Le Comité international paralympique (CIP) espère réintégrer les sportifs déficients mentaux aux Paralympiques de Londres, malgré un handicap souvent difficile à mesurer, alors que 3 athlètes handicapés physiques ont été exclus des Jeux de Pékin pour incapacité insuffisante.
Les handicapés mentaux avaient été interdits de Paralympiques après les Jeux de Sydney en 2000 : l’équipe espagnole de basket-ball s’était en effet vu retirer sa médaille d’or, car 10 de ses 12 joueurs n’étaient en fait affectés d’aucun handicap de ce genre.
Dans un communiqué commun diffusé samedi, le CIP et la Fédération internationale des sportifs handicapés mentaux (INAS-FID) se montrent aujourd’hui « confiants » quant à leur réintégration aux Jeux de Londres 2012. Une inclusion qui pourrait être ratifiée par le CIP en novembre 2009.
C’est un « processus en cours, qui demande des ajustements constants », notamment en termes de classification des athlètes, selon le communiqué.
Ainsi, pour Alain Siclis, chef de mission de la délégation française à Pékin, « toute la difficulté est dans la classification », car la mesure de la déficience mentale est « très aléatoire ».
Il est « facile » de détecter une personne atteinte de trisomie 21, mais « qu’en est-il pour un handicapé psychique ? », se demande-t-il.
Chez les handicapés mentaux, « la simulation est possible, explique-t-il, alors qu’un amputé reste un amputé. » Les handicapés physiques « peuvent seulement réussir à se faire classer dans une catégorie plus avantageuse » pour espérer décrocher une médaille.
Le système de classification peut donc poser problème à la fois chez les athlètes déficients mentaux et chez ceux présentant un handicap physique. Ces derniers jours, plusieurs sportifs ont d’ailleurs été exclus des Jeux de Pékin.
Jeudi, l’Irlandais Derek Malone, médaillé de bronze au 800 m aux Paralympiques d’Athènes (2004), a été jugé trop valide pour concourir.
Malone, 28 ans, atteint d’une infirmité motrice cérébrale qui peut être atténuée par une pratique sportive intensive, devait participer au tournoi de football à 7 à Pékin, mais le Conseil paralympique d’Irlande a été informé que l’athlète n’était plus assez handicapé.
« S’il n’avait pas poursuivi son projet athlétique avec autant de zèle pendant une longue période jusqu’à ces Jeux, il est probable qu’il aurait pu participer. Cela va à l’encontre de l’éthique même du sport de haut niveau », a regretté le secrétaire général du Conseil paralympique irlandais, Liam Harbison.
Dans une autre affaire, la Britannique Rebecca Chin, 16 ans, n’a pas reçu sa médaille d’argent en lancer du disque dimanche, les officiels ayant finalement conclu qu’elle ne remplissait pas les conditions requises dans sa catégorie (paralysie cérébrale).
Avant la compétition, une athlète australienne de 22 ans, Jessica Gallagher, avait également été exclue au motif qu’elle n’était pas assez aveugle.
Le chef de mission britannique, Phil Lane, a demandé au Comité international paralympique de « donner plus d’occasions aux athlètes de se faire classer en dehors des grandes compétitions afin de prévenir de tels incidents ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Comité international paralympique (CIP) espère réintégrer les sportifs déficients mentaux aux Paralympiques de Londres, malgré un handicap souvent difficile à mesurer, alors que 3 athlètes handicapés physiques ont été exclus des Jeux de Pékin pour incapacité insuffisante.
Les handicapés mentaux avaient été interdits de Paralympiques après les Jeux de Sydney en 2000 : l’équipe espagnole de basket-ball s’était en effet vu retirer sa médaille d’or, car 10 de ses 12 joueurs n’étaient en fait affectés d’aucun handicap de ce genre.
Dans un communiqué commun diffusé samedi, le CIP et la Fédération internationale des sportifs handicapés mentaux (INAS-FID) se montrent aujourd’hui « confiants » quant à leur réintégration aux Jeux de Londres 2012. Une inclusion qui pourrait être ratifiée par le...