De haute stature (1,93 m), le général Odierno, né à Rockaway, dans le New Jersey, est diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point. Officier dans un bataillon d’artillerie en Arabie saoudite pendant la première guerre du Golfe en 1991, il a été commandant en second d’une force d’intervention en Albanie pendant les bombardements au Kosovo en 1999. Plus récemment, il a conseillé le chef d’état-major interarmées américain, le général Peter Pace, et la secrétaire d’État Condoleezza Rice. Il a ensuite été le bras droit du général David Petraeus pour le commandement des forces de la coalition internationale en Irak.
Si c’est le général Petraeus qui a supervisé la stratégie des renforts américains, c’est le général Odierno, 54 ans, qui en avait le premier fait la proposition, en décembre 2006, au Pentagone, alors réticent. Odierno a ensuite supervisé dans les moindres détails la campagne contre les insurgés à Bagdad en s’appuyant sur les troupes envoyées en renfort, délogeant les combattants d’el-Qaëda des faubourgs de la capitale irakienne et s’attaquant aux extrémistes chiites. Lorsqu’il a quitté l’Irak 15 mois plus tard, le niveau de violence avait commencé à refluer. « Le changement de tactique, de techniques et de mode opératoire qui nous a permis de reprendre pied dans les quartiers était aussi important que les renforts, avait-il expliqué en mars. Notre credo était de protéger les populations. »
Cette approche ressemble à une conversion de la part d’un militaire qui a été le principal artisan de la capture de Saddam Hussein en 2003 et qui avait été à l’époque sévèrement critiqué pour sa brutalité envers les civils. La tactique qu’il avait alors adoptée, avec des arrestations en masse et le bouclage des villages, avait profondément aliéné les populations sunnites et alimenté l’insurrection. Odierno avait alors répondu que ces critiques ignoraient à quel point la région était dangereuse. « J’ai fait des erreurs, a-t-il confié au Washington Post. Mais je pense avoir été mal compris. » Le général assure avoir appris par l’expérience. « Quand on est ici tous les jours, on sent mieux les choses », a-t-il déclaré en mars.
Le général Odierno s’est toujours prononcé contre une réduction des troupes en Irak, disant redouter des revers sur le terrain. Mais les 146 000 soldats américains seront 8 000 de moins en janvier prochain lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche. La pression à la baisse risque de s’intensifier à mesure que l’attention se tourne vers l’Afghanistan.
De haute stature (1,93 m), le général Odierno, né à Rockaway, dans le New Jersey, est diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point. Officier dans un bataillon d’artillerie en Arabie saoudite pendant la première guerre du Golfe en 1991, il a été commandant en second d’une force d’intervention en Albanie pendant les bombardements au Kosovo en 1999. Plus récemment, il a conseillé le chef d’état-major interarmées américain, le général Peter Pace, et la secrétaire d’État Condoleezza Rice. Il a ensuite été le bras droit du général David Petraeus pour le commandement des forces de la coalition internationale en Irak.
Si c’est le général Petraeus qui a supervisé la stratégie des renforts américains, c’est le général Odierno, 54 ans, qui en avait le premier fait la proposition, en...
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