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Société à la retraite Antoine SABBAGHA

Depuis 1985, avec la chute de la livre libanaise, une inflation galopante accompagne chaque augmentation de salaire, à cause des pressions financières importantes sur le Trésor et avec une dette pouvant atteindre 49 milliards pour 2009, comme l’indique le ministre des Finances cité dans la page économique de L’Orient-Le Jour (hier, vendredi 12 septembre 2008). Avec la paupérisation en marche, le relèvement des salaires approuvé récemment constitue une mesure illogique sur le double plan économique et social, qui démontre une nouvelle fois que, malgré le changement de régime, aucun gouvernement n’est capable de résoudre la crise économique. Augmenter le salaire minimum de plus de soixante pour cent aurait fait des miracles dans d’autres pays. Mais malheureusement, chez nous, où elle n’est plus que symbole, la livre libanaise ne tardera pas à perdre son pouvoir d’achat face aux devises étrangères, déclenchant une nouvelle hausse des prix que déjà les Libanais n’ont pas pu digérer avec la dernière en date due à la hausse universelle récente des produits de consommation de première nécessité. De plus, avec le début de l’année scolaire et universitaire, les effets de cette augmentation minime ne tarderont pas à s’évaporer. Sur un autre plan, les anciens propriétaires s’appauvriront de plus en plus, avec un loyer annuel qui n’atteindra pas le nouveau smic mensuel. Dans un pays où le trafic d’influence ne cesse de croître, surtout que nous sommes à la veille d’élections législatives, il est triste de constater que nos jeunes – sans piston pour trouver du travail – plieront bagages, et là on frôlera de nouveau la catastrophe. La population, faute de moyens, sera alors constituée en majorité de gens du troisième âge. On se demande comment notre gouvernement pourra user enfin de ses moyens pour imposer des taxes à une société en retraite qui ne fournit plus et ne travaille plus. Article paru le samedi 13 septembre 2008
Depuis 1985, avec la chute de la livre libanaise, une inflation galopante accompagne chaque augmentation de salaire, à cause des pressions financières importantes sur le Trésor et avec une dette pouvant atteindre 49 milliards pour 2009, comme l’indique le ministre des Finances cité dans la page économique de L’Orient-Le Jour (hier, vendredi 12 septembre 2008). Avec la paupérisation en marche, le relèvement des salaires approuvé récemment constitue une mesure illogique sur le double plan économique et social, qui démontre une nouvelle fois que, malgré le changement de régime, aucun gouvernement n’est capable de résoudre la crise économique.
Augmenter le salaire minimum de plus de soixante pour cent aurait fait des miracles dans d’autres pays. Mais malheureusement, chez nous, où elle n’est plus que symbole, la...