Zimbabwe
L’accord sur le partage du pouvoir signé aujourd’hui
Le président zimbabwéen Robert Mugabe et le leader de l’opposition Morgan Tsvangirai doivent signer aujourd’hui à Harare un accord sur le partage du pouvoir, mettant fin à six mois d’un duel acharné entre les deux hommes. Des dirigeants africains doivent assister à cette cérémonie officielle au cours de laquelle les deux rivaux politiques de longue date doivent sceller leur accord. Son contenu, qui doit être dévoilé intégralement aujourd’hui, a suscité un vif intérêt car l’aide internationale massive, désespérément attendue par le pays englué dans un marasme économique sans fond, dépendra des engagements pris par les dirigeants zimbabwéens. De nombreux Zimbabwéens, associations d’aide, groupes de défense des droits de l’homme mais aussi des capitales étrangères ont émis des réserves sur cet accord.
Darfour
Les rebelles accusent l’armée de brûler des villages
Des rebelles du Darfour ont accusé hier les forces gouvernementales soudanaises d’avoir brûlé trois villages et une clinique lors de combats qui ont impliqué, selon eux, une centaine de véhicules dans le nord de la province. « Les combats ont été très intenses à la suite d’une attaque menée par les soldats gouvernementaux et les milices » janjawids, a déclaré Abou Bakr Kadou, un commandant de l’Armée de libération du Soudan (SLA)-Unité. Ibrahim al-Hillo, un commandant de l’Armée de libération du Soudan (SLA), un autre mouvement rebelle, a précisé que les forces gouvernementales avaient brûlé les villages de Khazan Tungur, Tarny et Hijaj.
Nigeria
Le Mend annonce avoir déclenché une « guerre du pétrole »
Le principal groupe armé de la zone pétrolière du Sud nigérian, le Mend, affirme avoir lancé hier à l’aube une « guerre du pétrole » et menace tous les pétroliers et méthaniers qui s’approcheront du delta du Niger, la zone d’où le Nigeria tire 90 % de ses devises. Le groupe armé demande à nouveau aux compagnies étrangères d’évacuer leurs personnels « car notre objectif n’est pas de prendre des otages mais de détruire les installations ». Cet avertissement est d’autant plus à prendre au sérieux qu’en juin dernier le Mend a attaqué une très importante installation de production du géant anglo-néerlandais Shell... à 120 km de la côte au sud de Lagos. Le mouvement affirme qu’il va continuer ses opérations « jusqu’à ce que le gouvernement comprenne que la solution pour apporter la paix dans le delta du Niger passe par la justice, le respect et le dialogue ».
Somalie
Golfe d’Aden : des pirates bouleversent le trafic maritime
Une série d’attaques de pirates somaliens sur des navires dans le golfe d’Aden et l’océan Indien bouleversent le trafic maritime dans cette zone alors qu’un thonier et un pétrolier ont échappé de justesse à deux nouvelles attaques. Une vingtaine de navires de pêche français, dont 16 gérés par la CMB, sont actifs dans cette zone de pêche, où se concentrent les bancs de thon en cette saison. À ces navires, s’ajoutent une trentaine de bateaux espagnols. Le 11 septembre au soir, l’un d’entre eux, le Plaja Anzora, avait été victime d’une attaque similaire. En réaction, hier, les navires français et espagnols qui pêchaient au large de la Somalie ont décidé de cesser leur activité et de rentrer à Mahé, leur port d’attache dans les Seychelles.
France
Naufrage d’une vedette de plaisance sur la Seine : 2 morts
Deux personnes sont mortes hier après le naufrage d’une vedette de plaisance samedi soir sur la Seine à Paris, dont les circonstances exactes restent à déterminer. Un enfant de six ans et un homme de 45 ans, qui se trouvaient sur la vedette et dont l’état de santé était jugé critique samedi soir, sont décédés dans la nuit de samedi à dimanche. Le pilote et le copilote de La Besogne, un bateau-mouche, amarré près du lieu du naufrage, ont été placés en garde à vue, dans le cadre d’une enquête de flagrance ouverte pour blessure involontaire. Des témoignages divergents évoquaient une collision entre les deux bateaux, d’autres une collision avec une pile de pont. La vedette de plaisance, avec 12 personnes à bord, a coulé à pic dans la Seine, en plein Paris, sous le pont de l’Archevêché. Dix personnes ont ainsi pu être repêchées dans un premier temps.
Chine
Plus de 400 bébés intoxiqués par du lait contaminé
Quatre cent trente-deux bébés chinois sont tombés malades à la suite de l’absorption de lait en poudre contaminé, fabriqué par le groupe Sanlu, ont annoncé les autorités chinoises. Estimant qu’il s’agissait d’un « grave incident de sécurité alimentaire », le ministère de la Santé a ordonné à Sanlu, partiellement détenu par le géant néo-zélandais Fonterra, de cesser la production du produit suspect. Sanlu, qui est basé dans la province de Hebei, a admis que sa formule de lait pour nourrissons avait été contaminée par de la mélamine, une toxine responsable de la mort de milliers d’animaux domestiques aux États-Unis l’an dernier.
Grande-Bretagne
Brown face à une
nouvelle mutinerie au sein du Labour
Le Premier ministre britannique Gordon Brown a fait face ce week-end à une nouvelle rébellion au sein de son parti le Labour, où son autorité est de plus en plus ouvertement contestée. La dissidence a commencé avec la révélation d’une lettre de Siobhain McDonagh, qui est l’adjointe du « whip » du gouvernement, la personne chargée de faire respecter la discipline de vote parmi les travaillistes. « Nous devrions avoir un véritable débat sur la direction du parti et du gouvernement », a-t-elle déclaré. Les noms des travaillistes relayant son appel ne cessent depuis d’augmenter. Hier, ils n’étaient encore qu’une petite douzaine à avoir publiquement rejoint la dissidence. Mais c’est la qualité, plus que la quantité, qui fait la particularité de cette contestation. Six anciens membres de gouvernements travaillistes se sont ainsi joints aux rangs de la rébellion, inondant les médias de virulentes attaques contre Brown.
John Le Carré a songé à faire défection pour l’URSS
Le célèbre auteur de romans d’espionnage britannique, John Le Carré, a affirmé qu’il avait songé à déserter son pays pour l’Union soviétique pendant la guerre froide, dans une interview au journal dominical Sunday Times. L’auteur de L’espion qui venait du froid, âgé de 76 ans, a ajouté qu’il avait eu cette idée non pas parce qu’il était attiré par le communisme, mais parce qu’il était curieux de voir comment était la vie derrière le rideau de fer dans les années soixante. « Quand vous vous livrez intensément à l’espionnage et que vous approchez de plus en plus de la frontière (...), vous avez l’impression qu’il n’y a plus qu’un petit saut à faire (...) pour découvrir le reste », a notamment déclaré l’écrivain et ancien diplomate, qui a travaillé naguère pour les services secrets britanniques (M16).
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