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À part Total, peu de contrats en vue

Des discussions sont en cours entre des entreprises françaises et la Syrie, mais la plupart n’en sont pas au point d’envisager la signature d’accords à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Damas, a déclaré hier la présidence française. « Cela n’est pas un voyage économique, c’est une visite politique », fait valoir l’entourage du président français. S’il y a des signatures, ce sera plutôt après la visite de M. Sarkozy, comme ce devrait être le cas pour Total, présent en Syrie depuis une vingtaine d’années et dont les négociations paraissent les plus avancées. « Il y aura, mais après la visite du président de la République, probablement la signature de contrats d’extension de périmètres d’exploration et d’exploitation » par Total, dit-on à l’Élysée. Le PDG de Total, Christophe de Margerie, sera l’un des seuls hommes d’affaires à accompagner le président français lors de son voyage. « Nous sommes effectivement en cours de discussions. On espère que cela aboutira », a déclaré une porte-parole de la compagnie pétrolière. S’il était signé, le contrat porterait sur l’extension sur dix ans du permis d’exploitation du site de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie, dit-on de source proche du dossier. Ce permis arrive à échéance en 2011. Jacques Saadé, PDG de la CMA CGM, troisième groupe mondial de transport par mer, sera aussi du voyage. Il est intéressé par le développement du port de Lattaquié, pour lequel les négociations sont aussi en cours. Selon l’Élysée, il y a par ailleurs une discussion entre Syrian Air et Airbus, la compagnie syrienne souhaitant acquérir, « mais probablement dans quelques années seulement », des avions du constructeur aéronautique européen. EADS avait démenti vendredi une information de Reuters sur des discussions entre sa filiale Airbus et la Syrie pouvant déboucher sur un contrat de plusieurs milliards de dollars. Des sanctions américaines imposées depuis mai 2004 à la Syrie, dont l’interdiction de l’exportation ou de la réexportation vers ce pays d’un certain nombre de produits, pourraient être un obstacle à la vente d’Airbus aux Syriens. Cet obstacle pourrait être contourné par la vente d’avions à un opérateur extérieur à la Syrie, qui pourrait ensuite les louer à une compagnie syrienne. Mais EADS, qui tente de sauver la vente de dizaines d’avions ravitailleurs à l’armée de l’air américaine, paraît soucieux de ménager Washington. Le groupe Vinci discute pour sa part de la modernisation de l’aéroport de Damas, un sujet déjà ancien. Des négociations engagées par Lafarge pour la construction des deux premières cimenteries privées en Syrie semblent plus avancées. Si ces négociations aboutissaient, Lafarge deviendrait le premier investisseur étranger en Syrie, hors secteur pétrolier. Malgré des relations politiques et culturelles de longue date entre les deux pays, les échanges économiques entre la France et la Syrie restent faibles. Selon l’Élysée, la Syrie n’est que le 71e client de la France et son 57e fournisseur.
Des discussions sont en cours entre des entreprises françaises et la Syrie, mais la plupart n’en sont pas au point d’envisager la signature d’accords à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Damas, a déclaré hier la présidence française. « Cela n’est pas un voyage économique, c’est une visite politique », fait valoir l’entourage du président français. S’il y a des signatures, ce sera plutôt après la visite de M. Sarkozy, comme ce devrait être le cas pour Total, présent en Syrie depuis une vingtaine d’années et dont les négociations paraissent les plus avancées. « Il y aura, mais après la visite du président de la République, probablement la signature de contrats d’extension de périmètres d’exploration et d’exploitation » par Total, dit-on à l’Élysée. Le PDG de Total, Christophe...