Les États-Unis ont espionné de près le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et des membres de son gouvernement, pendant que le président George W. Bush établissait un bon rapport de travail avec lui, selon un livre d’investigation cité hier par le Washington Post. Cette surveillance a suscité des préoccupations parmi certains hauts responsables américains, écrit l’auteur de l’ouvrage, le journaliste Bob Woodward, célèbre pour son rôle dans la révélation de l’affaire Watergate. « Nous savons tout ce qu’il dit », indique une des sources citées par Woodward à propos de cette opération sophistiquée visant M. Maliki.
Le livre décrit aussi l’administration Bush comme déchirée par des divisions allant jusqu’à « presque une rébellion » de généraux importants à propos du plan du président d’envoyer plus de troupes en Irak.
Les chefs de l’état-major interarmes étaient persuadés que leurs avis ne parvenaient pas au président, et l’amiral Michael Mullen, à l’époque chef des opérations navales, craignait que l’armée ne voie « retomber sur elle » tout échec en Irak, toujours selon l’enquête journalistique. Le général George Casey, alors commandant des forces de la coalition en Irak, a même dit que Bagdad était « un merdier » pour les soldats américains.
Seul le Conseil national de sécurité a soutenu sans réserve la stratégie du renforcement, qualifiée par la suite de succès militaire.
La Maison-Blanche a assuré hier ne pas avoir besoin d’espionner le Premier ministre irakien pour savoir ce qu’il pense, étant donné l’étroitesse et la franchise des relations entre Nouri al-Maliki et le président Bush, sans toutefois explicitement démentir l’information.
À Bagdad, le porte-parole du gouvernement irakien a réagi annonçant que les Irakiens allaient « soulever la question » auprès de leurs homologues américains et « demander une explication ». « Si c’est vrai, si c’est un fait, cela voudra dire qu’il n’y a pas de climat de confiance et que les institutions aux États-Unis sont utilisées pour espionner amis et ennemis de la même manière », a déclaré Ali al-Dabbagh.
Les États-Unis ont espionné de près le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki et des membres de son gouvernement, pendant que le président George W. Bush établissait un bon rapport de travail avec lui, selon un livre d’investigation cité hier par le Washington Post. Cette surveillance a suscité des préoccupations parmi certains hauts responsables américains, écrit l’auteur de l’ouvrage, le journaliste Bob Woodward, célèbre pour son rôle dans la révélation de l’affaire Watergate. « Nous savons tout ce qu’il dit », indique une des sources citées par Woodward à propos de cette opération sophistiquée visant M. Maliki.
Le livre décrit aussi l’administration Bush comme déchirée par des divisions allant jusqu’à « presque une rébellion » de généraux importants à propos du plan du président...
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