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Tbilissi et Moscou s’affrontent devant la CIJ

La Géorgie a demandé hier à la Cour internationale de justice (CIJ) d’ordonner d’urgence à la Russie de cesser le « nettoyage ethnique » en Ossétie du Sud et en Abkhazie ainsi que dans les zones géorgiennes occupées, alors que la Russie a estimé la Cour incompétente dans ce dossier. « Ce cas est celui du nettoyage ethnique de Géorgiens et d’autres minorités ethniques sur le territoire géorgien », a estimé le professeur James Crawford, intervenant pour Tbilissi, à l’ouverture de l’audience, prévue jusqu’à demain. Tbilissi fonde sa requête sur la « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965 ». La Géorgie estime à 150 000 le nombre total de Géorgiens -- toutes régions occupées confondues – déplacés depuis l’intervention militaire russe. Mais selon le professeur Alain Pellet, représentant la Russie, « le différend ne porte pas sur la convention de 1965 », n’étant pas de nature ethnique. « La Russie veut régler le problème, mais pas devant la Cour », a assuré M. Pellet. La requête géorgienne ne peut qu’être rayée du rôle à ce stade. » Le représentant de Moscou devant la CIJ, Roman Kolodkin, a qualifié d’« absurdes » les accusations de nettoyage ethnique développées par la Géorgie devant les juges. Selon lui, « la Russie n’a eu d’autre choix que d’être impliquée » dans le conflit en occupant l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Le professeur Payam Akhavan, mandaté par Tbilissi, a estimé, évoquant des rapports d’organisations internationales comme Human Rights Watch et Amnesty International, qu’« il y a une trame de violence ethnique ». En attendant un jugement sur le fond de sa plainte, déposée le 12 août, la Géorgie a demandé à la Cour d’ordonner en urgence à Moscou d’arrêter « la purification ethnique » et de permettre aux déplacés de retourner dans ces deux régions rebelles à l’autorité de Tbilissi, d’où ils ont été chassés. Une décision sur le fond peut prendre plusieurs mois ou années, alors que les mesures d’urgence, dites « conservatoires », peuvent être décidées en quelques semaines. Plus haute instance judiciaire des Nations unies, la CIJ juge les différends entre les États. Ses arrêts sont contraignants et sans appel.
La Géorgie a demandé hier à la Cour internationale de justice (CIJ) d’ordonner d’urgence à la Russie de cesser le « nettoyage ethnique » en Ossétie du Sud et en Abkhazie ainsi que dans les zones géorgiennes occupées, alors que la Russie a estimé la Cour incompétente dans ce dossier.
« Ce cas est celui du nettoyage ethnique de Géorgiens et d’autres minorités ethniques sur le territoire géorgien », a estimé le professeur James Crawford, intervenant pour Tbilissi, à l’ouverture de l’audience, prévue jusqu’à demain. Tbilissi fonde sa requête sur la « Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965 ». La Géorgie estime à 150 000 le nombre total de Géorgiens -- toutes régions occupées confondues – déplacés depuis l’intervention militaire russe....