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Le réchauffement des océans engendre des cyclones plus violents

Le nombre et l’intensité des cyclones les plus violents augmentent parallèlement au réchauffement des océans, selon une étude publiée hier par la revue britannique Nature. Une augmentation de 1 degré Celsius de la température de surface des océans « entraîne une augmentation de la fréquence globale des cyclones forts (avec des vents supérieurs à 51 mètres par seconde), qui passent de 13 à 17 par an », soit une hausse de 31 %, ont constaté trois chercheurs de l’Université d’État de Floride et de l’Université du Wisconsin à Madison. Ce constat est conforme à un modèle théorique sur le fonctionnement des énormes machines thermiques que constituent les cyclones, qui montre que les vents doivent s’intensifier à la suite du réchauffement de la température de surface des océans. Mais jusqu’à présent, les résultats des analyses de cyclones tropicaux à travers le monde n’étaient pas conformes à cette théorie « parce qu’ils étaient focalisés sur un changement statistique (de la force des vents) du cyclone moyen », selon les trois scientifiques américains. La théorie est en revanche statistiquement vérifiée dans le cas des cyclones les plus violents, dont l’intensité s’accentue. « Nous notons des tendances à la hausse dans les valeurs maximales estimées des vents des plus puissants des cyclones tropicaux dans chaque bassin océanique, avec l’augmentation la plus importante pour cette catégorie dans l’Atlantique Nord », observent James Elsner, James Kossin et Thomas Jagger dans Nature. Selon le quatrième rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), les températures moyennes à la surface du globe devraient s’élever de 1,8° à 4° Celsius d’ici à la fin du siècle. Cette moyenne ne s’applique toutefois pas aux océans, plus lents à se réchauffer que l’atmosphère, mais dont l’impact sur le climat est considérable.
Le nombre et l’intensité des cyclones les plus violents augmentent parallèlement au réchauffement des océans, selon une étude publiée hier par la revue britannique Nature. Une augmentation de 1 degré Celsius de la température de surface des océans « entraîne une augmentation de la fréquence globale des cyclones forts (avec des vents supérieurs à 51 mètres par seconde), qui passent de 13 à 17 par an », soit une hausse de 31 %, ont constaté trois chercheurs de l’Université d’État de Floride et de l’Université du Wisconsin à Madison. Ce constat est conforme à un modèle théorique sur le fonctionnement des énormes machines thermiques que constituent les cyclones, qui montre que les vents doivent s’intensifier à la suite du réchauffement de la température de surface des océans.
Mais jusqu’à présent,...