats avec l’étranger pour doper la production de pétrole dans le Nord, kurde, qui, avec le Sud chiite, concentre la grande majorité des réserves de pétrole irakiennes, les 3es plus importantes au monde (115 mds de barils estimés).
Le ministre souligne que son ministère a commencé à travailler sur un ambitieux plan de développement de l’industrie pétrolière dans les trois ou quatre ans à venir en utilisant l’ancienne loi, pour exploiter les 80 gisements de gaz et pétrole (dont 27 opérationnels) déjà découverts. « L’idée est de les proposer progressivement par appels d’offres internationaux », tout comme 65 blocs d’exploration, selon lui.
L’Irak prévoit également de doper ses capacités de raffinage, en construisant de nouvelles raffineries dans les provinces de Nassiriyah, Kerbala, Kirkouk et Misan, ou en ajoutant des unités aux existantes, a-t-il ajouté.
Égypte
La Banque centrale relève ses taux pour contenir l’inflation
La Banque centrale égyptienne a relevé d’un demi-point ses taux directeurs, pour la sixième fois en 2008, pour tenter d’endiguer une inflation qui atteint les 25,6 % en rythme annuel, a rapporté vendredi l’agence officielle égyptienne MENA.
Les taux de dépôt sur une nuit atteignent maintenant les 11,5 % et ceux des prêts 13,5 %, a indiqué la banque dans un communiqué.
Selon la banque, ce relèvement des taux directeurs « vise à faire face aux indices élevés d’inflation qui ont atteint 23,6 % » en août sur un an, contre 22 % en juillet dans les zones urbaines.
La banque a également indiqué que si la hausse des prix alimentaires décélérait, elle demeurait importante dans d’autres secteurs.
La baisse internationale des prix alimentaires, pour des produits tels que le blé, ne se reflétait pas encore pleinement sur les marchés locaux, a précisé la banque.
En août, l’inflation en Égypte poursuivait son envol record depuis 16 ans, également nourrie par une forte croissance qui devrait atteindre 7 % en 2008.
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