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Finances Les banques libanaises épargnées par la crise mondiale

Chatah, Bassil et Salamé affichent leur sérénité face aux remous des marchés, mais le président de l’Association des banques s’inquiète pour la croissance mondiale, et par conséquent locale. La crise sur les marchés mondiaux n’aura aucune répercussion sur l’économie libanaise, ni sur les secteurs bancaire et financier locaux, a affirmé hier le ministre des Finances, Mohammad Chatah. « Les banques libanaises sont au mieux de leur forme », a renchéri le président de l’Association des banques, François Bassil, tandis que le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, abondait dans le même sens dans un entretien télévisé. Et pour cause, la Banque de Liban a émis une circulaire il y a quelques années interdisant les placements bancaires dans des titres dérivés à haut risque, dont les crédits immobiliers à risques aux États-Unis appelés « subprime », qui sont à l’origine de la crise actuelle (voir par ailleurs). Les banques locales n’auront donc pas à subir des dépréciations massives, à l’image de leurs consœurs internationales. « Le secteur local bénéficie d’un taux de liquidités élevé, de l’ordre de 45 à 50 %, nous n’avons aucun placement dans des produits dérivés à risques, nous n’avons aucun lien avec des crédits immobiliers à l’étranger, et aucune banque n’a accordé des facilités immobilières dans une grande mesure », a ainsi répété M. Bassil, en soulignant le conservatisme des politiques de crédits des banques libanaises. La crise internationale doit toutefois être « suivie de près pour observer ses répercussions sur l’économie et la croissance mondiales, car un recul de la croissance mondiale affecte tous les pays », a-t-il ajouté. Ces propos ont été tenus à l’issue d’un entretien avec le ministre des Finances, avec qui il a évoqué la situation financière dans le pays. À cet égard, Mohammad Chatah a dressé un état des lieux mitigé. D’une part, les finances publiques sont sous pression, mais d’autre part, la confiance dans l’économie nationale et dans le secteur bancaire permet des entrées de capitaux importantes, et assure aux banques la liquidité nécessaire pour continuer à financer l’État, a-t-il indiqué. Dans ce contexte, François Bassil a fait part de son opposition à une hausse des taux d’intérêt sur les dépôts bancaires qui risquent de freiner les entrées de capitaux, ce que Chatah a promis de transmettre au Conseil des ministres.
Chatah, Bassil et Salamé affichent leur sérénité face aux
remous des marchés, mais le président de l’Association des banques s’inquiète pour la croissance mondiale, et par conséquent locale.
La crise sur les marchés mondiaux n’aura aucune répercussion sur l’économie libanaise, ni sur les secteurs bancaire et financier locaux, a affirmé hier le ministre des Finances, Mohammad Chatah. « Les banques libanaises sont au mieux de leur forme », a renchéri le président de l’Association des banques, François Bassil, tandis que le gouverneur de la Banque centrale, Riad Salamé, abondait dans le même sens dans un entretien télévisé. Et pour cause, la Banque de Liban a émis une circulaire il y a quelques années interdisant les placements bancaires dans des titres dérivés à haut risque, dont les crédits...