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Lyon vise toujours le dernier carré

Pour sa neuvième participation consécutive à la Ligue des champions, l’Olympique lyonnais cache derrière une prudence convenue une ambition intacte. Pour son 147e match européen, l’OL découvrira la Fiorentina ce soir à Gerland. Il a en revanche déjà affronté ses deux autres adversaires du groupe F, le Steaua Bucarest et le Bayern Munich. Les échecs réguliers dans les matches couperets ne découragent en rien la volonté du club. « J’aimerais bien aller plus loin que les quarts de finale et pourquoi pas gagner l’épreuve, espère le capitaine Juninho. Toutefois, chaque année, nous avons fait ce qu’il fallait mais l’adversaire qui nous a éliminés était meilleur que nous. » Souvent brillant en phase qualificative (premier de son groupe entre 2003 et 2006 en devançant le Bayern, Manchester United puis le Real Madrid deux fois), l’actuel meilleur club français bute toujours une fois que la pente se fait plus raide. Ainsi, l’OL a chuté systématiquement en quarts de finale entre 2004 et 2006. Les Lyonnais ont même régressé depuis et restent sur deux sorties en huitièmes de finale. Intraitable en France depuis 2001, l’OL peine à en faire de même sur la scène européenne, où il n’a atteint qu’une demi-finale de Coupe des vainqueurs de Coupe en 1964. Comme son capitaine, le nouvel entraîneur lyonnais Claude Puel mêle ambition et prudence. « Je ne sais pas si on peut établir des objectifs, dit-il. Quand on débute une compétition, c’est en général pour aller au bout quelle qu’elle soit. » Son président, un peu plus en retrait médiatiquement cette saison, est plus précis. « Après trois quarts de finale, l’objectif est d’atteindre le dernier carré, lance Jean-Michel Aulas. Mais la tâche s’annonce franchement aléatoire car à la difficulté du terrain s’ajoute le facteur réussite. Nous ne devons pas non plus subir de blessures. Tout se joue sur des détails. Globalement, nous avons plus de moyens que la saison passée. D’ailleurs, nous sommes dans le top 10 européen au niveau de la masse salariale. » Pour la première fois de son histoire, le septuple champion de France figurait lors du tirage au sort de cette Ligue des champions dans le premier chapeau, celui qui rassemble les huit meilleures équipes européennes. Mais Jean-Michel Aulas n’y voit au final aucun avantage : « Le Bayern est au-dessus et sans négliger le Steaua chez qui il sera délicat de s’imposer, l’OL et la Fiorentina sont au même niveau. C’est pour cela que nous devons réussir nos débuts en sachant que le dernier match se jouera à Gerland face au Bayern. » Puel affine la réflexion : « S’il y avait une équipe plus “faible”, ça se serait joué simplement entre trois équipes », détaille le technicien lyonnais. « Ici, la qualification devrait normalement se disputer entre les quatre. C’est aussi bien. Il faudra être performant à chaque match, à domicile comme à l’extérieur. C’est un minichampionnat et il faudra être très régulier et très costaud pour être capable de renverser ces équipes, ajoute-t-il. Personne ne sera à l’abri, la qualité des quatre équipes fait de cette poule un groupe très disputé. Mais nous répondrons présent. » Pour la réception de la Fiorentina, Claude Puel sera privé de l’international François Clerc, absent des terrains pour six mois après une opération au genou. Un autre arrière latéral, le champion du monde italien Fabio Grosso, est touché aux côtes et absent trois semaines.
Pour sa neuvième participation consécutive à la Ligue des champions, l’Olympique lyonnais cache derrière une prudence convenue une ambition intacte.
Pour son 147e match européen, l’OL découvrira la Fiorentina ce soir à Gerland. Il a en revanche déjà affronté ses deux autres adversaires du groupe F, le Steaua Bucarest et le Bayern Munich.
Les échecs réguliers dans les matches couperets ne découragent en rien la volonté du club.
« J’aimerais bien aller plus loin que les quarts de finale et pourquoi pas gagner l’épreuve, espère le capitaine Juninho. Toutefois, chaque année, nous avons fait ce qu’il fallait mais l’adversaire qui nous a éliminés était meilleur que nous. »
Souvent brillant en phase qualificative (premier de son groupe entre 2003 et 2006 en devançant le Bayern, Manchester United puis le...