Si les points de vue divergent toujours entre le 14 et le 8 Mars au sujet de l’opportunité d’un élargissement de la conférence de dialogue, les deux camps sont au moins d’accord sur un point, à savoir l’esprit d’ouverture qui doit caractériser les débats.
• Le ministre de la Culture, Tammam Salam, a exprimé l’espoir que le dialogue, qui s’ouvrira aujourd’hui, pavera la voie à « une période constructive qui sera caractérisée par l’ouverture de toutes les parties les unes sur les autres ». Tout en estimant qu’« il appartient aux participants au dialogue de décider s’il faut ou non l’élargir », le ministre s’est prononcé contre une telle entreprise « qui portera seulement sur une question de forme et se posera en obstacle au succès du dialogue en l’absence d’un critère clair pour l’élargissement ». Selon lui, « il suffit que les participants au dialogue s’ouvrent les uns aux autres pour qu’il n’y ait plus d’obstacle à l’adoption d’une stratégie de défense susceptible de protéger le pays, l’État, la Résistance et la cohésion nationale ».
• Membre du secrétariat général du 14 Mars, M. Michel Moawad a exprimé son appui au dialogue initié par le président Michel Sleiman, soulignant le souci des forces du 14 Mars de « préserver la paix civile, qu’elles considèrent comme partie intégrante de la bataille pour la souveraineté et l’indépendance ». Il a mis en garde contre des atermoiements concernant le nombre de participants ou l’ordre du jour, en soulignant que les points conflictuels entre les Libanais « sont nombreux et doivent être réglés dans le cadre des institutions ». « Nous participons au dialogue pour régler un seul point, à savoir déterminer qui détient les décisions stratégiques au Liban et qui contrôle l’avenir du peuple libanais », a poursuivi M. Moawad, avant d’insister sur le fait que l’objectif de la bataille électorale de 2009 est de « préserver l’identité plurielle du Liban, les libertés, le système démocratique, l’ouverture, la modération et le modernisme, face au totalitarisme, à l’extrémisme et à la culture de la paralysie et de la mort ».
• Pour le député Samir Jisr, si un accord est conclu à propos de la stratégie de défense, « tous les autres problèmes secondaires seront réglés facilement ». S’il a estimé que de nombreuses difficultés marquent la conférence d’aujourd’hui, il n’en a pas moins considéré que rien n’est impossible à régler, tout en se prononçant contre un élargissement de la réunion. Répondant sans le nommer à l’ancien Premier ministre, Omar Karamé, qui a dit préférer que le dialogue reprenne après les législatives de 2009, M. Jisr a déclaré : « Celui qui mise sur un changement de l’équation politique après les élections législatives se fait des illusions. Les jours à venir le prouveront. »
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• Le ministre de la Culture, Tammam Salam, a exprimé l’espoir que le dialogue, qui s’ouvrira aujourd’hui, pavera la voie à « une période constructive qui sera caractérisée par l’ouverture de toutes les parties les unes sur les autres ». Tout en estimant qu’« il appartient aux participants au dialogue de décider s’il faut ou non l’élargir », le ministre s’est prononcé contre une telle entreprise « qui portera seulement sur une question de forme et se posera en obstacle au succès du dialogue en l’absence d’un critère clair pour...