par Makram HADDAD
30 août 1992, un Allemand de 23 ans, au regard un brin arrogant, remportait de main de maître le Grand Prix de Belgique devant – excusez du peu – Mansell, Patrese, Brundle, Senna ou autre Häkkinen. La légende Schumacher était née.
14 septembre 2008, un autre Allemand, de 21 ans cette fois-ci, patronnait sans faillir les 53 tours au programme de Monza pour devenir le plus jeune vainqueur d’un GP de l’histoire de la F1. La comparaison pourrait s’arrêter là, mais passeport identique oblige, plane inévitablement l’ombre de sa majesté Schumi Ier. Incontestablement, la maîtrise et le sang-froid affichés lors du week-end italien laissent entrevoir la naissance d’un nouveau prince de la F1. Parti de la première ligne, Vettel a montré des nerfs d’acier pendant la course qui s’est déroulée en partie sous des trombes d’eau. Il a ainsi résisté à l’assaut de Kovalainen dès que le feu vert s’est allumé, ce qui lui a permis de ne pas courir dans le nuage de gouttelettes d’eau laissé par chaque concurrent devant soi. Résultat : une course dominée de bout en bout. Il n’en fallait pas plus pour que l’Allemagne entière se prenne à rêver d’un après-Schumacher.
Facétieux, insouciant et bourré de talent, le gamin natif de Heppenheim, une petite ville du sud de la Hesse, apporte un vent de fraîcheur dans un sport trop souvent guindé.
Comme son illustre compatriote, l’espoir de Toro Rosso semble bien parti pour dépoussiérer quelques records. Il avait été le plus jeune à marquer un point, pour son premier GP, aux États-Unis en 2007, le premier aussi à décrocher une pole position, samedi, à Monza.
Dès lors, les prévisions vont bon train : Vettel est-il déjà le nouveau futur grand champion de la F1, le digne successeur du « grand » Michael Scumacher ? Ce dernier ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qualifiant son compatriote d’« absolument génial ». « Cela m’a rappelé bien des choses, ne serait-ce que d’entendre les hymnes allemand et italien à la suite, c’est intéressant de voir les parallèles », a ajouté la septuple champion du monde.
Alors, Vettel Ier ou Schumi II ? Affaire à suivre de très près.
30 août 1992, un Allemand de 23 ans, au regard un brin arrogant, remportait de main de maître le Grand Prix de Belgique devant – excusez du peu – Mansell, Patrese, Brundle, Senna ou autre Häkkinen. La légende Schumacher était née.
14 septembre 2008, un autre Allemand, de 21 ans cette fois-ci, patronnait sans faillir les 53 tours au programme de Monza pour devenir le plus jeune vainqueur d’un GP de l’histoire de la F1. La comparaison pourrait s’arrêter là, mais passeport identique oblige, plane inévitablement l’ombre de sa majesté Schumi Ier. Incontestablement, la maîtrise et le sang-froid affichés lors du week-end italien laissent entrevoir la naissance d’un nouveau prince de la F1. Parti de la première ligne, Vettel a montré des nerfs d’acier pendant la course qui s’est déroulée...
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