Exposition
«?Le retour de l’esprit?», un récit de la «?nakba?»
L’association Chams et la fondation al-Jan ont inauguré hier une exposition intitulée «?Le retour de l’esprit?», organisée par l’artiste Jane Ferrerra et exécutée par de jeunes Palestiniens, au centre Tournesol à Tayyouné, en présence du ministre de l’Information, Tarek Mitri, qui parraine l’événement, et de l’ambassadrice de Grande-Bretagne, Frances Guy.
Dans une déclaration qu’il a prononcée au terme d’une tournée dans les différentes ailes de l’exposition, M. Mitri a estimé que cet article est important pour plusieurs considérations, soulignant la sensibilité de l’œuvre effectuée par la première génération de Palestiniens chassés de leur pays. «?L’important, a-t-il ajouté, est de ne pas nous contenter de l’histoire globale, mais de nous attarder sur les détails de l’épuration ethnique qui s’est déroulée sur la terre de Palestine.?»
À son tour, le metteur en scène Roger Assaf a indiqué que l’idée avait été exécutée en premier en Palestine, soulignant que c’est Mme Ferrera qui a conçu le récit et demandé à tous les jeunes des camps palestiniens de l’exécuter sur base de leur mémoire. «?Un peuple entier a perdu sa terre et préservé sa mémoire en même temps que les clés des maisons. Il vit jusqu’à aujourd’hui dans l’espoir du retour?», a-t-il ajouté.
La conceptrice de l’exposition a ensuite expliqué qu’elle avait effectué de nombreuses recherches sur la «?nakba?», se basant notamment sur les œuvres des historiens israéliens. «?J’ai réalisé alors dans quelle situation les Palestiniens se trouvaient. C’est un peuple attaché entre ciel et terre?», a-t-elle dit, expliquant que le but de l’exposition est de permettre à l’Occident de prendre connaissance de la cause palestinienne.
Social
Caritas envisage de développer ses activités
Pour commémorer le 25e anniversaire du lancement de ses activités au Liban-Sud, Caritas-Liban a organisé une rencontre générale de ses membres au couvent Notre-Dame de Machmouché à Jezzine.
Étaient notamment présents le président de Caritas-Liban, le père Louis Samaha, les membres du conseil et du bureau de l’association caritative, les chefs et les membres des bureaux régionaux et des différents centres, les anciens et les actuels membres adhérents, les employés et les volontaires, ainsi que les présidents et les membres des conseils municipaux et des moukhtars.
Après la messe, le père Samaha a demandé aux participants, à l’occasion de la fête de la Croix, d’être «?des témoins de la vérité jusqu’à la mort?». Il a attribué la pérennité de l’association à son dévouement à l’égard des personnes dans le besoin, avant de brosser un tableau de la situation locale, soulignant en gros que le Liban continue de souffrir de l’émigration des jeunes et des cerveaux, de la dégradation de la situation socio-économique et politique, et de l’aggravation de la pauvreté. Le père Samaha a annoncé qu’à cause de cette situation, Caritas annonce «?une nouvelle vision à travers laquelle elle souhaite se tenir auprès de l’enfant qui souffre, des vieux et des pauvres abandonnés, et du malade dans le besoin?». Pour l’avenir, a expliqué le père Samaha, Caritas envisage d’élargir «?la chaîne de solidarité créée autour d’elle?», de développer le réseau médical dans ses centres et ses cliniques mobiles, et d’accroître ses projets de développement au niveau socio-économique.
Communautés
Célébration de la fête de la Croix à Batroun
C’est sur le mont de la Croix, dans les environs du village d’Ejdabra, dans le Batroun, que l’évêque maronite du caza, Mgr Boulos Émile Saadé, a célébré l’office divin à l’occasion de la fête de la Croix.
Mgr Saadé était assisté du supérieur général du couvent de Kfifane, le père Michel Lyan, et du curé de la paroisse d’Ejdebra, le père Charbel Khachan.
Dans son homélie, Mgr Saadé a insisté sur les sens «?du sacrifice de soi et de la charité?», que représente la croix. Il a appelé les Libanais à «?s’attacher aux valeurs chrétiennes, à rejeter la dispersion?» et à être fidèles aux enseignements de Jésus, qui a appelé à aimer l’autre et à prendre soin des pauvres.
Mgr Saadé a insisté également sur le sens de la crucifixion, la croix nous ayant délivrés du «?paganisme?» et étant devenue le «?symbole de tout chrétien croyant qui connaît le vrai sens du christianisme?».
Festivals
«?Jabalna?», traditions culinaires et ambiance festive à Maasser el-Chouf
Des milliers de personnes ont participé hier au festival «?Jabalna?» à Maasser el-Chouf, un festival qui a allié cuisine traditionnelle, musique, conférences à caractère culturel, visites de patrimoine, tournées dans la cédraie… Bref, la journée était un réel succès.
Ce festival culinaire de montagne était organisé par la municipalité de Maasser el-Chouf (caza du Chouf), en collaboration avec Souk el-Tayyeb, dont les producteurs ont exposé leurs produits artisanauxainsi qu’un nombre de producteurs locaux. La mouné, les plats traditionnels, les produits du terroir… ont charmé un public en quête d’authenticité. A également eu lieu un bazar de meubles au profit de l’association arcenciel (qui gère deux auberges à Maasser el-Chouf) ainsi que le traditionnel coin jardinage.
Par ailleurs, plusieurs activités se sont succédé au cours de cette journée?: la très attendue compétition de cuisine traditionnelle a enchanté les palais des gourmets. Jihad Noun a donné sa conférence sur «?La vie saine avant les pharmacies?». Grands et petits ont admiré un show de magie, avant d’applaudir au concert donné par Hadi Noujaim et May Matar. La scène a même été occupée par des chanteurs en herbe soucieux de montrer leur talent. En fin de journée, les jeunes ont eu droit à un show d’arts martiaux qui les a laissés bouche bée.
Des visites de la cédraie du Chouf (Maasser est l’un des trois villages dans le périmètre desquels tombe la réserve) étaient assurées, comme l’année dernière, par bus. Des visites à la distillerie traditionnelle du village et au vieux moulin à eau étaient assurées par «?Lebanon Mountain Trail?». Outre ces activités ponctuelles, des cours de «?dabké?» ont été donnés toute la journée, en plein air, par les jeunes du village à ceux qui désiraient perfectionner (ou apprendre) l’art de cette danse traditionnelle. Enfin, le livre Mille fleurs du Liban, de Georges et Henriette Tohmé, était en vente.
Le festival «?Jabalna?» était organisé pour la seconde année consécutive. Cette fois, il a reçu la visite de certaines personnalités locales, comme Nora Joumblatt, présidente du comité du Festival de Beiteddine, ou encore le député Marwan Hamadé. Ils ont été accueillis par le président de la municipalité, Charles Noujaim.
Maasser el-Chouf est l’un des rares villages du Liban à avoir gardé son cachet traditionnel avec ses belles demeures en pierre, ses arcades et ses toits en tuile. Dès l’entrée du village, le paysage donne une impression d’intemporalité?: des maisons libanaises en tuiles disposées en demi-cercle, avec, pour toile de fond, la cédraie de Maasser (l’une des trois forêts composant la réserve naturelle du Chouf).
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